Ingénieur / Ingénieure études conception électrique

Ingénieure études conception électrique
À partir du Bac +5 Emploi : Favorable
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Ingénieur / Ingénieure études conception électrique
Emmanuel Ikwuegbu / Unsplash
Salaire net ~2 250 – 4 125 €/mois
Télétravail Partiel
Horaires Standard (9h-17h)

Aperçu rapide

L'ingénieur études conception électrique imagine sur ordinateur les systèmes qui produisent, transportent et distribuent l'électricité : réseaux, postes de transformation, installations d'un hôpital, d'une usine, d'un tramway ou d'un parc éolien. Il calcule, dimensionne, vérifie que tout sera sûr, performant et conforme aux normes, puis suit la réalisation jusqu'aux essais. Un métier de cerveau et de terrain, au cœur de la transition énergétique et de l'électrification de tout ce qui bouge.

Combien ça paye ?

Début de carrière
2 250 €
net / mois
≈ 1,6 SMIC
3 000 € brut
Expérimenté
4 125 €
net / mois
≈ 2,9 SMIC
5 500 € brut

En début de carrière (0-2 ans), la rémunération se situe autour de 35 000 à 45 000 € brut par an, soit environ 2 900 à 3 700 € brut par mois. Un profil confirmé (5-10 ans) se situe généralement entre 50 000 et 65 000 € brut annuels, et les experts ou chefs de projet expérimentés dépassent souvent 65 000 à 70 000 € brut par an. S'ajoutent fréquemment une part variable, des primes de déplacement ou de grand déplacement, l'intéressement et la participation. L'Île-de-France, le nucléaire, l'aéronautique et les grands groupes de l'énergie tirent les salaires vers le haut.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (statut cadre, ~25 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +5
Diplôme de référence : Diplôme d'ingénieur spécialité génie électrique (ESIGELEC, ENSEM, Polytech, INSA...)

Le passage obligé est un diplôme d'ingénieur (Bac+5) en génie électrique, électrotechnique ou généraliste, ou un master mention EEA (électronique, énergie électrique, automatique). Plusieurs chemins y mènent : école d'ingénieurs post-bac en 5 ans après un bac général (spécialités maths + physique-chimie ou sciences de l'ingénieur) ou un bac STI2D ; classe préparatoire scientifique (MP2I, MPSI, PCSI, PTSI, TSI) puis concours ; ou encore admission parallèle en 3 ans après un BTS électrotechnique, un BUT GEII (génie électrique et informatique industrielle) ou une licence EEA. La voie de l'alternance est très développée dans cette filière (ITII, CNAM, Arts et Métiers) et appréciée des recruteurs. Un mastère spécialisé ou un master 2 recherche peut compléter le parcours pour viser l'expertise, le nucléaire ou la R&D.

Diplômes les plus adaptés

Bac+5
Diplôme d'ingénieur spécialité génie électrique (ESIGELEC, ENSEM, Polytech, INSA...)
Bac+5
Master mention Électronique, énergie électrique, automatique (EEA)
Bac+5
Diplôme d'ingénieur Arts et Métiers spécialité génie électrique en partenariat avec l'ITII (en alternance)

Diplômes envisageables

Bac+5
Diplôme d'ingénieur du CNAM spécialité génie électrique (formation continue / hors temps de travail)
Bac+3
BUT Génie électrique et informatique industrielle (GEII), parcours électricité et maîtrise de l'énergie
Bac+5
Diplôme d'ingénieur ENSIBS spécialité génie énergétique et génie électrique (partenariat ITII Bretagne)

Certifications et permis

Requis
Habilitation électrique (B0/H0V, voire B2V/BR selon le poste) Délivrée par l'employeur après formation (norme NF C 18-510), elle est indispensable dès qu'on intervient ou circule près d'installations électriques, notamment lors des visites de site et des essais.
Atout
Formation à la conception d'installations électriques BT selon la norme NF C 15-100 Très valorisée en bureau d'études bâtiment/industrie, elle sécurise la conformité réglementaire des schémas et notes de calcul.
Atout
Maîtrise certifiée d'un logiciel métier (Caneco BT, SEE Electrical, ETAP, AutoCAD/Revit MEP) Un atout concret sur un CV de jeune diplômé, car chaque bureau d'études a ses outils de dimensionnement et de schématique.
Atout
Certification en gestion de projet (PMP, PRINCE2, AgilePM) Utile pour évoluer vers le pilotage de grands projets d'ingénierie électrique et la coordination d'équipes.
Atout
Permis B Souvent demandé pour les déplacements sur sites, chantiers et postes électriques.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Important Anglais technique
Indispensable Électrotechnique et dimensionnement d'installations électriques
Indispensable Calculs de puissance, de courts-circuits et de sélectivité
Indispensable Maîtrise des normes électriques (NF C 15-100, NF C 13-200, NF C 18-510)
Indispensable Logiciels de CAO/DAO et de calcul électrique (AutoCAD, SEE Electrical, Caneco, ETAP)
Important Rédaction de cahiers des charges et de notes de calcul
Important Automatismes, électronique de puissance et supervision
Important Gestion de projet (planning, budget, coordination des lots)

Les qualités qui comptent

Indispensable Rigueur et sens de la sécurité
Indispensable Esprit d'analyse et résolution de problèmes
Important Capacité à travailler avec des équipes pluridisciplinaires
Un plus Pédagogie pour expliquer une solution technique à des non-spécialistes

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Tout commence par un besoin : alimenter un nouveau bâtiment, raccorder une centrale solaire, électrifier une ligne ferroviaire, concevoir la chaîne de puissance d'un véhicule électrique. L'ingénieur études conception électrique analyse ce besoin, réalise une étude de faisabilité technique et économique, puis passe au dimensionnement : calculs de puissance, de courants de court-circuit, choix des câbles, des transformateurs, des protections, des automatismes. Il travaille beaucoup sur logiciels de CAO/DAO et de calcul (AutoCAD, SEE Electrical, Caneco, ETAP, MATLAB/Simulink), produit des schémas, des notes de calcul et des cahiers des charges.

Ensuite vient le suivi : consultation des fournisseurs, échanges avec les architectes, les ingénieurs mécaniciens, les automaticiens, les équipes travaux. Il supervise les tests et la mise en service, vérifie la conformité aux normes (NF C 15-100, NF C 13-200, NF C 18-510) et rédige les dossiers techniques. Sur les grands projets, il peut piloter un lot électrique complet : planning, budget, coordination d'une petite équipe de projeteurs et de techniciens.

Les conditions de travail

Le quotidien se passe majoritairement en bureau d'études, devant plusieurs écrans, avec des réunions de projet régulières. Mais ce n'est pas un métier enfermé : relevés sur site, visites de chantier, essais en usine ou en poste électrique rythment les projets, avec parfois des déplacements en France ou à l'étranger. Les horaires sont plutôt classiques, avec le statut cadre qui va souvent avec des semaines chargées lors des phases de remise d'offre ou de mise en service. Le télétravail partiel est aujourd'hui très répandu dans l'ingénierie, mais les phases de terrain et d'essais restent en présentiel. Les employeurs sont variés : bureaux d'études et sociétés d'ingénierie, entreprises de génie électrique, énergéticiens (EDF, Enedis, RTE), industriels, transporteurs (SNCF, RATP), constructeurs automobiles et aéronautiques, collectivités.

Télétravail Partiel
Horaires Standard (9h-17h)
Effort physique Faible
Environnement bureau, chantier, usine, extérieur
Comment ça évolue ?

Après quelques années, on peut se spécialiser (haute tension, électronique de puissance, réseaux intelligents, nucléaire, énergies renouvelables, mobilité électrique) et devenir expert technique reconnu. L'autre voie classique est le management : chef de projet, responsable de bureau d'études, directeur technique. Certains basculent vers l'ingénierie d'affaires ou le commercial technique, d'autres vers le conseil en efficacité énergétique, l'enseignement supérieur ou la recherche. La création d'un bureau d'études indépendant est aussi possible avec de l'expérience et un bon réseau.

Perspectives d'emploi

Favorable

Le marché est très porteur : la filière électrique française prévoit environ 43 000 recrutements entre 2025 et 2030, soit près de 7 000 par an, portés par la transition énergétique, le développement des énergies renouvelables, la relance du nucléaire, l'électrification des transports et du chauffage, et la modernisation des réseaux. Les écoles d'ingénieurs forment moins de diplômés que les besoins exprimés par l'énergie, l'industrie, la mobilité et les infrastructures : les profils qualifiés en génie électrique sont donc recherchés, y compris en début de carrière, et l'alternance débouche très souvent sur une embauche. Les principaux employeurs sont les bureaux d'études et sociétés d'ingénierie, les entreprises de génie électrique, EDF, Enedis, RTE, la SNCF, la RATP, les industriels de l'énergie, de l'automobile et de l'aéronautique.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Ingénieur / Ingénieure d'études en génie électriqueIngénieur électricien / Ingénieure électricienneIngénieur / Ingénieure bureau d'études électricitéIngénieur / Ingénieure électrotechniqueIngénieur / Ingénieure conception électriqueIngénieur / Ingénieure réseaux électriquesIngénieur / Ingénieure en électronique de puissanceElectrical design engineer

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéContractuel de la fonction publiqueIndépendant / Auto-entrepreneurApprenti / Alternant