Un métallier débutant démarre généralement au SMIC ou légèrement au-dessus (environ 1 800 à 1 900 € brut par mois), soit près de 19 400 € brut par an. Un professionnel confirmé, autonome et polyvalent atteint 2 200 à 2 800 € brut, davantage avec des qualifications de soudure recherchées ou en grand déplacement. Un chef d'équipe ou de chantier dépasse 2 600 € brut mensuels. S'ajoutent souvent des primes de panier (autour de 9 €/jour), des indemnités de déplacement et des primes de chantier. Installé à son compte, l'artisan métallier se situe le plus souvent entre 1 600 et 3 000 € nets selon son carnet de commandes. Les salaires du secteur sont encadrés par la convention collective du bâtiment ou celle de la métallurgie selon l'entreprise.
Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.
La voie la plus directe est le CAP métallier (2 ans après la 3e), très souvent préparé en apprentissage en CFA ou chez les Compagnons du Devoir. On peut ensuite se perfectionner avec un BP métallier (2 ans, en alternance) ou viser directement le Bac pro Ouvrages du bâtiment : métallerie (3 ans), qui forme un technicien capable de préparer et réaliser des ouvrages en atelier comme sur chantier. Pour les adultes en reconversion, le Titre professionnel Métallier (AFPA et organismes agréés) permet une entrée rapide dans le métier. Des voies proches existent côté industrie : CAP Réalisations industrielles en chaudronnerie ou soudage (RICS), Bac pro Technicien en chaudronnerie industrielle, Bac pro Menuiserie aluminium-verre. Poursuite d'études possible avec un très bon dossier : BTS Architectures en métal : conception et réalisation (ex-BTS Constructions métalliques), qui ouvre le bureau d'études et la conduite de travaux.
Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.
Tout commence par les plans. Le métallier lit les dessins techniques venus du bureau d'études, choisit les matériaux (acier, inox, aluminium, parfois laiton ou matériaux composites) et trace les pièces à réaliser. Vient ensuite le travail de l'atelier : tronçonnage, perçage, pliage, cintrage, à chaud ou à froid, sur plieuse, cisaille, scie à ruban ou machine à commande numérique. Il assemble ensuite les éléments par soudure (MIG-MAG, TIG, arc), boulonnage ou rivetage, puis ponce, meule et prépare les surfaces avant peinture ou galvanisation.
La deuxième moitié du métier se joue sur le chantier : transport des ouvrages, levage à la grue ou au chariot, réglage au millimètre, fixation, ajustement sur place. Selon l'entreprise, on fabrique des portes, fenêtres, escaliers, garde-corps et verrières (métallerie du bâtiment), ou des ossatures de bâtiments industriels, des passerelles et des pylônes (charpente métallique). Le métallier assure aussi la maintenance et la rénovation d'ouvrages existants.
L'atelier est bruyant, poussiéreux, avec des odeurs de métal chaud : casque antibruit, lunettes, gants, masque de soudeur et chaussures de sécurité sont obligatoires. On travaille debout, on manipule des charges lourdes (souvent avec pont roulant ou chariot), et sur chantier on intervient fréquemment en hauteur et en extérieur, donc soumis à la météo. Les horaires sont plutôt réguliers (autour de 7 h – 17 h), mais peuvent s'allonger ou se décaler quand un chantier presse. Les déplacements à la journée sont courants : le permis B est presque toujours demandé. Le télétravail est impossible, c'est un métier de terrain.
Après quelques années, on devient chef d'équipe puis chef de chantier ou responsable d'atelier. On peut se spécialiser : ferronnerie d'art, menuiserie aluminium et verre, façades et murs-rideaux, construction métallique lourde, ou soudure hautement qualifiée (une compétence qui fait vite grimper le salaire). En poursuivant vers un BTS Architectures en métal, on bascule vers le bureau d'études, le traçage-préparation ou la conduite de travaux. Enfin, beaucoup de métalliers finissent par s'installer à leur compte comme artisans : le BP métallier et quelques bases en gestion suffisent pour créer son entreprise.
La métallerie et la construction métallique font partie des métiers en tension : les entreprises peinent à recruter et les départs en retraite ne sont pas compensés par les jeunes formés. Les débouchés se trouvent surtout dans les PME et TPE du bâtiment (serrurerie-métallerie, menuiserie aluminium, façades), mais aussi dans les entreprises de charpente métallique industrielle, l'industrie, l'énergie et les travaux publics. Un titulaire du CAP ou du Bac pro trouve généralement un emploi rapidement, souvent dès la fin de son apprentissage dans l'entreprise qui l'a formé. L'intérim est un mode d'entrée fréquent. Les compétences en soudure certifiée et en lecture de plans/CAO sont les plus recherchées, et la rénovation énergétique comme la construction bas carbone (ossatures acier réemployables) soutiennent la demande.