Métallurgie, Plasturgie
65 métiers
L'ajusteur-monteur est le spécialiste de la précision : il assemble à la main des pièces mécaniques qui doivent s'emboîter au centième de millimètre près. Fuselage d'avion, moule d'usine, boîte de vitesses ou sous-marin — c'est lui qui retouche, ajuste et monte les éléments jusqu'à ce que l'ensemble fonctionne parfaitement. Un métier très manuel, accessible dès le CAP, et qui recrute fort, en particulier dans l'aéronautique.
L'armurier de fabrication conçoit, usine et assemble des armes à feu et leurs pièces, puis les règle, les teste et les répare. C'est un métier d'atelier ultra-précis, à mi-chemin entre la mécanique de haute précision, l'artisanat du bois et du métal, et le respect d'une réglementation très stricte. En France, il se prépare dans une poignée d'établissements seulement : c'est une filière rare, pour ceux qui aiment travailler de leurs mains au dixième de millimètre.
L'assembleur monteur donne vie aux objets techniques : à partir d'un plan, il assemble des dizaines de pièces pour construire un moteur, une portière de voiture, un fauteuil d'avion ou une monture de lunettes. Vissage, rivetage, collage, réglages puis tests : rien ne sort de l'atelier sans son contrôle. Un métier concret et manuel, accessible dès le CAP, dans des secteurs qui recrutent (automobile, aéronautique, machines, médical).
Le charpentier métallique en construction navale donne forme à l'acier pour bâtir la coque et les structures des bateaux : porte-conteneurs, ferries, paquebots, navires de guerre ou remorqueurs. Il trace, découpe, met en forme, ajuste et assemble d'énormes pièces de tôle, en atelier puis directement à bord. C'est un métier de précision et de force, accessible dès le CAP, dans une filière navale française qui recrute massivement.
Le chaudronnier ou la chaudronnière transforme des feuilles de métal plates en objets en volume : cuve d'usine, réservoir, carlingue d'avion, coque de bateau ou pièce de centrale nucléaire. À partir d'un plan, il ou elle trace, découpe, plie, roule puis soude la tôle pour donner vie à des pièces souvent uniques. Un métier de précision, très manuel et très demandé : les entreprises peinent à recruter et les salaires progressent vite.
Tu aimes imaginer comment une machine, une pièce ou un véhicule est fabriqué — et coordonner une équipe pour y arriver ? Le chef de projet conception industrielle en mécanique pilote un produit mécanique de la première idée jusqu'à sa mise en production : il choisit les matériaux, encadre les dessinateurs et ingénieurs du bureau d'études, teste les prototypes et tient les délais et le budget. C'est le métier de celles et ceux qui veulent faire de la technique sans rester seuls devant un écran.
Le chef soudeur ou la cheffe soudeuse, c'est la personne qui garantit que chaque cordon de soudure tiendra : sur une coque de sous-marin, un pipeline, un réacteur nucléaire ou le châssis d'un train. Ancien soudeur devenu expert, il ou elle pilote une équipe, vérifie la conformité des assemblages aux normes et forme les nouveaux aux bons gestes. Un métier de terrain, très technique, où la moindre erreur se voit — et où les entreprises s'arrachent les profils qualifiés.
Le cisailleur ou la cisailleuse en métallurgie est la personne par qui tout commence dans l'atelier : c'est elle qui découpe les tôles, barres et tubes qui deviendront ensuite des carrosseries, des pièces d'avion ou des structures métalliques. Guillotine, presse, laser, plasma ou jet d'eau : elle règle et pilote des machines impressionnantes, souvent à commande numérique, en lisant des plans au millimètre près. Un métier concret, accessible dès le CAP, et très recherché par l'industrie française.
Le conducteur de ligne de production en métallurgie est le chef d'orchestre d'un ensemble de machines automatisées qui découpent, forment, assemblent ou traitent le métal. Il lance la production, surveille les écrans et les cadences, règle les équipements, contrôle la qualité des pièces et dépanne les petits incidents sans attendre la maintenance. Un métier très concret, accessible dès le bac pro, où on pilote des machines impressionnantes et où l'industrie recrute fort.
Le conducteur de pont roulant pilote une machine géante suspendue au plafond d'une usine ou d'un port pour déplacer des charges qui pèsent parfois plusieurs dizaines de tonnes : bobines d'acier, moteurs, conteneurs, bateaux. Depuis une cabine en hauteur ou avec une télécommande au sol, il déplace au centimètre près des masses qu'aucun humain ne pourrait bouger. Un métier de précision et de sang-froid, accessible sans diplôme avec le CACES R484, et très recherché dans l'industrie, le nucléaire et la logistique.
Une pièce d'avion, un arbre de transmission, une soudure de réservoir : avant de partir chez le client, tout passe entre les mains du contrôleur technique en métallurgie. Pied à coulisse, machine à mesurer tridimensionnelle ou radiographie à l'appui, il vérifie au centième de millimètre près que la pièce est conforme au plan. C'est lui qui dit « bon pour la suite » ou « rebut » — un métier de précision où la moindre erreur ne passe pas.
Le coutelier d'art fabrique des couteaux de A à Z : il dessine le modèle, forge la lame au feu, la trempe, l'affûte, puis façonne le manche en bois, en corne ou en matériaux composites avant l'assemblage et les finitions. C'est un métier de la main et du feu, où chaque pièce est unique et signée. Un savoir-faire français reconnu dans le monde entier, qui s'apprend surtout en apprentissage, à Thiers ou à Laguiole.
Le dessinateur-projeteur en mécanique transforme une idée en plans précis au centième de millimètre : c'est lui qui dessine en 3D les pièces et les machines avant qu'elles ne soient fabriquées. Voiture, avion, robot, moule d'injection ou machine spéciale — tout passe par son écran et ses logiciels de CAO. Un métier pour ceux qui aiment résoudre des casse-têtes techniques et voir leurs dessins devenir de vrais objets.
Le ferrailleur récupère, trie et revend les métaux dont plus personne ne veut : vieux radiateurs, câbles de cuivre, carcasses de voitures, chutes de chantier. Un métier de terrain, physique et très concret, où l'on manipule des matières qui valent de l'argent et où chaque tonne collectée évite d'extraire du minerai neuf. C'est aussi l'un des rares métiers accessibles sans diplôme où l'on peut vite se mettre à son compte.
Le fondeur transforme le métal en fusion — parfois à plus de 1 500 °C — en pièces bien réelles : bloc moteur, aube de turbine, tuyau de canalisation ou statue en bronze. Il prépare l'alliage, pilote le four, coule le métal dans les moules puis contrôle les pièces obtenues. Un métier de feu et de précision, spectaculaire, très encadré côté sécurité, et où les profils formés sont rares donc recherchés.
Le fondeur en métaux précieux transforme l'or, l'argent ou le platine en fusion en pièces prêtes à devenir des bijoux, des médailles ou des composants de haute précision. Il fabrique les moules, chauffe le métal à plus de 1 000 °C, le coule au bon moment, puis récupère les pièces brutes. C'est un métier de feu et de précision, où quelques secondes ou quelques degrés changent tout le résultat.
Le forgeron industriel façonne le métal chauffé à plus de 1 000 °C pour lui donner sa forme définitive : bielles de moteur, pièces de train d'atterrissage, engrenages, outils… Il pilote des presses, des marteaux-pilons ou des lignes automatisées et contrôle chaque pièce qui sort de la chaîne. Un métier spectaculaire, très technique, qui recrute fort dans l'aéronautique et l'automobile — accessible dès le CAP.
Le galvanoplaste habille les pièces métalliques d'une fine couche de zinc, de chrome, de nickel ou même d'or, en les plongeant dans des bains traversés par un courant électrique. Grâce à lui, une vis ne rouille pas, un pare-chocs brille et une pièce d'avion résiste à des années d'usure. C'est un métier de précision, entre chimie et industrie, accessible dès le CAP et très recherché par les entreprises.
Une pelleteuse qui soulève 10 tonnes, une presse qui plie de l'acier, un ascenseur, un avion qui sort son train d'atterrissage : derrière tout ça, il y a de l'huile sous pression et un hydraulicien industriel. Ce technicien conçoit, installe, règle et dépanne les circuits hydrauliques (vérins, pompes, flexibles, distributeurs) qui donnent leur force aux machines. Un métier de terrain très concret, où on résout des énigmes mécaniques — et où les entreprises manquent cruellement de bras.
L'ingénieur CND/END est le « médecin des matériaux » de l'industrie : il vérifie qu'une pièce d'avion, une soudure de centrale nucléaire ou un pipeline ne cache aucune fissure — sans jamais les abîmer. Ultrasons, rayons X, courants de Foucault, caméras thermiques : il choisit et met au point les techniques qui voient l'invisible. Un métier scientifique très concret, où une bonne analyse peut littéralement éviter un accident.
Cet ingénieur transforme du métal en fusion (ou chauffé au rouge et frappé sous presse) en pièces ultra-résistantes : blocs moteurs, trains d'atterrissage d'avion, pièces de centrales nucléaires. Il conçoit la pièce sur ordinateur, choisit l'alliage, règle les procédés puis pilote la production en atelier. Un métier où l'on passe du bureau d'études à la coulée, dans un secteur qui manque de candidats et embauche vite.
Dans une usine, une panne peut coûter des dizaines de milliers d'euros par heure d'arrêt. L'ingénieur de maintenance industrielle est là pour que ça n'arrive pas : il surveille les machines, anticipe les défaillances grâce aux capteurs et aux données, et pilote une équipe de techniciens qui interviennent au quotidien. Un métier de terrain et de stratégie, au cœur de l'industrie 4.0 et de la décarbonation.
L'ingénieur en génie des matériaux invente et améliore la matière dont sont faits les objets : l'acier d'un train, le composite d'une aile d'avion, le plastique recyclable d'un emballage, le verre d'un écran. Il teste, analyse et fait fabriquer ces matériaux pour qu'ils soient plus solides, plus légers, moins polluants et moins chers. Un métier pour ceux qui aiment les sciences concrètes et veulent voir leurs idées finir dans de vrais produits.
L'ingénieur soudage est le spécialiste de l'assemblage des métaux : c'est lui qui décide comment souder une coque de navire, un réacteur nucléaire ou le fuselage d'un avion, et qui garantit que la soudure tiendra. Il choisit les procédés, rédige les modes opératoires, forme et supervise les soudeurs, puis contrôle la qualité des assemblages. Un métier de terrain et de haute technicité, où une soudure ratée peut coûter très cher — et où les recruteurs manquent cruellement de candidats.
Le laqueur industriel donne aux pièces fabriquées en usine leur couleur, leur brillance et leur protection contre la rouille. Au pistolet ou en cabine de poudrage, il prépare les surfaces, applique la laque puis contrôle une finition qui doit être parfaite, sans coulure ni grain de poussière. Un métier très concret, accessible sans long parcours d'études, où la main et l'œil font toute la différence.
Quand une machine de production tombe en panne, c'est lui ou elle qu'on appelle en urgence. Le mécanicien de maintenance industrielle démonte, diagnostique, répare et règle les équipements d'une usine pour que la production ne s'arrête jamais. Un métier de terrain, très concret, où on manipule autant la clé plate que la tablette de diagnostic — et où les entreprises s'arrachent les candidats.
Le mécanicien structure avion est le « carrossier » des avions : il inspecte, répare et assemble tout ce qui forme la carcasse de l'appareil — fuselage, ailes, portes, nez — en métal comme en matériaux composites. Un choc d'oiseau, un impact de grêle, une fissure repérée lors d'une visite ? C'est lui qui découpe, forme, rivète et remet l'appareil en état de voler. Un métier très manuel, ultra-précis, accessible dès le bac pro, dans une filière qui recrute massivement.
Le menuisier aluminium fabrique et installe tout ce qui laisse entrer la lumière dans un bâtiment : fenêtres, baies vitrées, vérandas, portails, garde-corps ou façades entièrement vitrées. En atelier, il découpe, usine et assemble des profilés d'aluminium sur des machines parfois pilotées par ordinateur ; sur le chantier, il pose ses ouvrages au millimètre. Un métier manuel, précis et très recherché, accessible dès le CAP et souvent en apprentissage.
Le métallier transforme des barres, des tôles et des profilés d'acier ou d'aluminium en ouvrages bien réels : escaliers, garde-corps, verrières, portails, charpentes de hangars ou passerelles. Il trace, découpe, plie, soude et assemble en atelier, puis va poser ses ouvrages sur le chantier. Un métier concret où l'on voit le résultat de ses mains, très recherché par les entreprises et accessible dès le CAP.
Le métallier d'art donne vie au métal : il chauffe l'acier au rouge, le martèle sur l'enclume et le transforme en rampes d'escalier, portails, luminaires ou sculptures uniques. C'est un métier où l'on fabrique des pièces qui n'existent nulle part ailleurs, à la commande, avec ses mains et le feu. Et parce que peu de jeunes se forment à ces savoir-faire, les ateliers cherchent des bras — et des idées.
Le metteur au bain, c'est l'artisan qui donne aux couverts, plats et objets d'orfèvrerie leur éclat d'argent ou d'or. En plongeant les pièces dans des bains électrolytiques qu'il règle au degré près, il dépose une couche de métal précieux de quelques microns, sans une bulle ni une trace. Un métier rare, à mi-chemin entre la chimie et l'artisanat d'art, où l'on travaille pour les grandes maisons du luxe et pour la restauration de pièces anciennes.
Derrière chaque fourchette, chaque plat en argent ou chaque couvert de grande maison, il y a une matrice : le moule en acier qui imprime le motif dans le métal. Le metteur au point polisseur monte, règle et polit à la main ces outils pour que le décor sorte net, brillant et sans défaut. Un métier d'art rare, à mi-chemin entre l'outillage de précision et le geste d'orfèvre.
Le modeleur fabrique les modèles et les moules qui servent à produire des pièces en série : une jante de voiture, une pièce de moteur d'avion, un lavabo en céramique ou un boîtier en plastique. Entre le bois, la résine, la CAO 3D et la fraiseuse à commande numérique, c'est le métier de celles et ceux qui aiment passer d'un plan à un objet qu'on peut toucher. Un savoir-faire rare, très recherché dans l'industrie.
Le monteur en orfèvrerie assemble, pièce par pièce, les objets en métal précieux ou non : théières, plats, couverts, calices, trophées, objets de décoration. Avec son chalumeau, ses limes et ses pinces, il soude et braise des dizaines d'éléments jusqu'à obtenir un objet parfaitement net, sans une trace de joint. C'est un métier d'art rare, très recherché par les grandes maisons de luxe, où la précision se joue au dixième de millimètre.
Le monteur en structures métalliques assemble, à plusieurs mètres du sol, les ossatures en acier qui deviendront des hangars, des usines, des ponts, des pylônes ou même des chapiteaux de festival. Guidé par un plan et relié à la grue par radio, il boulonne, aligne et sécurise des pièces qui pèsent parfois plusieurs tonnes. Un métier de plein air, physique et spectaculaire, accessible dès le CAP et qui recrute beaucoup.
Le mouleur noyauteur machine fabrique, à l'aide de machines à mouler et de noyauteuses, les moules en sable dans lesquels on coule ensuite le métal en fusion. Sans son travail, pas de bloc moteur, de pièce d'avion ni de statue en bronze : c'est lui qui donne sa forme à la pièce avant même qu'elle existe. Un métier de précision, très concret, où l'on voit sortir de l'atelier des pièces qu'on retrouve dans les voitures, les trains ou les avions.
Quand une pièce sort d'une machine, d'un moule ou d'une forge, elle est rarement nette : bavures, aspérités, traces de coulée. L'opérateur de traitement d'abrasion de surface fait disparaître tout ça — au meulage, au polissage, au sablage ou à la grenailleuse — jusqu'à obtenir la surface exacte demandée. C'est un métier de main et d'œil, accessible dès le CAP, qui recrute beaucoup dans l'aéronautique, l'automobile, la fonderie et même le luxe.
Empêcher une vis d'avion de rouiller, donner de l'éclat à un bijou, rendre une pièce moteur plus résistante à l'usure : c'est le job de l'opérateur de traitement de surface. En atelier, il plonge les pièces dans des bains chimiques, les projette au pistolet ou les passe au four pour les protéger et les embellir. Un métier manuel et technique, très recherché dans l'aéronautique, l'automobile et le luxe.
Chauffer un métal à 900 °C puis le refroidir d'un coup dans l'huile : c'est ce qui transforme une pièce fragile en pièce ultra-résistante. L'opérateur de traitement thermique pilote ces fours géants pour rendre les engrenages, les outils ou les pièces d'avion plus durs, plus solides et plus durables. Un métier de précision où l'on voit littéralement la matière changer sous ses yeux.
L'opérateur en bijouterie fabrique des bijoux en série dans un atelier ou une petite usine : il monte, assemble, soude et finit des bagues, chaînes, pendentifs ou pièces d'orfèvrerie en or, argent ou métal. C'est un métier de précision, où l'on travaille à l'établi avec une loupe, des limes minuscules et un chalumeau. Accessible dès le CAP (et parfois même sans diplôme, avec une formation payée par l'entreprise), il ouvre les portes des ateliers du luxe français, qui manquent aujourd'hui de bras qualifiés.
L'opérateur en fabrication mécanique fait tourner les machines qui fabriquent les pièces métalliques de nos voitures, de nos avions ou de nos vélos. Il alimente et surveille des équipements automatisés ou robotisés, contrôle que chaque pièce sort parfaitement aux bonnes dimensions et intervient dès qu'un grain de sable enraye la production. Un métier très concret, accessible dès le CAP, et qui recrute massivement dans toute la France.
C'est la personne qui donne au bijou son éclat final : sans elle, une bague reste terne et rayée. À l'aide de brosses tournantes, de disques en feutre et de pâtes abrasives, elle fait disparaître les traces d'usinage et révèle le brillant du métal. Un métier de gestes précis, accessible dès le CAP, qui travaille chaque jour l'or, l'argent et l'acier des grandes maisons.
L'orfèvre façonne le métal précieux — argent, or, étain, bronze — pour créer des objets d'exception : couverts, timbales, coupes sportives, pièces de culte ou objets de décoration. À force de marteau, de brasure et de polissage, il transforme une simple feuille de métal en pièce unique, et redonne vie aux objets anciens qu'on lui confie à restaurer. C'est un métier d'art rare, très recherché par les grandes maisons du luxe et les ateliers de restauration du patrimoine.
L'orfèvre planeur donne vie à une simple feuille de métal précieux : à coups de marteau et de maillet, il la creuse, la resserre et l'aplanit jusqu'à obtenir un plat, un vase ou une théière. C'est un métier d'art rare, où la main remplace la machine et où chaque geste se voit sur la pièce finie. Si tu aimes le travail manuel minutieux, les belles matières et l'idée de fabriquer des objets qui traverseront les générations, ce métier peut te correspondre.
L'orfèvre tourneur repousseur donne des formes rondes et galbées au métal précieux — argent, or, cuivre, métal argenté — en le pressant contre un moule pendant qu'il tourne à grande vitesse sur un tour à repousser. Timbales, coupes, théières, coupoles, pièces de décoration ou objets de culte : tout ce qui est rond dans l'orfèvrerie passe entre ses mains. C'est un métier d'art rare, très manuel, où l'on fabrique même ses propres outils.
Le peintre industriel habille et protège les pièces métalliques : carlingues d'avion, coques de bateau, ponts, châssis de camion, mobilier métallique. Bien plus qu'un coup de pinceau, c'est un métier de précision où l'on prépare la surface, règle un pistolet ou un robot et applique des revêtements ultra-techniques contre la corrosion. Un métier manuel, recherché par l'industrie, accessible dès le CAP.
Le polisseur sur verre est celui qui transforme une pièce brute, rayée ou coupante en un objet parfaitement lisse et brillant. Avec des abrasifs, des feutres et des machines de précision, il fait disparaître les défauts invisibles à l'œil nu — sur un flacon de parfum, un verre optique, une vitre ou une pièce de cristal. Un métier de main et de patience, où le moindre dixième de millimètre compte.
Le pontier pilote un pont roulant, cette énorme machine suspendue au plafond des usines qui soulève des charges de plusieurs tonnes. Depuis une cabine perchée en hauteur ou avec une radiocommande depuis le sol, il déplace des bobines d'acier, des moteurs, des conteneurs ou des déchets au centimètre près. Un métier accessible sans diplôme mais qui demande un sang-froid à toute épreuve : sous la charge, il n'y a pas de droit à l'erreur.