Opérateur / Opératrice de préparation de poissons et produits de la mer

Opératrice de préparation de poissons et produits de la mer
À partir du CAP / BEP Emploi : Favorable
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Opérateur / Opératrice de préparation de poissons et produits de la mer
Beth Macdonald / Unsplash
Salaire net ~1 412 – 1 872 €/mois
Télétravail Non
Horaires Décalé

Aperçu rapide

Chaque matin, quand les bateaux rentrent, l'opérateur de préparation des produits de la mer transforme le poisson tout juste débarqué en filets, pavés, darnes ou barquettes prêtes à partir en magasin. C'est un métier de gestes précis, de couteau bien aiguisé et de rapidité, où l'on travaille au froid et en équipe. Il s'apprend vite (CAP ou CQP en 1 à 2 ans, parfois directement sur le poste) et la filière manque de bras : trouver un emploi près des côtes est plutôt facile.

C'est fait pour toi si tu aimes…

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 412 €
net / mois
≈ 1,0 SMIC
1 810 € brut
Expérimenté
1 872 €
net / mois
≈ 1,3 SMIC
2 400 € brut

Le salaire de base démarre au niveau du SMIC ou juste au-dessus : les grilles conventionnelles 2025 du secteur commencent autour de 1 808 € brut par mois dans les industries de produits alimentaires élaborés et 1 832 € brut dans la poissonnerie. S'y ajoutent des compléments qui pèsent réellement sur la fiche de paie : prime de froid, majorations pour les heures de nuit et du week-end, prime de panier, prime d'habillage, parfois primes de rendement. Un fileteur rapide et polyvalent, capable de travailler les espèces difficiles, se négocie 1 900 à 2 200 € brut après quelques années. Les postes de chef d'équipe ou de responsable d'atelier montent vers 2 400 à 3 000 € brut, et les grilles de la poissonnerie plafonnent au-delà de 4 000 € pour les fonctions d'encadrement supérieur.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du CAP / BEP
Diplôme de référence : CAP Mareyage

Aucun diplôme n'est strictement obligatoire : beaucoup d'entreprises recrutent sans qualification et forment sur le poste, en commençant par le tri et le conditionnement avant de passer au couteau. Les parcours les plus directs restent toutefois le CAP mareyage (2 ans, dispensé notamment au CFPMT de Boulogne-sur-Mer) et le CAP poissonnier-écailler (2 ans, accessible dès la 3e, avec plusieurs CFA et MFR sur le littoral). Côté formation continue et reconversion, la branche des mareyeurs-expéditeurs a créé le CQP Employé polyvalent des produits de la mer et le CQP Mareyage, souvent préparés en quelques mois via une POEC (préparation opérationnelle à l'emploi) avec France Travail. Le bac pro poissonnier-écailler traiteur (3 ans) ouvre davantage vers la vente, la transformation élaborée et l'encadrement. Pour les postes de conduite de ligne en usine, un bac pro bio-industries de transformation ou un BTS/BTSA en industries alimentaires facilite l'évolution vers la maîtrise et la qualité.

Diplômes les plus adaptés

CAP
CAP Mareyage
CAP
CAP Poissonnier écailler
CQP
CQP Employé polyvalent des produits de la mer

Diplômes envisageables

Bac
Bac pro Poissonnier écailler traiteur
CQP
CQP Préparateur / Vendeur en produits de la mer
Bac
Bac pro Bio-industries de transformation (conduite de ligne agroalimentaire)

Certifications et permis

Requis
Formation hygiène alimentaire / méthode HACCP Indispensable pour manipuler des denrées périssables : maîtrise du froid, des contaminations croisées et de la traçabilité.
Atout
Habilitation à l'affûtage et au maniement du couteau (formation interne ou CQP) Beaucoup d'entreprises exigent une formation gestes et postures + sécurité couteau avant de mettre un opérateur sur le filetage.
Atout
CACES R485 / R489 (transpalette et chariot élévateur) Utile pour déplacer les palettes de caisses et évoluer vers les postes d'expédition et de logistique.
Atout
SST (Sauveteur secouriste du travail) Atout apprécié en atelier, où les coupures et les chutes sur sol humide sont les risques les plus fréquents.
Atout
Permis B Souvent nécessaire pour rejoindre les zones portuaires ou les usines en horaires très matinaux, sans transports en commun.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Filetage et découpe du poisson au couteau
Indispensable Étêtage, écaillage, éviscération et désarêtage
Indispensable Règles d'hygiène HACCP et maîtrise de la chaîne du froid
Important Contrôle de la fraîcheur, tri et calibrage des espèces
Important Conditionnement : glaçage, pesée, étiquetage, mise en caisse
Important Conduite de machines de découpe et d'emballage
Important Affûtage et entretien des couteaux
Un plus Traçabilité et saisie des données de production

Les qualités qui comptent

Indispensable Rigueur et sens de la propreté
Indispensable Habileté manuelle et minutie
Indispensable Rapidité et endurance physique
Important Esprit d'équipe et entraide sur la ligne
Important Résistance au froid, à l'humidité et aux odeurs
Important Ponctualité et régularité (démarrage très matinal)

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

L'opérateur de préparation de poissons et produits de la mer réceptionne les poissons, coquillages et crustacés qui arrivent de la criée ou de l'élevage, contrôle leur fraîcheur (œil, branchies, odeur, température) et les trie par espèce et par calibre. Vient ensuite le cœur du métier : l'étêtage, l'écaillage, l'éviscération, l'écorchage, l'ébarbage, le pelage, le désarêtage et surtout le filetage, au couteau ou sur machine. Un fileteur expérimenté sort un filet propre en quelques secondes, avec un rendement maximal — chaque gramme de chair compte.

Une fois les produits transformés, il les conditionne : mise en barquette, glaçage, pesée, étiquetage, mise en caisse. Selon l'entreprise, il peut aussi participer au salage, au fumage, à la cuisson des crustacés, à la mise en conserve ou à la fabrication de produits élaborés (brochettes, plats préparés) en suivant des recettes et des procédures précises. Il renseigne les documents de traçabilité, surveille les températures, nettoie et désinfecte son poste et ses outils en fin de production. Il peut être amené à conduire des machines de découpe, de pesage ou d'emballage, et à signaler les anomalies qualité.

Les conditions de travail

On exerce ce métier dans les ateliers de marée des ports de pêche, dans les usines de transformation et les conserveries, chez les grossistes, ou dans les laboratoires des grandes surfaces. L'environnement est humide, bruyant et froid (la chaîne du froid impose souvent 2 à 4 °C dans les salles de travail) : on porte blouse, bottes, gants et charlotte toute la journée. Le travail se fait debout, avec des gestes répétitifs, du port de charges (caisses de poisson, bacs de glace) et une cadence soutenue.

Les horaires suivent le rythme des marées et des livraisons : les journées commencent très tôt, parfois dès 3 h ou 4 h du matin, et se terminent en début d'après-midi. Le travail le week-end ou les jours fériés existe, notamment lors des pics de production (fêtes de fin d'année, Pâques). En contrepartie, les primes de froid, de nuit et de panier viennent compléter le salaire de base. Les postes se concentrent logiquement sur le littoral : Boulogne-sur-Mer, Bretagne, Normandie, Vendée, Sud-Ouest et pourtour méditerranéen.

Télétravail Non
Horaires Décalé
Effort physique Élevé
Environnement atelier, usine, commerce
Comment ça évolue ?

Avec l'expérience, on se spécialise sur les espèces nobles ou les découpes difficiles (sole, turbot, thon, saumon fumé), on devient référent d'une ligne ou formateur des nouveaux arrivants. Les évolutions classiques mènent vers les postes de chef d'équipe ou de responsable d'atelier de production, de trieur/agréeur (contrôle qualité à la réception), d'agent qualité ou de responsable logistique et expéditions. Certains passent côté commerce en devenant acheteur en criée ou mareyeur, ou ouvrent leur propre poissonnerie après un CAP poissonnier-écailler. Une VAE ou un CQP permet de valider les acquis et d'accéder à ces fonctions d'encadrement sans repasser par un long parcours scolaire.

Perspectives d'emploi

Favorable

La filière des produits de la mer recrute et peine à trouver des candidats. Le mareyage français, ce sont environ 500 entreprises et 11 000 salariés, dont 60 % d'ouvriers, et la quasi-totalité des métiers du secteur sont classés en tension — le filetage arrivant en tête des postes difficiles à pourvoir. Les industries de transformation et les conserveries connaissent la même situation, avec des campagnes de recrutement régulières en Bretagne, dans les Hauts-de-France, en Normandie et en Vendée. Les métiers de la mer dans leur ensemble prévoient environ 72 000 recrutements d'ici 2030. Un jeune motivé, prêt à se lever tôt et à travailler au froid, trouve donc un emploi rapidement, souvent en intérim ou en CDD saisonnier avant un CDI. Points de vigilance : l'emploi est très localisé sur le littoral, dépendant des volumes de pêche et des quotas, et l'automatisation progresse sur les lignes de conditionnement — d'où l'intérêt de se former en continu (qualité, conduite de ligne, encadrement).

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Découpeur / Découpeuse de poissonsFileteur / FileteuseOpérateur / Opératrice de mise en conserve du poissonOpérateur / Opératrice de production de poissonOuvrier / Ouvrière en production de poissonEmployé / Employée de maréeOuvrier / Ouvrière de maréeEmployé polyvalent / Employée polyvalente des produits de la merAgent / Agente de transformation des produits de la merÉcailler / Écaillère en atelierTrieur / Trieuse de poissons

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéIntérimaireApprenti / Alternant