Radiologue

À partir du Bac +6 et plus Emploi : Favorable
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Radiologue
Accuray / Unsplash
Salaire net ~3 000 – 11 250 €/mois
Télétravail Partiel
Horaires Variable

Aperçu rapide

Le radiologue est le médecin qui voit à l'intérieur du corps sans l'ouvrir : radio, échographie, scanner, IRM. À partir des images, il joue les détectives pour repérer une fracture, une tumeur ou une infection et poser le bon diagnostic. Certains vont plus loin et soignent directement, en guidant une aiguille ou un cathéter grâce à l'image : c'est la radiologie interventionnelle.

Combien ça paye ?

Début de carrière
3 000 €
net / mois
≈ 2,1 SMIC
4 000 € brut
Expérimenté
11 250 €
net / mois
≈ 7,9 SMIC
15 000 € brut

En début de carrière, un radiologue salarié (hôpital public ou clinique) gagne environ 4 000 à 6 000 € brut par mois, hors gardes et astreintes qui font vite grimper le total. Un praticien hospitalier confirmé se situe entre 7 000 et 9 000 € brut mensuels selon l'échelon. L'écart se creuse en libéral : selon les données de la Drees, le revenu moyen d'un radiologue libéral avoisine 210 000 € par an, ce qui en fait l'une des spécialités médicales les mieux rémunérées, avec des profils (radiologie interventionnelle, associés de gros cabinets, zones à forte demande) qui dépassent 300 000 € annuels. En contrepartie, le libéral supporte des charges lourdes : équipements (une IRM coûte plusieurs millions d'euros), locaux, personnel, cotisations. Les fourchettes affichées ici sont en brut mensuel et lissent ces écarts public/libéral.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (statut cadre, ~25 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +6 et plus
Diplôme de référence : DE de docteur en médecine (avec DES de radiologie et imagerie médicale)

Environ 11 à 12 ans d'études après le bac. Le parcours commence après le bac (voie générale, spécialités conseillées : SVT, physique-chimie, mathématiques) par une première année PASS ou une L.AS via Parcoursup. Suivent le 2ᵉ cycle (externat, 3 ans) puis les épreuves nationales de fin de 2ᵉ cycle (ex-ECN, aujourd'hui EDN + ECOS), où le classement détermine l'accès à la spécialité : la radiologie est très demandée et exige un bon rang. Vient alors l'internat : DES de radiologie et imagerie médicale en 5 ans, ou 6 ans avec l'option « radiologie interventionnelle avancée ». L'interne soutient une thèse d'exercice pour obtenir le DE de docteur en médecine, complété par le DES qui donne le titre de spécialiste. L'inscription au tableau de l'Ordre des médecins est ensuite obligatoire pour exercer. Beaucoup ajoutent un DU/DIU ou un fellowship de surspécialité (neuroradiologie, sénologie, imagerie cardiaque…). Attention à ne pas confondre avec le manipulateur en électroradiologie médicale (DE ou DTS IMRT, bac+3), qui réalise les examens mais n'est pas médecin.

Diplômes les plus adaptés

Autre
DE de docteur en médecine (avec DES de radiologie et imagerie médicale)
Autre
DES Radiologie et imagerie médicale (internat, 5 ans)
Autre
PASS — Parcours d'accès spécifique santé (1ʳᵉ année)

Diplômes envisageables

Bac+3
L.AS — Licence avec option « accès santé »
Autre
DES option « radiologie interventionnelle avancée » (6 ans)
Autre
DU / DIU de surspécialité (neuroradiologie, sénologie, imagerie cardiovasculaire…)

Certifications et permis

Requis
Inscription au tableau de l'Ordre des médecins Obligatoire pour exercer la médecine en France, quel que soit le mode d'exercice.
Requis
Formation à la radioprotection des patients Attestation obligatoire pour tout médecin utilisant les rayonnements ionisants, à renouveler périodiquement.
Requis
DPC — Développement professionnel continu Obligation triennale de formation continue pour tous les médecins.
Atout
Fellowship ou DIU de surspécialité Atout majeur pour accéder aux postes experts en centre de référence (neuroradiologie, interventionnel, sénologie…).
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Radioprotection et maîtrise des doses de rayonnements
Indispensable Interprétation d'images médicales (radio, écho, scanner, IRM)
Indispensable Anatomie et sémiologie radiologique
Indispensable Raisonnement diagnostique et démarche clinique
Important Rédaction de comptes rendus médicaux précis
Important Gestes techniques guidés par l'image (biopsie, drainage, embolisation)
Un plus Maîtrise des outils numériques (PACS, dictée vocale, logiciels d'IA)

Les qualités qui comptent

Indispensable Rigueur et sens du détail
Important Esprit d'analyse et curiosité scientifique
Indispensable Concentration soutenue et résistance à la charge de travail
Important Pédagogie et clarté pour expliquer un résultat au patient
Important Sang-froid face aux urgences et aux diagnostics graves

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

La journée d'un radiologue tourne autour des images. Il commence par valider les demandes d'examens : au vu du problème du patient et de son historique, quelle est la technique la plus utile et la moins irradiante ? Une échographie suffit-elle, ou faut-il une IRM ? Il travaille en binôme étroit avec les manipulateurs en électroradiologie, qui réalisent la plupart des clichés pendant que lui les interprète depuis une console à plusieurs écrans. Il réalise aussi lui-même certains examens, notamment les échographies, et reçoit des patients en consultation pour leur expliquer ce que montrent les images.

Une grande partie du temps se passe à interpréter et à dicter des comptes rendus, qui seront la base des décisions du médecin traitant ou du chirurgien. Le radiologue participe aussi aux réunions de concertation pluridisciplinaire (RCP), notamment en cancérologie, où les images qu'il présente orientent la stratégie de traitement. S'il pratique la radiologie interventionnelle, il passe une partie de ses journées en salle : biopsies, drainages, embolisations, ablations de tumeurs, poses de prothèses — des gestes mini-invasifs réalisés sous contrôle de l'image, qui évitent souvent une chirurgie lourde.

Les conditions de travail

Le radiologue exerce en hôpital public, en clinique, en centre d'imagerie ou en cabinet de groupe libéral, et beaucoup combinent plusieurs lieux. Le poste de travail principal, c'est une salle d'interprétation à lumière tamisée, assis devant des écrans de diagnostic — un travail peu physique, mais qui demande une grande concentration et une résistance à la charge : le nombre d'examens à lire ne cesse d'augmenter. En radiologie interventionnelle, c'est l'inverse : debout en salle, en tablier de plomb, avec les contraintes de la radioprotection.

Les horaires sont variables : consultations et examens programmés en journée, mais aussi gardes et astreintes, car les urgences ont besoin d'un scanner à 3 h du matin comme à midi. La téléradiologie a changé la donne : interpréter des images à distance, depuis un autre site ou depuis chez soi, est devenu courant pour la permanence des soins la nuit et le week-end. C'est l'une des rares spécialités médicales où une part réelle du travail peut se faire à distance — mais jamais en totalité, car les gestes, les échographies et les consultations exigent la présence.

Télétravail Partiel
Horaires Variable
Effort physique Faible
Environnement hôpital, bureau, domicile
Comment ça évolue ?

Après le DES, la plupart des radiologues se surspécialisent via un DU, un DIU ou un fellowship : neuroradiologie, sénologie (imagerie du sein), imagerie cardiovasculaire, imagerie de la femme, radiologie pédiatrique, imagerie ostéo-articulaire ou radiologie interventionnelle avancée. À l'hôpital, la carrière peut mener à chef de service d'imagerie, responsable de pôle, ou vers l'universitaire (MCU-PH puis PU-PH) en associant soins, enseignement et recherche. En libéral, beaucoup deviennent associés puis gérants d'un cabinet ou d'un groupe d'imagerie, avec une vraie dimension d'entrepreneur (investir dans une IRM coûte plusieurs millions d'euros). D'autres pistes s'ouvrent du côté de l'intelligence artificielle appliquée à l'image, de l'industrie des équipements médicaux ou de l'expertise médico-légale.

Perspectives d'emploi

Favorable

Le marché est très porteur : la France compte environ 8 500 radiologues en activité et les projections démographiques annoncent un point bas vers 2029, alors que la demande d'imagerie ne cesse d'augmenter (vieillissement, dépistages, protocoles de suivi en cancérologie). Résultat : des postes vacants dans les hôpitaux publics, des territoires sous-dotés, des cabinets libéraux qui peinent à trouver un successeur, et un recours massif à la téléradiologie pour couvrir les nuits et les week-ends. Un jeune diplômé n'a aucune difficulté à trouver un poste, et peut négocier ses conditions. Le sujet du moment, c'est l'intelligence artificielle : elle assiste déjà la détection et le tri des examens, mais elle est perçue comme un outil qui absorbe la surcharge plutôt que comme un remplacement — le diagnostic, la responsabilité médicale et les gestes interventionnels restent au radiologue. En revanche, la spécialité est très sélective à l'entrée : décrocher la radiologie aux épreuves de fin de 2ᵉ cycle demande un bon classement.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Médecin radiologueMédecin radiologisteRadiologisteMédecin spécialiste en radiodiagnostic et imagerie médicaleRadiologue interventionnelNeuroradiologueRadiopédiatreTéléradiologuePraticien hospitalier en imagerie médicale

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéFonctionnaireLibéralChef d'entreprise