Chercheur / Chercheuse du monde marin

Chercheuse du monde marin
À partir du Bac +6 et plus Emploi : Difficile
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Chercheur / Chercheuse du monde marin
NOAA / Unsplash
Salaire net ~1 800 – 3 750 €/mois
Télétravail Partiel
Horaires Variable

Aperçu rapide

Le chercheur du monde marin explore les océans pour comprendre comment fonctionnent les écosystèmes marins : courants, coraux, plancton, poissons, pollutions, effets du réchauffement… Entre campagnes en mer à bord d'un navire océanographique, plongées, analyses en laboratoire et modélisation sur ordinateur, il produit des connaissances qui servent à protéger la biodiversité et à anticiper l'avenir de la planète. Un métier de passionné, très sélectif, qui se construit jusqu'au doctorat.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 800 €
net / mois
≈ 1,3 SMIC
2 400 € brut
Expérimenté
3 750 €
net / mois
≈ 2,6 SMIC
5 000 € brut

Dans la recherche publique, un chargé de recherche (CNRS, Ifremer, IRD) ou un maître de conférences débute autour de 2 350 à 2 600 € brut par mois, primes comprises. Avec l'expérience et l'avancement de grade, la rémunération monte progressivement vers 3 500 à 4 500 € brut, et peut dépasser 5 000 € brut en fin de carrière au grade de directeur de recherche ou professeur des universités. Avant le poste permanent, la réalité est plus modeste : un contrat doctoral tourne autour de 2 200 € brut et un post-doctorat autour de 2 700 à 3 000 € brut. Le privé (bureaux d'études, énergies marines, industrie) rémunère souvent mieux les profils bac+5/bac+8 en début de carrière, mais les postes de recherche fondamentale y sont rares.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (statut cadre, ~25 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +6 et plus
Diplôme de référence : Master mention Sciences de la mer

Le parcours de référence est universitaire et long. Après un bac général (spécialités SVT + physique-chimie ou maths, selon l'orientation biologie ou physique de l'océan), on suit une licence scientifique (Sciences de la vie, Sciences de la Terre, Physique, Chimie), puis un master orienté mer : master Sciences de la mer, master Biodiversité, écologie et évolution (parcours écologie marine), master Sciences de l'environnement… Les universités de référence sont l'UBO/IUEM à Brest, Sorbonne Université (Roscoff, Banyuls, Villefranche), Aix-Marseille, La Rochelle, Perpignan, Montpellier, Toulon, le Littoral Côte d'Opale, Bordeaux, Caen, ainsi que les universités d'outre-mer.

Pour devenir chercheur à proprement parler, le doctorat (bac+8, 3 ans après le master) est indispensable, presque toujours suivi d'un ou plusieurs contrats post-doctoraux avant d'espérer un poste permanent. Une voie alternative passe par une école d'ingénieurs à composante mer/environnement (SeaTech - Université de Toulon, L'Institut Agro Rennes-Angers, ENSTA Bretagne, ENSEGID) suivie d'une thèse. Des formations plus courtes existent pour les métiers de technicien et d'ingénieur d'études du milieu marin (INTECHMER à Cherbourg, DEUST/BUT en environnement littoral), mais elles ne mènent pas au statut de chercheur sans poursuite d'études.

Deux atouts déterminants tout au long du parcours : un très bon niveau d'anglais scientifique et une solide aisance en informatique/statistiques (Python, R, SIG, modélisation).

Diplômes les plus adaptés

Bac+5
Master mention Sciences de la mer
Bac+5
Master mention Biodiversité, écologie et évolution (parcours écologie marine)
Autre
Doctorat en sciences de la mer / océanographie / biologie marine (bac+8)

Diplômes envisageables

Bac+3
Licence mention Sciences de la vie
Bac+5
Diplôme d'ingénieur à dominante mer/environnement (SeaTech, ENSTA Bretagne, L'Institut Agro)
Bac+3
Diplôme de l'INTECHMER (technicien / ingénieur des sciences et techniques de la mer)

Certifications et permis

Atout
Certificat d'aptitude à l'hyperbarie (CAH) mention B, classe I Obligatoire pour plonger dans un cadre professionnel/scientifique (jusqu'à -30 m) ; indispensable si la recherche implique des plongées, à recycler tous les 5 ans.
Atout
Niveau 3 FFESSM ou PA40 (plongée loisir) Prérequis pour accéder à la formation CAH mention B classe I.
Atout
Formation de base à la sécurité en mer (STCW / CFBS) Souvent demandée pour embarquer sur un navire océanographique lors des campagnes.
Atout
Certification d'anglais scientifique (TOEIC, IELTS…) Non obligatoire mais très utile : publications, congrès et post-doctorats se font en anglais.
Atout
Permis côtier / permis bateau Atout pour piloter une petite embarcation lors des prélèvements côtiers.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Anglais scientifique (lecture, rédaction, congrès)
Indispensable Biologie et écologie marines
Indispensable Protocoles d'échantillonnage et mesures en mer (CTD, carottage, prélèvements)
Indispensable Analyse de données et statistiques (R, Python)
Important Modélisation numérique et cartographie SIG
Important Techniques de laboratoire (microscopie, chimie analytique, biologie moléculaire)
Important Rédaction scientifique et montage de projets de recherche
Un plus Plongée scientifique

Les qualités qui comptent

Un plus Pédagogie et vulgarisation
Indispensable Rigueur et patience
Indispensable Curiosité et esprit d'analyse
Important Persévérance face à l'incertitude du parcours
Important Capacité à vivre et travailler en équipe en mission

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Contrairement à l'image d'Épinal, le chercheur du monde marin ne passe pas sa vie en mer : en moyenne quelques semaines à un mois par an, lors de « campagnes océanographiques » à bord d'un navire de recherche. Là, il prélève de l'eau, du sédiment, du plancton ou des organismes, déploie des capteurs (CTD, bouées, mouillages), pilote parfois un robot sous-marin (ROV) ou plonge lui-même en scaphandre autonome. Le reste de l'année se passe au laboratoire et devant l'ordinateur : identification des espèces, analyses chimiques ou génétiques, traitement de gros volumes de données, programmation (Python, R), modélisation numérique et cartographie (SIG).

Une grande partie du métier est aussi… de l'écriture. Le chercheur rédige des articles scientifiques en anglais, présente ses résultats en congrès international, monte des dossiers pour obtenir des financements de projet, encadre des étudiants en stage ou en thèse. À l'université, il partage souvent son temps entre recherche et enseignement (statut d'enseignant-chercheur). Il peut aussi être sollicité comme expert pour des politiques publiques : aires marines protégées, qualité des eaux côtières, gestion de la pêche, éolien en mer.

Les conditions de travail

Le métier se répartit entre trois univers très différents : le bureau (analyse, rédaction, réunions), le laboratoire (paillasse, microscope, aquariums expérimentaux) et le terrain (bateau, littoral, plongée). Les campagnes en mer imposent un rythme intense, des horaires décalés voire des quarts de nuit, la vie en promiscuité à bord et le mal de mer pour certains. Le reste du temps, les horaires sont plus classiques, avec la possibilité de travailler à distance pour la partie analyse et rédaction. La mobilité géographique est forte : la plupart des laboratoires sont situés sur le littoral (Brest, Roscoff, Banyuls, Villefranche-sur-Mer, Marseille, Sète, Boulogne-sur-Mer) ou en outre-mer, et les séjours à l'étranger (post-doctorats) font quasiment partie du parcours.

Les employeurs sont principalement publics : CNRS, Ifremer, IRD, universités, Muséum national d'Histoire naturelle, Office français de la biodiversité, stations marines. Le secteur privé recrute aussi, mais dans des fonctions plus appliquées : bureaux d'études en environnement marin, énergies marines renouvelables, aquaculture, bureaux de contrôle, ONG de protection des océans.

Télétravail Partiel
Horaires Variable
Effort physique Modéré
Environnement laboratoire, mer, bureau, extérieur
Comment ça évolue ?

Dans la recherche publique, on progresse de chargé de recherche (ou maître de conférences) vers directeur de recherche (ou professeur des universités), avec la possibilité de prendre la direction d'une équipe, d'un laboratoire ou d'un grand programme international. Certains se spécialisent (biologie des grands fonds, acidification des océans, écologie du plancton, paléoclimatologie, biotechnologies marines), d'autres bifurquent vers l'expertise et le pilotage : chargé de mission biodiversité, responsable d'aire marine protégée, directeur environnement, ingénieur en bureau d'études, consultant pour l'éolien offshore.

Les compétences acquises (analyse de données, modélisation, gestion de projet, anglais scientifique) ouvrent aussi des portes hors du laboratoire : médiation scientifique et muséographie, journalisme scientifique, enseignement, édition scientifique, ou postes dans les institutions européennes et les agences internationales qui travaillent sur l'océan et le climat.

Perspectives d'emploi

Difficile

C'est un métier passion, et cela se voit dans la concurrence : les postes permanents de chercheur en sciences de la mer se comptent en dizaines par an au niveau national (concours CNRS, Ifremer, IRD, recrutements universitaires), pour un nombre de docteurs bien supérieur. L'accès passe presque toujours par plusieurs années de contrats précaires (thèse puis un à trois post-doctorats, souvent à l'étranger) avant une éventuelle titularisation, autour de 30-35 ans. La mobilité géographique et internationale n'est pas optionnelle. Les perspectives sont toutefois moins fermées si l'on élargit la cible : les enjeux climatiques, la protection de la biodiversité marine, les aires marines protégées, l'éolien offshore, l'aquaculture durable et les biotechnologies marines créent des besoins réels en ingénieurs d'études, chargés de mission et experts du milieu marin, dans les organismes publics comme dans les bureaux d'études privés. Beaucoup de diplômés en sciences de la mer construisent ainsi une carrière scientifique sans occuper un poste de chercheur statutaire.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

OcéanologueOcéanographeOcéanographe biologisteBiologiste marin / Biologiste marineChercheur en sciences de la merÉcologue marinChargé d'études en océanographieEnseignant-chercheur en océanographieHydrobiologiste marin

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéFonctionnaireContractuel de la fonction publique