Technicien / Technicienne en ostéologie-moulage

Technicienne en ostéologie-moulage
À partir du CAP / BEP Emploi : Difficile
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Technicien / Technicienne en ostéologie-moulage
Adrien Olichon / Unsplash
Salaire net ~1 404 – 2 028 €/mois
Télétravail Non
Horaires Variable

Aperçu rapide

Le technicien en ostéologie-moulage prépare des os et monte des squelettes d'animaux, et fabrique des copies parfaites de fossiles ou de crânes grâce au moulage. C'est lui qui donne vie aux dinosaures et aux baleines suspendus dans les muséums, et qui permet aux chercheurs d'étudier des pièces trop fragiles pour être manipulées. Un métier ultra-rare, à mi-chemin entre l'artisanat d'art, la science et le patrimoine.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 404 €
net / mois
≈ 1,0 SMIC
1 800 € brut
Expérimenté
2 028 €
net / mois
≈ 1,4 SMIC
2 600 € brut

Un débutant salarié démarre autour du SMIC (environ 1 800 € brut par mois) ; plusieurs fiches métier citent encore 1 500 € brut, un chiffre daté. Avec de l'expérience, la rémunération monte généralement entre 2 200 et 2 600 € brut, et peut dépasser 3 000 € pour un responsable d'atelier ou un professionnel très reconnu. Dans les muséums publics, la grille de technicien (fonction publique d'État ITRF ou territoriale) encadre le salaire, avec des primes qui varient selon l'établissement. En indépendant ou en artisanat, le revenu dépend directement du carnet de commandes : très irrégulier, avec des pics liés à la saison de chasse pour la partie taxidermie.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du CAP / BEP
Diplôme de référence : CAP Taxidermiste

Il n'existe pas de diplôme portant exactement ce nom. La voie la plus directe est le CAP taxidermiste, préparé en 2 ans après la 3e (ou 1 an après un autre diplôme), presque exclusivement en apprentissage : il n'est proposé que dans très peu d'établissements en France, principalement le CFA de la SEPR à Lyon. Le programme couvre l'anatomie, la physiologie, la chimie, le dessin, le traitement des peaux, le montage et le moulage.

D'autres chemins mènent au métier : une formation manuelle (moulage, céramique, métiers d'art, prothèse) complétée par un apprentissage sur le tas auprès d'un préparateur confirmé, ou un cursus scientifique (licence de biologie ou de sciences de la Terre) pour les postes de préparateur en muséum ou en laboratoire de paléontologie. Dans la fonction publique, on entre le plus souvent par les concours de technicien ITRF ou de technicien territorial, où le diplôme demandé va du bac à la licence, la pratique de l'atelier faisant la différence.

Dans tous les cas, l'expérience compte plus que le diplôme : stages en muséum, immersion dans un atelier, portfolio de réalisations. Une passerelle fréquente est la formation continue en conservation-restauration, ou un master conservation-restauration des biens culturels pour évoluer vers la gestion de collections.

Diplômes les plus adaptés

CAP
CAP Taxidermiste

Diplômes envisageables

Bac+3
Licence Sciences de la vie (parcours biologie animale / biologie des organismes)
Bac+3
Licence Sciences de la Terre (parcours paléontologie)
Bac+5
Master Conservation-restauration des biens culturels
CAP
CAP / BMA des métiers d'art orientés modelage et moulage (céramique, staff, sculpture)

Certifications et permis

Requis
Vaccinations antitétanique et antirabique à jour Obligatoires pour manipuler des dépouilles et des restes animaux en toute sécurité.
Requis
Respect de la réglementation espèces protégées / CITES La détention, la naturalisation et la circulation de spécimens d'espèces protégées sont strictement encadrées et nécessitent déclarations et autorisations.
Atout
Formation à la manipulation des produits chimiques et aux EPI Très utile pour travailler avec solvants, résines, silicones et agents de dégraissage.
Atout
Permis B Souvent demandé pour collecter des spécimens ou transporter des pièces entre sites.
Atout
Compétence en numérisation et impression 3D Atout croissant dans les muséums, qui reproduisent de plus en plus les pièces sans contact.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Montage ostéologique (assemblage de squelettes)
Indispensable Techniques de moulage et de tirage (silicone, résine, plâtre)
Indispensable Préparation des os (dermestes, macération, dégraissage, blanchiment)
Indispensable Anatomie comparée des vertébrés
Important Patine et mise en couleur des reproductions (pigments, aérographe)
Important Gestion et inventaire de collections (étiquetage, base de données)
Important Règles d'hygiène, de sécurité et manipulation de produits chimiques
Un plus Numérisation et impression 3D

Les qualités qui comptent

Indispensable Patience
Important Sens de l'observation
Indispensable Minutie et habileté manuelle
Important Rigueur scientifique
Un plus Sens artistique

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Le quotidien se partage entre deux grandes familles de gestes. Côté ostéologie, il s'agit de « nettoyer » des os : dépouiller la carcasse, laisser des insectes nettoyeurs (les dermestes) ou une macération contrôlée faire le travail, dégraisser, blanchir, puis consolider les pièces abîmées. Vient ensuite le montage : reconstituer un squelette complet, os par os, en respectant l'anatomie réelle de l'animal, avec des tiges métalliques et des supports invisibles pour le public.

Côté moulage, le technicien prend l'empreinte d'une pièce (un crâne de gros mammifère, un fossile, un invertébré) avec du silicone, fabrique un moule, puis coule une résine, un élastomère ou du plâtre pour obtenir une copie fidèle. La dernière étape, la plus artistique, est la patine : pigments, peintures acryliques et aérographe pour que la reproduction soit visuellement indiscernable de l'original. De plus en plus, la numérisation 3D et l'impression 3D complètent ces techniques traditionnelles, notamment pour reproduire un objet sans le toucher.

À cela s'ajoute un travail moins visible mais essentiel : inventorier et étiqueter les spécimens, tenir les bases de données de collection, restaurer d'anciennes pièces, préparer les prêts entre musées et entretenir l'atelier et ses machines.

Les conditions de travail

Le métier s'exerce surtout en atelier et en laboratoire, au sein de muséums d'histoire naturelle, de musées, de laboratoires de recherche ou d'universités — plus rarement dans des ateliers artisanaux privés qui travaillent pour des collectionneurs, des collèges et lycées ou des parcs animaliers. Les horaires sont plutôt réguliers, mais peuvent devenir variables au rythme des montages d'exposition, des chantiers de collection ou des campagnes de terrain (fouilles paléontologiques, récupération de grands spécimens).

L'effort physique reste modéré mais bien réel : postures penchées, gestes minutieux répétés, manipulation de pièces parfois très lourdes (un crâne de cétacé, une armature métallique). L'environnement impose une vraie discipline sanitaire : odeurs, produits chimiques (solvants, résines, agents de blanchiment), poussières, port d'équipements de protection et vaccinations à jour (tétanos, rage notamment). Le télétravail est impossible : tout se fait sur pièce.

Télétravail Non
Horaires Variable
Effort physique Modéré
Environnement atelier, laboratoire, musée, extérieur
Comment ça évolue ?

Avec l'expérience, on peut se spécialiser : montage de grands squelettes, préparation paléontologique fine, moulage et patine haut de gamme, numérisation 3D des collections. Dans un muséum, l'évolution passe souvent par la responsabilité d'un atelier ou d'une équipe de préparation, puis par des fonctions de régisseur ou de gestionnaire de collections — voire, avec une reprise d'études, de chargé de conservation préventive ou de conservateur-restaurateur. Beaucoup finissent aussi par s'installer à leur compte, en combinant taxidermie, moulage et fabrication de répliques pédagogiques pour les écoles, les musées et le cinéma.

Perspectives d'emploi

Difficile

C'est un métier de très petite niche : on compte quelques centaines de professionnels en France, et les postes en muséum se libèrent rarement (départs en retraite, créations exceptionnelles liées à une rénovation d'exposition). Les offres passent par les concours ITRF du Muséum national d'Histoire naturelle et des universités, les concours de la fonction publique territoriale pour les musées de villes, et le bouche-à-oreille du milieu. La formation étant confidentielle (un seul CAP, très peu de places), la concurrence directe reste faible, mais il faut être mobile géographiquement et souvent combiner plusieurs activités : moulage, taxidermie, restauration, fabrication de répliques pédagogiques, prestations pour le cinéma ou l'événementiel. La demande est réelle et durable côté patrimoine — les collections d'histoire naturelle doivent être conservées, restaurées et rendues accessibles — mais elle se traduit par peu de postes permanents.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

OstéologuePréparateur / Préparatrice en ostéologie-moulagePréparateur / Préparatrice gestionnaire de collection en taxidermieNaturaliste-taxidermisteTechnicien taxidermiste / Technicienne taxidermisteRestaurateur / Restauratrice de collections zoologiquesMouleur / Mouleuse de muséePréparateur / Préparatrice en paléontologieMonteur / Monteuse de squelettes

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéFonctionnaireContractuel de la fonction publiqueIndépendant / Auto-entrepreneurArtisanApprenti / Alternant