Chef soudeur / Cheffe soudeuse

Cheffe soudeuse
À partir du CAP / BEP Emploi : Favorable
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Chef soudeur / Cheffe soudeuse
Refat Ul Islam / Unsplash
Salaire net ~1 794 – 2 964 €/mois
Télétravail Non
Horaires Variable

Aperçu rapide

Le chef soudeur ou la cheffe soudeuse, c'est la personne qui garantit que chaque cordon de soudure tiendra : sur une coque de sous-marin, un pipeline, un réacteur nucléaire ou le châssis d'un train. Ancien soudeur devenu expert, il ou elle pilote une équipe, vérifie la conformité des assemblages aux normes et forme les nouveaux aux bons gestes. Un métier de terrain, très technique, où la moindre erreur se voit — et où les entreprises s'arrachent les profils qualifiés.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 794 €
net / mois
≈ 1,3 SMIC
2 300 € brut
Expérimenté
2 964 €
net / mois
≈ 2,1 SMIC
3 800 € brut

Un chef d'équipe soudure débute autour de 2 200-2 400 € brut par mois, soit environ 28 000 € brut annuels, contre le SMIC à 2 000 € pour un soudeur débutant. Avec l'expérience et les qualifications, la fourchette monte à 3 000-3 800 € brut mensuels (35 000 à 45 000 € brut annuels). Les coordonnateurs certifiés IWT/IWE dans l'énergie ou le nucléaire dépassent régulièrement 42 000 € brut annuels. Les grands déplacements changent beaucoup la donne : primes de déplacement, indemnités de panier et heures supplémentaires peuvent porter la rémunération totale à 40 000-55 000 € par an sur les chantiers offshore ou nucléaires.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du CAP / BEP
Diplôme de référence : CAP Réalisations industrielles en chaudronnerie ou soudage, option B soudage

Il n'existe pas de diplôme qui mène directement au poste de chef soudeur : c'est un métier d'expérience. Le parcours le plus classique commence par un CAP réalisations industrielles en chaudronnerie ou soudage option B soudage (2 ans après la 3e), puis quelques années comme soudeur qualifié avant d'encadrer. Le bac pro Technicien en chaudronnerie industrielle (3 ans) ou le BTS Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle (Bac+2) accélèrent nettement l'accès à l'encadrement, en apportant lecture de plans complexes, choix des procédés et notions de gestion de production. Pour aller plus loin, la certification Coordonnateur en soudage et construction soudée (Bac+3, École d'adaptation aux professions du soudage à Yutz, 10 mois) ou les cursus IWS / IWT / IWE de l'Institut de Soudure et de Polytech Lille ouvrent les postes de coordination sur les grands projets. L'alternance est très répandue à tous les niveaux, et la reconversion via un CQP soudeur industriel est une voie fréquente pour les adultes.

Diplômes les plus adaptés

CAP
CAP Réalisations industrielles en chaudronnerie ou soudage, option B soudage
Bac
Bac pro Technicien en chaudronnerie industrielle (TCI)
Bac+2
BTS Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle (CRCI)
Bac+3
Coordonnateur en soudage et construction soudée

Diplômes envisageables

CQP
CQP Soudeur industriel (branche métallurgie)
CAP
CAP Métallier

Certifications et permis

Requis
Qualification de soudeur NF EN ISO 9606 (licence de soudage) Atteste la maîtrise d'un procédé sur un matériau donné ; valable 2 à 3 ans et à renouveler, elle est exigée dès qu'on travaille sous DESP ou codes de construction (EN 13480, ASME).
Atout
IWS — Spécialiste international en soudage (ISO 14731) Premier niveau de coordination en soudage : permet officiellement d'encadrer une équipe de soudeurs et constitue un fort accélérateur de carrière.
Atout
IWT / IWE — Technologue ou ingénieur international en soudage Niveaux supérieurs de coordination, exigés sur les projets nucléaires, navals ou sous pression les plus sensibles.
Atout
Certification CND COFREND niveau 1 ou 2 (visuel, ressuage) Permet de réaliser soi-même certains contrôles non destructifs des soudures plutôt que de les sous-traiter.
Atout
CACES R484 catégorie 1 (pont roulant) Très utile en atelier pour manipuler les ensembles chaudronnés lourds en toute sécurité.
Atout
Habilitation électrique BS / B1V et formation ATEX Souvent demandées sur les sites industriels classés ou en zone à risque d'explosion.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Maîtrise des procédés de soudage (TIG, MIG/MAG, électrode enrobée)
Indispensable Lecture de plans et application des DMOS/QMOS (modes opératoires de soudage)
Indispensable Contrôle qualité des soudures et normes (EN ISO 3834, 9606, 14731)
Important Détection des défauts et contrôles non destructifs (visuel, ressuage, radiographie)
Important Métallurgie des matériaux et effets des traitements thermiques
Important Organisation de la production et gestion des approvisionnements
Un plus Maintenance préventive des postes et équipements de soudage

Les qualités qui comptent

Indispensable Rigueur et sens de la sécurité
Indispensable Animation d'équipe et leadership sur le terrain
Important Pédagogie pour former les soudeurs aux bons gestes
Important Sang-froid et réactivité face aux aléas de production
Un plus Sens de l'observation et minutie

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

La journée commence souvent par la répartition du travail : quel soudeur sur quelle pièce, avec quel procédé (TIG, MIG/MAG, arc à l'électrode enrobée), selon le DMOS — le mode opératoire de soudage qui fixe l'intensité, le gaz, la position, la vitesse. Le chef soudeur lit les plans et les cahiers des charges, prépare les gabarits, vérifie que les matériaux et les consommables (fils, baguettes, gaz) sont disponibles.

Ensuite vient le cœur du métier : le contrôle. Il ou elle inspecte visuellement les cordons, détecte les défauts (porosités, manques de fusion, caniveaux), organise les contrôles non destructifs avec le service qualité (ressuage, radiographie, ultrasons) et traite les non-conformités. À cela s'ajoutent l'animation de l'équipe, la formation des soudeurs juniors ou intérimaires aux gestes et aux consignes de sécurité, le suivi des qualifications de chacun (une licence de soudeur a une durée de validité limitée), la maintenance préventive des postes, et une part de reporting : avancement, rebuts, temps passés.

Les conditions de travail

On exerce en atelier (chaudronnerie, construction mécanique, tuyauterie), en usine ou directement sur chantier — raffinerie, centrale nucléaire, chantier naval, site industriel en arrêt technique. Le télétravail est impossible : le métier est de terrain. Les horaires suivent le rythme de production, souvent en équipes postées (2x8, 3x8) selon les sites, avec des pics d'activité pendant les arrêts de maintenance. Les grands déplacements sont fréquents sur les chantiers d'envergure, et souvent mieux payés.

L'effort physique est réel mais moins intense que celui d'un soudeur en production : on est debout, on se déplace, on porte des équipements de protection (masque, gants, veste de cuir), on évolue au milieu du bruit, des fumées et des étincelles. La sécurité est une responsabilité permanente : le chef soudeur répond de son équipe.

Télétravail Non
Horaires Variable
Effort physique Modéré
Environnement atelier, usine, chantier
Comment ça évolue ?

On arrive presque toujours à ce poste après plusieurs années comme soudeur qualifié. Ensuite, deux grandes voies s'ouvrent. La voie de la coordination technique d'abord : en passant les certifications internationales IWS, puis IWT et IWE (norme ISO 14731), on devient coordonnateur en soudage, responsable des procédés à l'échelle d'une entreprise ou d'un grand projet — un profil très recherché dans le nucléaire, le naval et l'aéronautique.

La voie de l'encadrement ensuite : chef d'atelier, responsable de production, responsable qualité soudage, ou inspecteur pour un organisme de contrôle. Certains se tournent vers la formation (professeur de lycée professionnel, formateur en CFA ou en pôle formation UIMM) ou créent leur propre atelier de chaudronnerie-soudure. Les compétences en métallurgie et en contrôle qualité permettent aussi de basculer vers les méthodes ou les bureaux d'études.

Perspectives d'emploi

Favorable

Le soudage est l'un des métiers les plus en tension de l'industrie française : les difficultés de recrutement déclarées pour les soudeurs et chaudronniers frôlent 80 %, et plusieurs milliers de postes restent non pourvus chaque année. Les grands programmes industriels — EPR2 et relance du nucléaire, sous-marins et navires militaires, filière hydrogène, réindustrialisation — créent une demande massive de professionnels capables non seulement de souder, mais surtout d'encadrer et de garantir la qualité des assemblages. Résultat : un soudeur expérimenté qui accepte de prendre des responsabilités d'encadrement trouve très vite un poste, souvent en CDI, et peut négocier sa mobilité géographique. Les employeurs sont variés : chaudronneries et PME de mécanique, grands donneurs d'ordre (énergie, naval, ferroviaire, aéronautique), entreprises de maintenance industrielle et sociétés de travaux sur site.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Chef / Cheffe d'atelier soudureChef / Cheffe d'équipe de soudureCoordinateur / Coordinatrice de soudageCoordonnateur / Coordonnatrice en soudageResponsable soudageSuperviseur / Superviseuse soudageChef / Cheffe d'équipe chaudronnerie-soudageIWS / IWT (spécialiste ou technologue international en soudage)Welding coordinator

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéArtisanIntérimaire