Agriculture, Pêche, Espaces verts
19 métiers
L'algoculteur est un « paysan de la mer » : il sème, élève et récolte des algues (wakamé, laminaires, dulse, laitue de mer) sur des filières installées en pleine mer ou dans des bassins à terre. Entre l'écloserie, le bateau et l'atelier de conditionnement, il alimente une filière alimentaire, cosmétique et industrielle en pleine croissance. Un métier de plein air, très physique, rythmé par les marées et porté par une vraie fibre écologique.
L'aquaculteur est un éleveur d'un genre particulier : son troupeau vit sous l'eau ! Huîtres, moules, truites, bars, crevettes ou algues, il les fait naître, grandir, puis les récolte et les vend. Un métier de plein air, rythmé par les marées et les saisons, où l'on est autant biologiste que commerçant et chef d'entreprise.
Le capitaine de pêche, c'est le chef à bord : il décide où et comment pêcher, conduit le navire, dirige l'équipage et veille à la sécurité de tous, parfois à des centaines de milles des côtes. Il combine le pilotage, la lecture des fonds marins et de la météo, la gestion des captures et celle d'une véritable petite entreprise flottante. Un métier de terrain, physique et libre, qui recrute fort : la filière cherche des centaines de marins chaque année.
Océans, mers, fleuves, lacs ou rivières : le chercheur du monde aquatique étudie ces milieux pour comprendre comment ils fonctionnent et comment ils résistent au réchauffement, aux pollutions ou à la surpêche. Entre campagnes en mer, prélèvements sur le terrain, analyses en laboratoire et modélisation des données, il produit les connaissances qui servent ensuite à protéger la biodiversité aquatique. Un métier pour celles et ceux qui aiment la science, l'eau et l'idée de découvrir ce que personne n'a encore observé.
Le gestionnaire d'aires marines protégées est le chef d'orchestre d'un morceau d'océan : parc naturel marin, réserve naturelle en mer, site Natura 2000... Il écrit le plan de gestion du site, surveille l'état des herbiers, des poissons et des oiseaux marins, et met tout le monde autour de la table — pêcheurs, plaisanciers, clubs de plongée, élus — pour concilier activités humaines et protection du vivant. Un métier à mi-chemin entre la science, le terrain en mer et la diplomatie.
Le goémonier récolte les algues sauvages en mer, à bord d'un bateau équipé d'un bras hydraulique, ou à pied sur l'estran aux grandes marées. Ces algues partent ensuite vers l'alimentation, la cosmétique, la pharmacie ou l'agriculture. Un métier de plein air, physique et très encadré, concentré presque entièrement en Bretagne, où la mer donne le rythme et la saison.
L'halieute est le scientifique de la mer et des rivières : il compte les poissons, comprend comment ils vivent et se reproduisent, et calcule combien on peut en pêcher sans vider l'océan. Entre campagnes en mer, laboratoire et modèles statistiques, il donne aux pouvoirs publics et aux pêcheurs les chiffres qui servent à fixer les quotas. Un métier rare, très scientifique, pour celles et ceux qui veulent mettre les maths et la biologie au service de la protection des océans.
Le mareyeur est le premier maillon entre le bateau de pêche et ton assiette : dès 3 h du matin, il achète le poisson à la criée, le trie, le prépare et l'expédie le jour même aux poissonneries, restaurants et supermarchés. C'est un métier de terrain où l'on négocie autant qu'on manie le couteau à fileter. Si tu aimes la mer, l'action et le commerce concret, la filière recrute et manque de bras.
Le marin-pêcheur travaille en mer, à bord d'un chalutier, d'un fileyeur ou d'un caseyeur, pour ramener le poisson et les crustacés qui finiront dans nos assiettes. Filets à remonter, tri des captures, entretien du bateau, quarts jour et nuit : c'est un métier physique, collectif et rythmé par les marées. Accessible dès le CAP et en forte demande de bras, il permet de grimper vite jusqu'à bosco, patron pêcheur, voire armateur de son propre bateau.
L'océanographe étudie les océans : leurs courants, leur chimie, leurs fonds et la vie qui s'y développe. Entre campagnes en mer à bord d'un navire de recherche, analyses en laboratoire et modélisation sur ordinateur, il ou elle cherche à comprendre comment l'océan fonctionne et comment le changement climatique et les pollutions le transforment. Un métier de science et d'exploration, où la curiosité compte autant que la rigueur.
Chaque matin, quand les bateaux rentrent, l'opérateur de préparation des produits de la mer transforme le poisson tout juste débarqué en filets, pavés, darnes ou barquettes prêtes à partir en magasin. C'est un métier de gestes précis, de couteau bien aiguisé et de rapidité, où l'on travaille au froid et en équipe. Il s'apprend vite (CAP ou CQP en 1 à 2 ans, parfois directement sur le poste) et la filière manque de bras : trouver un emploi près des côtes est plutôt facile.
L'ouvrier aquacole élève et récolte des huîtres, des moules ou des poissons, les pieds dans l'eau et le nez au vent. Il retourne les poches sur les parcs, trie et calibre les coquillages, prépare les commandes et entretient le matériel. Un métier de terrain, très concret, accessible sans diplôme et rythmé par les marées.
L'ouvrier piscicole élève des poissons : truites, bars, carpes ou saumons, en bassins, en étangs ou en cages marines. Chaque jour, il nourrit les poissons, surveille la qualité de l'eau, trie et transfère les élevages, et entretient les installations. Un métier de plein air, très concret, pour celles et ceux qui aiment le vivant, l'eau et le travail en petite équipe.
Le pêcheur à pied professionnel récolte à la main, sur l'estran découvert par la marée, des coquillages et des crustacés : coques, palourdes, couteaux, tellines, moules, étrilles, parfois des algues. Il travaille sans bateau — toujours les pieds au sol — au rythme des coefficients de marée, souvent seul, par tous les temps. C'est un métier d'indépendant, très physique, très encadré, où l'on vit littéralement de la mer et de sa capacité à préserver la ressource.
Le pêcheur sous-marin descend sous l'eau, en apnée ou en scaphandre, pour récolter à la main des espèces que les filets ne peuvent pas attraper : oursins, corail rouge, coquillages, algues ou éponges. C'est un métier de mer extrêmement rare — quelques centaines de professionnels en France — qui combine plongée technique, connaissance fine des fonds et respect de quotas très stricts. Une passion qui se transforme en travail, mais qui demande un vrai sang-froid et une hygiène de vie de sportif de haut niveau.
Le pisciculteur élève des poissons — truites, bars, daurades, esturgeons — de l'œuf jusqu'à l'assiette. Il surveille en permanence la qualité de l'eau, nourrit ses bassins, gère la reproduction et veille à la santé de milliers d'animaux. Un métier de plein air, très concret, à la croisée de l'élevage, de la biologie et de l'écologie de l'eau.
Le poissonnier est l'artisan des produits de la mer : chaque matin il choisit poissons, coquillages et crustacés à la criée ou à Rungis, les prépare (écaillage, filetage, plateaux de fruits de mer) et les vend en conseillant ses clients. C'est un métier très manuel, où l'œil et le couteau comptent autant que le contact avec les gens. Accessible dès le CAP, il recrute beaucoup — et permet de s'installer à son compte assez jeune.
Le ramendeur, c'est le « couturier » des filets de pêche : il répare les déchirures, remaille les nappes et monte les engins qui partent en mer. Un métier manuel rare, ancré dans les ports, où l'on apprend surtout sur le tas — et où les bons profils se font désirer. Si tu aimes travailler de tes mains, dehors, avec l'odeur du large, c'est une piste très concrète.
Le saliculteur — qu'on appelle paludier sur l'Atlantique et saunier en Méditerranée — récolte le sel marin dans les marais salants, avec le soleil et le vent pour seules machines. Entre entretien des bassins d'argile, lecture de la météo et récolte à la main de la fleur de sel, c'est un métier de plein air, physique et très saisonnier. Beaucoup s'installent à leur compte et vendent leur sel en direct, tout en veillant sur un écosystème littoral unique.