Charpentier / Charpentière métallique en construction navale

Charpentière métallique en construction navale
À partir du CAP / BEP Emploi : Favorable
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Charpentier / Charpentière métallique en construction navale
Refat Ul Islam / Unsplash
Salaire net ~1 482 – 2 496 €/mois
Télétravail Non
Horaires Décalé

Aperçu rapide

Le charpentier métallique en construction navale donne forme à l'acier pour bâtir la coque et les structures des bateaux : porte-conteneurs, ferries, paquebots, navires de guerre ou remorqueurs. Il trace, découpe, met en forme, ajuste et assemble d'énormes pièces de tôle, en atelier puis directement à bord. C'est un métier de précision et de force, accessible dès le CAP, dans une filière navale française qui recrute massivement.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 482 €
net / mois
≈ 1,0 SMIC
1 900 € brut
Expérimenté
2 496 €
net / mois
≈ 1,7 SMIC
3 200 € brut

Un débutant démarre entre 1 800 € et 2 100 € brut par mois, un peu au-dessus du SMIC ; dans les grands chantiers navals, l'embauche d'un profil qualifié (soudure certifiée) se situe plutôt entre 2 100 € et 2 400 € brut. Après quelques années et avec des qualifications de soudage, on atteint 2 500 € à 3 200 € brut, davantage en chef d'équipe. À cela s'ajoutent souvent des primes qui pèsent lourd : panier, primes de poste (2x8/3x8), d'insalubrité, de grand déplacement. Les missions en intérim spécialisé, les chantiers offshore ou à l'international peuvent majorer la rémunération de 30 à 60 %, avec des pointes à 4 000 € et plus pour des profils très expérimentés.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du CAP / BEP
Diplôme de référence : CAP Réalisations industrielles en chaudronnerie ou soudage, option A chaudronnerie

Le métier est accessible dès le CAP (niveau 3) : CAP Réalisations industrielles en chaudronnerie ou soudage, option A chaudronnerie ou option B soudage. Les chantiers navals recrutent aussi beaucoup via le CQPM 0210 « Chaudronnier naval — coques et structures métalliques » (10 mois, ~1 440 h, délivré par l'UIMM), très prisé en reconversion comme en sortie de scolarité, avec des taux d'insertion proches de 100 %. Le bac pro Technicien en chaudronnerie industrielle (TCI) est de plus en plus demandé par les employeurs et permet d'accéder plus vite aux postes qualifiés. Pour viser l'encadrement, le bureau d'études ou les méthodes, le BTS Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle (CRCI) ou une licence pro Métiers de l'industrie navale et maritime sont les suites logiques. L'alternance est la voie royale : les grands donneurs d'ordres (Chantiers de l'Atlantique, Naval Group, Piriou, Socarenam) et leurs sous-traitants forment dans leurs propres écoles ou via les Pôles formation UIMM. Le Campus des industries navales (CINav) labellise les formations qui débouchent réellement sur l'emploi de la filière.

Diplômes les plus adaptés

CAP
CAP Réalisations industrielles en chaudronnerie ou soudage, option A chaudronnerie
CAP
CAP Réalisations industrielles en chaudronnerie ou soudage, option B soudage
CQP
CQPM 0210 Chaudronnier naval — coques et structures métalliques
Bac
Bac pro Technicien en chaudronnerie industrielle (TCI)

Diplômes envisageables

Bac+2
BTS Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle (CRCI)
Bac+3
Licence professionnelle Métiers de l'industrie : industrie navale et maritime

Certifications et permis

Requis
Qualification de soudeur (norme EN ISO 9606) Licence de soudage par procédé et position, exigée pour réaliser les soudures structurelles d'une coque et renouvelée périodiquement.
Requis
Formation travail en hauteur et port du harnais Indispensable pour intervenir sur échafaudages, passerelles et superstructures de navires.
Requis
Certificat d'aptitude au travail en espaces confinés (CATEC) Exigé pour travailler dans les doubles fonds, ballasts et cales, avec une validité de 3 ans.
Atout
Permis de feu et formation risques ATEX Encadre les travaux par points chauds à bord et l'intervention en atmosphère potentiellement explosive.
Atout
CACES pont roulant (R484) et formation élingage Très utile pour manutentionner soi-même les tôles et les blocs préfabriqués en atelier.
Atout
Habilitation électrique B0/H0 Souvent demandée pour circuler et travailler à proximité d'installations électriques à bord.
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Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.

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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Lecture de plans et de schémas de construction navale
Indispensable Traçage et développement de tôles
Indispensable Soudage (MIG/MAG, arc électrode enrobée)
Important Découpe thermique (oxycoupage, plasma) et meulage
Important Mise en forme des métaux (pliage, cintrage, roulage)
Important Contrôle dimensionnel et vérification d'étanchéité
Un plus Élingage et conduite d'engins de levage
Important Application des règles de sécurité et des normes maritimes

Les qualités qui comptent

Indispensable Rigueur et précision
Important Esprit d'équipe
Important Résistance physique et endurance
Indispensable Vision dans l'espace
Important Sang-froid (travail en hauteur et en espace confiné)

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Tout commence par les plans. Le charpentier métallique lit des plans de construction navale, reporte les cotes sur la tôle (le traçage), puis découpe les pièces au chalumeau, à l'oxycoupage ou au plasma. Il les met en forme (pliage, cintrage, roulage), les présente, les ajuste au millimètre puis les pointe et les soude pour constituer des « blocs » : sections de coque, cloisons, ponts, superstructures, membrures. À la meuleuse, il ébavure et prépare les bords à souder.

Une fois les blocs fabriqués en atelier, il participe à leur assemblage sur la cale ou en forme de radoub : élingage et levage au pont roulant ou à la grue, positionnement, accostage des sections, contrôle de l'alignement, reprise des soudures. Il vérifie ensuite la conformité et l'étanchéité de son ouvrage (contrôles dimensionnels, essais d'étanchéité, préparation aux contrôles non destructifs). En réparation navale, il découpe et remplace les tôles abîmées ou corrodées d'un navire à quai, souvent dans des délais très serrés.

Les conditions de travail

Le métier se partage entre l'atelier (halls de préfabrication, machines de découpe numérique) et le navire lui-même. Sur un bateau, on travaille en hauteur sur échafaudage, dans des espaces confinés (double fond, ballasts, cales), parfois à l'extérieur par tous les temps. Bruit, poussières, fumées de soudage, port de charges et postures contraignantes (à genoux, bras en l'air, en torsion) font partie du quotidien : les équipements de protection et les habilitations sécurité sont obligatoires, et la vigilance permanente.

Les chantiers navals fonctionnent souvent en roulement (2x8, 3x8), avec des journées qui démarrent tôt, autour de 7h30. Les pics d'activité avant une livraison ou pendant un arrêt technique peuvent imposer des samedis travaillés. Le travail est collectif : on avance en équipe, en coordination permanente avec les soudeurs, tuyauteurs, monteurs, électriciens et les contrôleurs qualité. Les emplois se concentrent sur les grands bassins industriels du littoral : Saint-Nazaire, Lorient, Brest, Cherbourg, Toulon, Le Havre, La Ciotat, Concarneau.

Télétravail Non
Horaires Décalé
Effort physique Élevé
Environnement atelier, chantier, extérieur
Comment ça évolue ?

Avec l'expérience et des qualifications de soudage supplémentaires, on se spécialise (structures complexes, aluminium, tuyauterie, montage à bord) ou on passe chef d'équipe puis chef de chantier. Un BTS ou une licence pro ouvre les portes du bureau d'études, de la préparation-méthodes, du contrôle qualité ou du contrôle non destructif. Les compétences acquises sont très transférables : chaudronnerie industrielle, éolien offshore, nucléaire, pétrochimie, charpente métallique du bâtiment. Certains partent en grand déplacement ou à l'international, où les rémunérations grimpent fortement, d'autres se mettent à leur compte en réparation navale ou en métallerie.

Perspectives d'emploi

Favorable

La filière navale française rassemble plus de 770 entreprises, 15,9 milliards d'euros de chiffre d'affaires (2024) et plus de 58 200 emplois directs, avec près de 10 000 recrutements par an à pourvoir. Les métiers de la coque — charpentiers métalliques, chaudronniers, soudeurs, tuyauteurs — figurent parmi les plus en tension : les carnets de commandes sont pleins (paquebots, navires militaires, renouvellement des flottes, sous-stations électriques pour l'éolien offshore) et les départs en retraite nombreux. Résultat : un jeune diplômé avec un CAP ou un CQPM et de bonnes qualifications de soudage trouve un emploi rapidement, souvent en CDI après un passage en intérim ou en alternance. Les postes se concentrent près des grands sites : Saint-Nazaire, Lorient, Brest, Cherbourg, Toulon, Le Havre, Concarneau. Point de vigilance : l'activité reste cyclique, dépendante des grands contrats et des commandes militaires ou civiles.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Assembleur / Assembleuse de structures métalliques sur bateauAssembleur / Assembleuse en construction et réparation navaleSerrurier / Serrurière en construction navaleTraceur / Traceuse en construction navaleTuyauteur / Tuyauteuse en construction navaleCharpentier / Charpentière tôlier(ère) coqueCharpentier / Charpentière ferChaudronnier / Chaudronnière naval(e)Chaudronnier-tôlier / Chaudronnière-tôlière coque et structures

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéArtisanIntérimaireApprenti / Alternant