En début de carrière, un consultant junior diplômé bac+5 démarre autour de 2 500 à 2 900 € brut par mois (30 000 à 35 000 € brut annuels), un peu plus en cabinet de conseil parisien. Après 5 à 8 ans, la rémunération monte généralement entre 3 500 et 4 500 € brut mensuels, et les profils seniors ou managers de mission dépassent 5 500 € brut par mois (66 000 € brut annuels et plus). Les données Glassdoor situent la rémunération moyenne d'un consultant énergie et environnement autour de 49 500 € brut annuels tous niveaux confondus, avec un 90ᵉ percentile proche de 87 000 €. Une part variable (5 à 15 %) liée aux affaires signées est fréquente dans le conseil privé. En collectivité ou en agence locale de l'énergie, les grilles sont plus basses (souvent 2 000 à 2 400 € brut en début de carrière). Les indépendants facturent généralement entre 450 et 900 € par jour selon leur spécialité.
Estimation du net avant impôt sur le revenu (statut cadre, ~25 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.
L'accès se fait principalement à bac+5 : diplôme d'ingénieur avec une spécialité énergétique, génie thermique, génie électrique ou énergies renouvelables (INSA, Polytech, ENSE3 Grenoble INP, Mines, ESTP, Icam, ENSIAME…), ou master universitaire mention Énergie, Gestion de l'environnement, ou Économie de l'environnement, de l'énergie et des transports. Des mastères spécialisés (bac+6) en transition énergétique existent aussi, souvent en alternance.
Le parcours type : bac général avec spécialités maths + physique-chimie (ou bac STI2D option énergies et environnement), puis prépa scientifique ou licence Sciences pour l'ingénieur, puis école d'ingénieurs ou master.
Une voie plus progressive est possible : BUT Métiers de la transition et de l'efficacité énergétiques ou BTS Fluides-énergies-domotique, puis licence professionnelle, puis admission parallèle en école d'ingénieurs ou master. On démarre alors sur des postes de technicien ou chargé d'études, puis on évolue vers le conseil avec l'expérience — un chemin très courant dans ce secteur, où l'expérience terrain est très valorisée. La VAE permet également d'accéder aux certifications de niveau bac+5.
Double compétence appréciée : technique + économie/finance de projet, ou technique + droit de l'environnement, car le métier consiste autant à calculer une production qu'à monter un business plan et sécuriser un cadre réglementaire.
Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.
Le quotidien d'un consultant en énergie renouvelable alterne entre l'analyse et la relation client. Il commence par un diagnostic : combien d'énergie consomme ce site industriel, cette collectivité, ce parc immobilier ? Où sont les gisements d'économies ? Quelle technologie serait la plus adaptée — panneaux photovoltaïques en toiture, éolien, pompe à chaleur géothermique, chaufferie biomasse, récupération de chaleur ?
Vient ensuite l'étude de faisabilité, cœur du métier : il modélise la production attendue, estime l'investissement, calcule le temps de retour sur investissement, vérifie les contraintes réglementaires (urbanisme, raccordement au réseau, autorisations environnementales) et identifie les aides mobilisables (appels d'offres CRE, certificats d'économies d'énergie, subventions ADEME). Le livrable est un rapport chiffré et une recommandation argumentée, qu'il présente et défend devant des dirigeants ou des élus.
Ensuite il accompagne : rédaction du cahier des charges, comparaison des offres d'installateurs, suivi du chantier, puis mesure des performances réelles une fois l'installation en service. Beaucoup de temps passé sur tableur et sur logiciels de simulation (PVsyst, RETScreen, outils de modélisation thermique), beaucoup d'échanges avec des ingénieurs, des techniciens, des juristes et des financeurs.
C'est un métier de cadre, majoritairement de bureau, exercé en cabinet de conseil, en bureau d'études techniques, chez un développeur de projets EnR, chez un fournisseur d'énergie, dans une agence locale de l'énergie ou en indépendant. Les horaires sont plutôt classiques, mais les périodes de remise de rapport ou de réponse à appel d'offres peuvent être intenses. Le télétravail est fréquent en mode hybride (souvent 1 à 3 jours par semaine), sans être total : les visites de sites, les relevés sur toiture ou en chaufferie et les réunions clients imposent des déplacements réguliers, parfois sur plusieurs régions. L'effort physique reste faible, mais il faut être à l'aise pour enfiler casque et chaussures de sécurité lors d'une visite de site ou de chantier. Le permis B est en pratique indispensable.
Après quelques années, on se spécialise par filière (solaire, éolien, biomasse, hydrogène, stockage) ou par type de client (industrie, collectivités, tertiaire). Les évolutions naturelles : consultant senior puis manager d'équipe, chef de projet EnR côté développeur, responsable énergie ou responsable RSE chez un grand compte, directeur de bureau d'études. Beaucoup se mettent à leur compte comme consultants indépendants après 8-10 ans, le carnet d'adresses étant le principal actif du métier. D'autres bifurquent vers le financement de projets d'infrastructures vertes, l'ingénierie réglementaire ou l'enseignement et la formation professionnelle.
Le secteur des énergies renouvelables est l'un des plus dynamiques de France : plus de 100 000 emplois directs recensés et des projections évoquant près de 200 000 postes à pourvoir d'ici 2030, portées par les objectifs de la Programmation pluriannuelle de l'énergie et l'accélération du solaire, de l'éolien et du stockage. France Travail a enregistré environ 280 offres sur 12 mois pour le seul code M1411, un volume modeste car il s'agit d'un métier de niche à haut niveau de qualification. À nuancer toutefois : la tension de recrutement la plus forte porte aujourd'hui sur les métiers techniques de terrain (techniciens, installateurs, chargés d'affaires, chefs de chantier), pas sur les profils bac+5 de conseil, où la concurrence entre jeunes diplômés reste réelle. Les recruteurs privilégient les candidats ayant une expérience terrain concrète (alternance, stages longs, premier poste en bureau d'études). Les employeurs principaux : bureaux d'études techniques, cabinets de conseil en transition énergétique, développeurs de projets EnR, fournisseurs et énergéticiens, collectivités, agences locales de l'énergie et du climat, ADEME. L'Île-de-France, l'Occitanie et l'Auvergne-Rhône-Alpes concentrent la plus grande part des postes.