Aquaculteur / Aquacultrice

Aquacultrice
À partir du Bac Emploi : Favorable
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Aquaculteur / Aquacultrice
aurélie sgnl / Unsplash
Salaire net ~1 456 – 2 496 €/mois
Télétravail Non
Horaires Variable

Aperçu rapide

L'aquaculteur est un éleveur d'un genre particulier : son troupeau vit sous l'eau ! Huîtres, moules, truites, bars, crevettes ou algues, il les fait naître, grandir, puis les récolte et les vend. Un métier de plein air, rythmé par les marées et les saisons, où l'on est autant biologiste que commerçant et chef d'entreprise.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 456 €
net / mois
≈ 1,0 SMIC
1 867 € brut
Expérimenté
2 496 €
net / mois
≈ 1,7 SMIC
3 200 € brut

Un ouvrier aquacole débutant démarre au SMIC (environ 1 867 € brut par mois en 2026), souvent complété par des primes de saison et des heures supplémentaires lors des pics d'activité (fêtes de fin d'année en ostréiculture). Un technicien confirmé ou un responsable d'atelier se situe plutôt entre 2 200 et 2 800 € brut, et un chef d'exploitation salarié peut dépasser 3 000 à 3 500 € brut. À son compte, le revenu dépend entièrement de la taille de l'exploitation, de la spécialité (l'ostréiculture et la salmoniculture sont mieux valorisées que la mytiliculture) et des aléas : mortalités, tempêtes, fermetures sanitaires. Attention aux chiffres très élevés affichés par certains agrégateurs de salaires en ligne : ils ne sont pas représentatifs de la filière.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac
Diplôme de référence : Bac pro Cultures marines

Le socle du métier, c'est le bac pro Cultures marines (orienté coquillages et milieu marin) ou le bac pro Conduite de productions aquacoles (poissons, eau douce comme eau de mer), tous deux accessibles après la 3ᵉ, en lycée maritime/agricole ou en apprentissage (MFR). Un CAP maritime Conchyliculture permet d'entrer plus tôt dans la vie active comme salarié, quitte à poursuivre ensuite.

Pour encadrer ou gérer une exploitation, le BTSA Aquaculture (bac+2, rénové depuis la rentrée 2024) est la référence : il se prépare notamment aux lycées de Bourcefranc-le-Chapus (17), Bréhoulou-Fouesnant (29), Sète (34), Ahun (23) ou Poisy (74). On peut ensuite viser une licence professionnelle (aquaculture, gestion des ressources aquatiques), un DEUST Technicien de la mer et du littoral, voire un diplôme d'ingénieur agronome avec spécialisation halieutique/aquacole (L'Institut Agro Rennes-Angers).

À noter : le diplôme n'est obligatoire que pour s'installer à son compte. On peut être embauché comme ouvrier aquacole sans diplôme et se former ensuite, y compris par la VAE (12 mois d'activité minimum) ou par un CQP Responsable d'exploitation qui vaut capacité professionnelle.

Diplômes les plus adaptés

Bac
Bac pro Cultures marines
Bac
Bac pro Conduite de productions aquacoles
Bac+2
BTSA Aquaculture

Diplômes envisageables

CAP
CAP maritime Conchyliculture
Bac+3
Licence professionnelle Productions animales — aquaculture et gestion des ressources aquatiques
Bac+2
DEUST Technicien de la mer et du littoral (TLM)
Bac+5
Diplôme d'ingénieur agronome, spécialisation halieutique / aquaculture (L'Institut Agro Rennes-Angers)

Certifications et permis

Requis
Capacité professionnelle maritime (cultures marines) Indispensable pour obtenir une concession sur le domaine public maritime et s'installer à son compte ; s'obtient par le diplôme, la VAE ou un CQP.
Atout
Formation de base à la sécurité (STCW) et certificat de matelot pont Exigés dès qu'on embarque régulièrement sur un navire d'exploitation en mer.
Atout
Permis plaisance option côtière Utile pour piloter les petites embarcations de service sur les parcs et les bassins.
Atout
Formation hygiène alimentaire (HACCP) Très recherchée dès qu'on manipule, purifie, conditionne ou vend des produits destinés à la consommation.
Atout
CACES R489 (chariot élévateur) et permis remorque BE Atouts concrets pour la manutention des palettes, poches et bacs sur l'exploitation.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Zootechnie aquacole (élevage de poissons, coquillages et crustacés)
Indispensable Contrôle de la qualité de l'eau (oxygène, salinité, température)
Important Normes sanitaires, traçabilité et hygiène alimentaire (HACCP)
Important Conduite d'un bateau d'exploitation, d'un tracteur et d'engins de manutention
Important Maintenance des installations (pompes, filtres, poches, cages, tables)
Important Gestion d'exploitation et commercialisation (vente directe, circuits courts)

Les qualités qui comptent

Important Autonomie et sens des responsabilités
Indispensable Sens de l'observation
Indispensable Endurance physique et résistance aux intempéries
Important Rigueur
Important Capacité d'adaptation (marées, météo, saisonnalité)

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Tout commence par le captage ou l'achat du naissain (les tout petits coquillages) ou des alevins (les bébés poissons). L'aquaculteur suit ensuite leur croissance : il nourrit, trie, calibre, déplace les poches ou les cages, nettoie les installations et surveille en permanence la qualité de l'eau (température, oxygène, salinité, turbidité). Il repère les signes de maladie, applique les traitements autorisés et tient à jour les registres sanitaires obligatoires.

Vient ensuite la récolte : ramassage, lavage, tri, calibrage, mise en bourriches ou en caisses, passage en bassin de purification pour les coquillages, étiquetage et traçabilité. Beaucoup d'exploitations vendent en direct — marché, cabane dégustation, restaurants, poissonneries, vente en ligne — ce qui ajoute une vraie dimension commerciale au métier. À cela s'ajoutent l'entretien du matériel (bateau, tracteur, pompes, filtres), la gestion administrative et, dans les structures qui emploient, l'encadrement d'une équipe.

Les conditions de travail

On travaille presque toujours dehors, les pieds dans l'eau, par tous les temps. Les horaires ne sont pas ceux d'un bureau : en conchyliculture ils suivent le rythme des marées (donc parfois très tôt le matin ou de nuit), et en pisciculture il faut assurer une surveillance des bassins pouvant aller jusqu'à 24h/24 en cas d'incident. L'activité est très saisonnière, avec un pic intense de novembre à décembre pour les huîtres. Le métier est physique : port de charges, gestes répétitifs, humidité, froid. En contrepartie, on est très autonome, souvent en petite équipe familiale, et on voit concrètement le résultat de son travail.

Télétravail Non
Horaires Variable
Effort physique Élevé
Environnement extérieur, mer, atelier, exploitation agricole
Comment ça évolue ?

On démarre généralement comme ouvrier aquacole, puis on devient technicien (responsable d'un atelier, d'une écloserie, de la nurserie) avant d'accéder à un poste de chef d'exploitation. L'objectif de beaucoup reste l'installation à son compte : pour cela, il faut obtenir la capacité professionnelle maritime, qui donne accès aux concessions sur le domaine public maritime. D'autres voies existent : écloserie et sélection génétique, conseil technique en coopérative ou en chambre d'agriculture, contrôle sanitaire et qualité, recherche appliquée (Ifremer, INRAE), ou encore commercialisation et transformation des produits de la mer.

Perspectives d'emploi

Favorable

La filière aquacole française emploie environ 12 900 personnes en permanent et près de 8 900 saisonniers, soit à peu près 12 500 équivalents temps plein, dont plus des trois quarts en conchyliculture. Il y a une bonne adéquation entre le nombre de diplômés et les postes disponibles : les exploitations peinent régulièrement à recruter, surtout des saisonniers et des jeunes formés prêts à travailler en extérieur. Le plan national « Aquacultures d'avenir » soutient le développement et la modernisation de la filière. Les emplois sont très concentrés géographiquement : Charente-Maritime, Bretagne, Normandie, Vendée, bassin d'Arcachon, étang de Thau, et pour la pisciculture les zones de sources et rivières (Bretagne, Aquitaine, Massif central). Beaucoup de recrutements passent par le bouche-à-oreille et les réseaux locaux : le stage et l'apprentissage sont la meilleure porte d'entrée. Point de vigilance : la filière reste exposée au changement climatique, aux mortalités d'huîtres et aux crises sanitaires.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Chef / Cheffe d'exploitation aquacoleResponsable de ferme aquacoleResponsable d'exploitation aquacoleExploitant / Exploitante de ferme aquacoleConchyliculteur / Conchylicultrice (coquillages)Ostréiculteur / Ostréicultrice (huîtres)Mytiliculteur / Mytilicultrice (moules)Vénériculteur / Vénéricultrice (palourdes)Pectiniculteur / Pectinicultrice (coquilles Saint-Jacques)Crustaciculteur / Crustacicultrice (crustacés)Echiniculteur / Echinicultrice (oursins)Salmoniculteur / Salmonicultrice (saumons)Greffeur / Greffeuse d'huîtres perlièresPisciculteur / PiscicultriceTruiticulteur / Truiticultrice (truites)Astaciculteur / Astacicultrice (écrevisses)Algoculteur / Algocultrice (algues)Ouvrier / Ouvrière aquacoleTechnicien / Technicienne aquacolePaysan / Paysanne de la mer

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéChef d'entrepriseIntérimaireApprenti / Alternant