Monteur / Monteuse de réseaux électriques

Monteuse de réseaux électriques
À partir du CAP / BEP Emploi : Favorable
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Monteur / Monteuse de réseaux électriques
Mario Spencer / Unsplash
Salaire net ~1 482 – 2 496 €/mois
Télétravail Non
Horaires Variable

Aperçu rapide

Le monteur de réseaux électriques, c'est celui qui fait arriver le courant jusqu'aux maisons, aux écoles et aux entreprises. En équipe, il plante des poteaux, tire des câbles aériens ou souterrains, raccorde les transformateurs et répare les lignes quand une tempête fait sauter le courant. Un métier de plein air, très manuel, qui se pratique parfois à plus de dix mètres de haut — et qui recrute massivement avec la transition énergétique.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 482 €
net / mois
≈ 1,0 SMIC
1 900 € brut
Expérimenté
2 496 €
net / mois
≈ 1,7 SMIC
3 200 € brut

En début de carrière, un monteur de réseaux électriques gagne entre 1 800 et 2 300 € brut par mois (soit environ 22 000 à 28 000 € brut annuels), c'est-à-dire un peu au-dessus du SMIC. Avec 3 à 7 ans d'expérience, la rémunération monte à 2 300–2 900 € brut mensuels, et un profil expert ou chef d'équipe peut dépasser 3 500 € brut. Les primes changent beaucoup la donne : astreinte, grands déplacements, travaux sous tension, panier repas, 13ᵉ mois. Les salaires sont généralement plus élevés chez Enedis et RTE (statut des Industries Électriques et Gazières, avec avantages associés) que chez les sous-traitants, et supérieurs de 8 à 20 % en Île-de-France.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du CAP / BEP
Diplôme de référence : Titre professionnel Monteur de réseaux électriques aéro-souterrains (TP MREAS)

Le métier est accessible dès le niveau CAP/BEP, souvent par l'apprentissage ou la formation continue. Les voies les plus directes : le Titre professionnel Monteur de réseaux électriques aéro-souterrains (TP MREAS, niveau CAP, proposé notamment par l'AFPA et les GRETA) et le titre Monteur technicien en réseaux électriques (niveau bac). La voie scolaire classique passe par le bac pro MELEC (Métiers de l'électricité et de ses environnements connectés) en 3 ans, complété idéalement par le CS (certificat de spécialisation, ex-mention complémentaire) Technicien en réseaux électriques en 1 an, très apprécié des employeurs. Un CAP Électricien suivi d'une spécialisation réseaux fonctionne aussi. Pour viser l'encadrement de chantier, le BTS Électrotechnique est la suite logique. De nombreux recrutements se font en alternance : Enedis prévoit d'accueillir environ 1 400 alternants en 2026, dont une large majorité sur des métiers techniques, et les entreprises de travaux électriques (Eiffage Énergie, Bouygues Énergies & Services, Spie, Sobeca, Sanchez…) forment également en interne.

Diplômes les plus adaptés

CAP
Titre professionnel Monteur de réseaux électriques aéro-souterrains (TP MREAS)
Autre
Titre Monteur technicien en réseaux électriques
Bac
Bac pro Métiers de l'électricité et de ses environnements connectés (MELEC)
Autre
CS (ex-MC) Technicien en réseaux électriques

Diplômes envisageables

CAP
CAP Électricien
Bac+2
BTS Électrotechnique

Certifications et permis

Requis
Habilitation électrique (B1V, B2V, H1V, BR…) Obligatoire pour intervenir à proximité ou sur des installations sous tension ; délivrée par l'employeur après formation et recyclée tous les 3 ans.
Requis
Permis B Indispensable pour se rendre sur les chantiers avec le véhicule de service ; le permis C (poids lourd) ou EB est un vrai plus.
Requis
Travail en hauteur et port du harnais Formation et aptitude médicale exigées pour monter sur les supports, pylônes et nacelles.
Requis
CACES R486 (PEMP / nacelle élévatrice) Très souvent exigé pour les interventions en nacelle, notamment sur l'éclairage public.
Atout
CACES R482 (engins de chantier) Utile pour conduire la mini-pelle ou la tarière servant à creuser les tranchées et planter les supports.
Requis
AIPR (Autorisation d'Intervention à Proximité des Réseaux) Obligatoire pour tout chantier à proximité de réseaux enterrés ou aériens existants.
Atout
Habilitation TST (Travaux Sous Tension) aérien ou souterrain Spécialisation valorisée et mieux rémunérée, qui permet d'intervenir sans couper le courant aux clients.
Atout
SST (Sauveteur Secouriste du Travail) Très recherché sur les chantiers, notamment pour porter secours en cas d'accident électrique.
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Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.

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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Lecture de plans et de schémas électriques
Indispensable Pose et raccordement de réseaux aériens et souterrains
Indispensable Application des règles de sécurité électrique (habilitations, consignation)
Indispensable Travail en hauteur (nacelle, grimpettes, harnais)
Important Diagnostic de pannes et dépannage sur réseau
Un plus Conduite d'engins de chantier et de véhicules utilitaires

Les qualités qui comptent

Indispensable Esprit d'équipe
Important Résistance physique et endurance
Indispensable Rigueur et respect strict des procédures
Important Sang-froid et absence de vertige
Un plus Sens du service et disponibilité (astreintes)

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

La journée commence souvent tôt, en équipe de 2 à 6 personnes, avec le camion chargé de matériel et un chantier à ouvrir. Le monteur de réseaux électriques balise la zone, creuse des tranchées ou plante des supports (poteaux béton, bois ou métal) à l'aide d'engins, puis déroule et tire les conducteurs. Vient ensuite le travail précis : poser les isolateurs, raccorder les câbles, installer les coffrets, les transformateurs et les appareils de coupure, puis mettre le réseau sous tension.

L'autre grande partie du métier, c'est l'exploitation et le dépannage. Quand une ligne tombe après un orage ou qu'un quartier est privé d'électricité, c'est lui qui part diagnostiquer la panne, remplacer les pièces défectueuses et rétablir le courant le plus vite possible. Selon les entreprises, il intervient aussi sur l'éclairage public, sur les raccordements de nouveaux clients, sur les bornes de recharge ou sur les réseaux qui relient parcs éoliens et centrales photovoltaïques au reste du territoire.

Les conditions de travail

C'est un métier de terrain, à 100 % en extérieur : ni bureau, ni télétravail. On travaille en hauteur (échelles, « grimpettes », nacelle, pylône) ou au fond d'une tranchée, par tous les temps, avec un équipement de protection complet — casque, gants isolants, harnais. Le port de charges et les postures contraignantes font partie du quotidien, et l'aptitude médicale au travail en hauteur est vérifiée régulièrement.

Les horaires sont variables : journée classique la plupart du temps, mais aussi astreintes, interventions de nuit ou le week-end lors des incidents sur le réseau. Les déplacements sont fréquents, en zone urbaine comme rurale, parfois avec des découchés sur les grands chantiers de lignes haute tension. En contrepartie, les primes (astreinte, déplacement, travaux sous tension) pèsent lourd dans la fiche de paie, et la sécurité est un cadre très structuré : rien ne s'improvise sur un réseau électrique.

Télétravail Non
Horaires Variable
Effort physique Élevé
Environnement extérieur, chantier, véhicule
Comment ça évolue ?

Avec l'expérience et des habilitations supplémentaires, on se spécialise : travaux sous tension (TST), réseaux souterrains, haute et très haute tension (HTB), lignes caténaires ferroviaires, éclairage public. C'est aussi un métier où l'on progresse vite en responsabilités : chef d'équipe, chargé de travaux, puis chef de chantier ou conducteur de travaux, souvent après un BTS Électrotechnique ou une formation interne.

D'autres bifurcations existent : bureau d'études et ingénierie réseau, préparation de chantier, formateur en centre d'apprentissage, contrôle et sécurité, ou création de sa propre entreprise d'électricité. Les compétences acquises sont aussi très transférables vers les réseaux télécoms/fibre, les bornes de recharge électrique ou la maintenance industrielle.

Perspectives d'emploi

Favorable

C'est l'un des métiers les plus en tension de la filière électrique. La transition énergétique (raccordement des parcs éoliens et photovoltaïques, bornes de recharge, électrification des usages), le renouvellement du réseau vieillissant et les nombreux départs à la retraite créent un besoin massif : la filière estime qu'il faudra pourvoir près de 43 000 postes sur ses métiers cœurs d'ici 2030, et le seul métier de monteur de réseaux électriques pourrait passer d'environ 16 000 à 27 000 emplois sur la période. Les recruteurs sont Enedis et RTE, les entreprises de travaux électriques et de travaux publics (Eiffage Énergie Systèmes, Spie CityNetworks, Bouygues Énergies & Services, Sobeca, Colas Rail…), les syndicats d'énergie et les collectivités. Résultat : les jeunes diplômés sont souvent embauchés avant même la fin de leur formation, et l'alternance débouche très fréquemment sur un CDI.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Monteur / Monteuse de lignes électriquesMonteur / Monteuse de lignes aéro-souterrainesMonteur / Monteuse de lignes haute et très haute tensionMonteur-électricien / Monteuse-électricienne en réseaux de distribution électriqueMonteur-câbleur / Monteuse-câbleuse haute et basse tensionLignard / LignardeCâbleur / Câbleuse de réseaux électriquesÉlectricien / Électricienne lignes et réseauxÉlectricien / Électricienne des travaux publicsÉlectricien / Électricienne de chantier et de réseauxInstallateur / Installatrice de lignes électriquesPoseur / Poseuse de lignes électriquesMonteur / Monteuse en lignes caténairesTechnicien / Technicienne d'intervention en réseaux électriquesTechnicien / Technicienne d'exploitation de lignes électriquesAgent / Agente de district en distribution d'électricitéMonteur technicien / Monteuse technicienne en réseaux électriquesPylônier / Pylônière

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéIntérimaireApprenti / Alternant