Ramendeur / Ramendeuse

Ramendeuse
À partir du Collège (3ème) Emploi : Stable
Voir une vidéo
Ramendeur / Ramendeuse
Parastoo Maleki / Unsplash
Salaire net ~1 404 – 1 950 €/mois
Télétravail Non
Horaires Variable

Aperçu rapide

Le ramendeur, c'est le « couturier » des filets de pêche : il répare les déchirures, remaille les nappes et monte les engins qui partent en mer. Un métier manuel rare, ancré dans les ports, où l'on apprend surtout sur le tas — et où les bons profils se font désirer. Si tu aimes travailler de tes mains, dehors, avec l'odeur du large, c'est une piste très concrète.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 404 €
net / mois
≈ 1,0 SMIC
1 800 € brut
Expérimenté
1 950 €
net / mois
≈ 1,4 SMIC
2 500 € brut

Les débuts se font généralement autour du SMIC. France Travail relève un salaire net médian d'environ 1 735 € par mois pour un temps plein, soit à peu près 2 200 € brut. Un ramendeur expérimenté ou chef d'atelier peut dépasser 2 500 € brut. Attention : près d'un poste sur deux est saisonnier, ce qui pèse sur le revenu annuel. Les heures supplémentaires en période de forte activité sont fréquentes.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Collège (3ème)
Diplôme de référence : CAP maritime (option conduite et exploitation / matelot)

Le métier est officiellement accessible sans diplôme : une grande partie du savoir-faire s'acquiert en atelier, aux côtés d'un ramendeur confirmé. Dans les faits, une formation maritime facilite beaucoup l'entrée. Le CAP maritime (option conduite et exploitation / matelot), préparé dans les lycées professionnels maritimes (Le Guilvinec, Étel, Fécamp, Sète, Boulogne-sur-Mer...), comprend des ateliers dédiés au ramendage et au matelotage, avec 12 semaines de stage sur deux ans. Le Bac pro Conduite et gestion des entreprises maritimes (option pêche) ou le Certificat de matelot pont (CMP, en alternance) sont d'autres voies. Le Certificat d'initiation nautique (CIN) peut aussi faciliter l'accès. Pour travailler embarqué, il faut en plus l'aptitude médicale à la navigation et les certificats de sécurité STCW.

Diplômes les plus adaptés

CAP
CAP maritime (option conduite et exploitation / matelot)
Autre
Certificat de matelot pont (CMP)

Diplômes envisageables

Bac
Bac professionnel Conduite et gestion des entreprises maritimes (option pêche)
Bac
Bac professionnel Cultures marines

Certifications et permis

Requis
Certificat de formation de base à la sécurité (CFBS / STCW) Obligatoire dès que l'on embarque à bord d'un navire de pêche, même pour une intervention ponctuelle.
Requis
Certificat d'aptitude médicale à la navigation maritime Visite médicale des gens de mer, indispensable pour tout travail embarqué.
Atout
Certificat d'initiation nautique (CIN) Première approche du milieu maritime, souvent appréciée pour entrer dans un atelier de gréement.
Atout
Permis B Utile pour se déplacer d'un port ou d'un chantier naval à l'autre.
Tu cherches une alternance ?

Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.

Voir les offres

Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Techniques de ramendage et de remaillage
Indispensable Matelotage : nœuds, épissures, ligatures
Indispensable Respect des maillages réglementaires
Important Montage et gréement d'engins de pêche (chaluts, filets, casiers)
Important Lecture de plans de filets
Important Connaissance des matériaux et fibres (polyamide, polyéthylène)
Un plus Gestion des stocks de fil, cordage et accastillage

Les qualités qui comptent

Indispensable Minutie et précision du geste
Important Autonomie et sens de l'organisation
Important Endurance physique et résistance aux intempéries
Un plus Esprit d'équipe
Indispensable Patience et persévérance

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Le ramendeur (ou la ramendeuse) remet en état les filets et les engins de pêche abîmés par la mer, les rochers, les prises trop lourdes ou l'usure. Concrètement, il étale la nappe sur un portique ou une rampe de laçage, repère les mailles cassées, coupe la partie déchirée puis reconstruit le filet maille par maille à l'aiguille à ramender, en respectant scrupuleusement le maillage réglementaire (une maille trop petite ou trop grande rend l'engin illégal).

Au-delà de la réparation, il fabrique et monte des engins neufs : assemblage des nappes, pose des ralingues, des flotteurs, des lests, des chaînes et des cordages. Cela demande de savoir lire un plan de filet, choisir les bons matériaux (polyamide, polyéthylène, fibres haute ténacité) et maîtriser le matelotage — l'art des nœuds et des épissures. Il gère aussi son stock de fil, de cordage et d'accastillage, et conseille les patrons pêcheurs sur l'entretien de leurs engins pour les faire durer.

Les conditions de travail

Le travail se fait à terre, dans un atelier de gréement ou directement sur le quai, parfois à bord d'un navire accosté. Beaucoup de tâches se déroulent en plein air, par tous les temps — vent, pluie, froid. Le rythme suit celui de la pêche : quand la flottille rentre, il faut que les filets repartent vite, donc les horaires sont variables et parfois soutenus, avec de fortes pointes saisonnières (environ la moitié des postes sont saisonniers).

Physiquement, ce n'est pas un métier de bureau : on est debout, on manipule des nappes lourdes et humides, on répète les mêmes gestes des heures durant. Il faut de la minutie, de la patience et une bonne résistance. On travaille seul sur une réparation, mais en équipe sur le montage d'un grand chalut.

Télétravail Non
Horaires Variable
Effort physique Modéré
Environnement atelier, extérieur, mer
Comment ça évolue ?

Avec de l'expérience, on devient chef d'atelier ou responsable de gréement, on encadre une petite équipe et on chiffre les commandes. Certains se spécialisent dans un type d'engin (chaluts, sennes, filets maillants, casiers) ou passent du côté de la conception, en lien avec les bureaux d'études qui travaillent sur les engins sélectifs et la réduction des captures accidentelles.

D'autres passerelles existent : embarquer comme matelot puis progresser vers les brevets de pêche, rejoindre l'aquaculture, ou basculer vers l'industrie du filet technique — les mêmes savoir-faire servent à fabriquer des filets de sécurité pour le BTP, des filets de sport ou des protections de chantier (des ateliers de Boulogne-sur-Mer ont ainsi équipé la tour Eiffel ou le chantier de Notre-Dame). Créer son propre atelier de ramendage sur un port reste possible pour les plus expérimentés.

Perspectives d'emploi

Stable

Le nombre de postes est faible — c'est un métier de niche, concentré sur les grands ports de pêche (Boulogne-sur-Mer, Lorient, Le Guilvinec, Sète, La Rochelle, Saint-Malo). Mais les difficultés de recrutement sont classées comme fortes : le savoir-faire se transmet peu, les ramendeurs partent à la retraite et la relève manque. Résultat : quelqu'un qui maîtrise vraiment le ramendage trouve du travail. Les ateliers qui se diversifient vers le filet technique (sécurité, sport, BTP) créent aussi des débouchés hors pêche.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Réparateur / Réparatrice de filets de pêcheRamendeur de filetsMonteur / Monteuse de filets de pêcheFabricant / Fabricante de filets de pêcheGréeur / Gréeuse d'engins de pêche

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéArtisanIntérimaireApprenti / Alternant