Pneumologue

À partir du Bac +6 et plus Emploi : Favorable
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Pneumologue
National Cancer Institute / Unsplash
Salaire net ~3 375 – 9 000 €/mois
Télétravail Partiel
Horaires Variable

Aperçu rapide

Le pneumologue est le médecin du souffle : il s'occupe des poumons et de tout l'appareil respiratoire. Asthme, allergies, apnées du sommeil, effets du tabac, cancer du poumon, BPCO… il enquête avec des radios, des scanners et des tests de souffle, puis met en place le bon traitement. Un métier qui mêle science, technologie médicale et relation humaine sur le long terme, souvent avec les mêmes patients pendant des années.

Combien ça paye ?

Début de carrière
3 375 €
net / mois
≈ 2,4 SMIC
4 500 € brut
Expérimenté
9 000 €
net / mois
≈ 6,3 SMIC
12 000 € brut

Pendant l'internat, on est déjà payé : environ 1 700 à 2 700 € brut par mois selon l'année et les gardes. À l'hôpital public, un praticien hospitalier débutant démarre autour de 4 500 € brut mensuel et peut atteindre environ 9 200 € en fin de carrière, hors gardes et primes. En libéral, les revenus sont nettement plus élevés mais très variables : la moyenne se situe autour de 12 000 € brut par mois (environ 145 000 à 170 000 € par an de revenus déclarés), avec des charges professionnelles importantes à déduire. En clinique privée salariée, les contrats vont souvent de 105 000 à 170 000 € brut annuels. Beaucoup de pneumologues combinent activité hospitalière et cabinet.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (statut cadre, ~25 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +6 et plus
Diplôme de référence : PASS (parcours d'accès spécifique santé) ou L.AS (licence avec accès santé)

Il faut compter 10 à 11 ans d'études après le bac. Le parcours : une première année PASS (parcours accès santé spécifique) ou L.AS (licence avec option accès santé), puis le DFGSM (diplôme de formation générale en sciences médicales, bac+3) et le DFASM (diplôme de formation approfondie, bac+6) pendant l'externat, avec des stages à l'hôpital. À la fin du 2ᵉ cycle, les épreuves nationales (EDN/ECOS, qui ont remplacé les ECN) déterminent l'accès à la spécialité choisie. Vient ensuite l'internat : le DES de pneumologie dure 4 ans (5 ans si l'on y ajoute une formation spécialisée transversale). Il faut aussi soutenir une thèse pour obtenir le diplôme d'État de docteur en médecine, puis s'inscrire à l'Ordre des médecins pour exercer. Bon à savoir : dès l'internat on est rémunéré, et on peut ensuite compléter par des DIU (sommeil, allergologie, endoscopie bronchique, oncologie thoracique).

Diplômes les plus adaptés

Autre
PASS (parcours d'accès spécifique santé) ou L.AS (licence avec accès santé)
Bac+3
Diplôme de formation générale en sciences médicales (DFGSM)
Bac+5
Diplôme de formation approfondie en sciences médicales (DFASM)
Autre
Diplôme d'État de docteur en médecine (bac+9 à bac+11, niveau 7)
Autre
DES (diplôme d'études spécialisées) de pneumologie — 4 ans d'internat

Diplômes envisageables

Autre
Formation spécialisée transversale (FST) : cancérologie, sommeil, médecine intensive-réanimation, allergologie…
Autre
DIU de pathologie du sommeil, d'allergologie ou d'endoscopie bronchique

Certifications et permis

Requis
Inscription au tableau de l'Ordre des médecins Obligatoire pour exercer légalement la médecine en France, quelle que soit la spécialité.
Requis
AFGSU niveau 2 (attestation de formation aux gestes et soins d'urgence) Délivrée pendant les études de santé, elle est exigée pour l'exercice hospitalier.
Requis
DPC (développement professionnel continu) Obligation triennale de formation continue pour tous les médecins en exercice.
Atout
DIU d'endoscopie bronchique interventionnelle Atout majeur pour pratiquer les gestes techniques avancés sur les bronches.
Atout
DIU de pathologie du sommeil et de la vigilance Très recherché pour développer une activité autour des apnées du sommeil.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Diagnostic médical et raisonnement clinique
Indispensable Explorations fonctionnelles respiratoires (spirométrie, gaz du sang)
Indispensable Interprétation de l'imagerie thoracique (radiographie, scanner)
Important Endoscopie bronchique et gestes techniques (fibroscopie, ponction pleurale)
Indispensable Connaissance des thérapeutiques respiratoires (inhalés, oxygénothérapie, ventilation)
Important Veille scientifique et lecture d'études cliniques (souvent en anglais)

Les qualités qui comptent

Indispensable Écoute et empathie
Indispensable Rigueur et sens de l'observation
Important Travail en équipe pluridisciplinaire
Important Pédagogie (expliquer une maladie chronique, motiver un sevrage tabagique)
Important Résistance au stress et gestion de l'urgence

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

La journée d'un pneumologue alterne consultations et examens techniques. En consultation, il écoute le patient, l'ausculte, cherche à comprendre d'où viennent la toux, l'essoufflement ou les crises d'asthme. Il prescrit et interprète des examens : radiographie et scanner du thorax, spirométrie et explorations fonctionnelles respiratoires (EFR) qui mesurent la capacité des poumons, gaz du sang, tests d'allergie, enregistrement du sommeil pour dépister les apnées.

Il réalise aussi des gestes techniques, en particulier la fibroscopie bronchique (une petite caméra glissée dans les bronches pour observer et faire des prélèvements) ou la ponction pleurale. Une grande partie de son travail consiste ensuite à suivre des maladies chroniques : ajuster un traitement inhalé, régler un appareil d'oxygène ou de ventilation à domicile, accompagner un sevrage tabagique, coordonner la prise en charge d'un cancer du poumon avec les oncologues, les radiologues et les chirurgiens lors des réunions de concertation pluridisciplinaire.

Les conditions de travail

Environ un pneumologue sur deux exerce à l'hôpital public ou en CHU (service de pneumologie, unité de soins intensifs respiratoires, consultations), les autres en cabinet libéral ou en clinique privée — beaucoup combinant les deux. Le rythme est soutenu : consultations qui s'enchaînent, dossiers à relire, comptes rendus à rédiger, et à l'hôpital des gardes et astreintes qui imposent des horaires variables, parfois de nuit ou le week-end. Le travail est majoritairement debout ou assis en position d'examen, sans effort physique lourd, mais avec une charge mentale réelle : on annonce des diagnostics graves, on accompagne des patients en fin de vie.

Une partie des tâches (lecture d'imagerie, téléconsultation de suivi, télésurveillance des appareils de ventilation, réunions médicales) peut se faire à distance, mais l'examen clinique et les gestes techniques imposent la présence physique. Le pneumologue travaille rarement seul : infirmiers, kinésithérapeutes respiratoires, techniciens du sommeil, radiologues et oncologues font partie de son quotidien.

Télétravail Partiel
Horaires Variable
Effort physique Modéré
Environnement hôpital, bureau, laboratoire
Comment ça évolue ?

La pneumologie est l'une des spécialités les plus larges de la médecine, ce qui laisse beaucoup de portes ouvertes. On peut se surspécialiser en oncologie thoracique, en allergologie, en médecine du sommeil, en endoscopie interventionnelle, en transplantation pulmonaire, en pneumo-pédiatrie ou en médecine intensive respiratoire, généralement via une formation spécialisée transversale (FST) ou un DIU.

À l'hôpital, la carrière peut mener à chef de service, chef de pôle, ou à une carrière hospitalo-universitaire (maître de conférences puis professeur des universités – praticien hospitalier) mêlant soins, enseignement et recherche. En libéral, on peut créer ou reprendre un cabinet, s'associer en maison de santé, développer une activité de plateau technique. D'autres bifurquent vers la recherche clinique, l'industrie pharmaceutique, la santé publique, la médecine du travail ou l'expertise médicale.

Perspectives d'emploi

Favorable

La France compte environ 3 200 à 3 500 pneumologues en activité, pour une densité d'environ 4,8 pour 100 000 habitants, très inégalement répartie : les grandes villes sont bien pourvues, de nombreux départements ruraux manquent de spécialistes. La demande, elle, ne cesse d'augmenter : vieillissement de la population, BPCO liée au tabac, asthme et allergies en hausse, pollution de l'air, apnées du sommeil de plus en plus diagnostiquées, suivi post-Covid. Résultat : les postes hospitaliers vacants sont nombreux et un jeune pneumologue trouve un emploi sans difficulté, avec un vrai pouvoir de choix sur son lieu et son mode d'exercice. Le principal frein reste la longueur des études et le nombre de places ouvertes en DES chaque année.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Médecin pneumologueMédecin spécialiste des maladies respiratoiresSpécialiste de l'appareil respiratoirePneumo-phtisiologuePneumologue-allergologuePneumologue-oncologuePneumologue du sommeilPraticien hospitalier en pneumologie

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéFonctionnaireContractuel de la fonction publiqueLibéral