Un débutant démarre autour de 1 800 € brut par mois (l'ONISEP indique un salaire de départ à partir de 1 801 € brut pour le monteur en réseaux d'énergie). Le salaire moyen constaté sur les offres d'emploi tourne autour de 2 000 € brut mensuels. Avec quelques années d'expérience et les habilitations complètes, on atteint 2 300 à 2 900 € brut ; un chef d'équipe dépasse souvent 3 000 €. À cela s'ajoutent des compléments non négligeables dans les travaux publics : paniers repas, indemnités de trajet et de grand déplacement, primes d'astreinte et heures de nuit, qui peuvent représenter plusieurs centaines d'euros par mois. En collectivité territoriale, la rémunération suit la grille de la fonction publique (catégorie C), avec des primes d'astreinte.
Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.
Le métier est accessible dès le CAP Électricien, mais les employeurs recrutent de plus en plus au niveau bac. Trois voies principales :
1. La voie courte : CAP Électricien (2 ans après la 3e), idéalement en apprentissage dans une entreprise de travaux publics ou de génie électrique. 2. La voie la plus directe : le Titre professionnel Monteur de réseaux électriques aéro-souterrains (MREAS), qui comporte un bloc de compétences entièrement consacré à l'installation et à la maintenance des réseaux d'éclairage public. Accessible après la 3e, en apprentissage ou en formation continue (AFPA, GRETA, CFA des métiers de l'énergie). 3. La voie recommandée pour évoluer : Bac pro MELEC (Métiers de l'électricité et de ses environnements connectés), complété par un CS (Certificat de spécialisation, ex-MC) Technicien en réseaux électriques en 1 an — la formation de référence du secteur, avec un taux d'insertion très élevé.
Ensuite, un BP Électricien ou un BTS Électrotechnique permet de viser l'encadrement de chantier. L'alternance est très majoritaire dans cette filière et les entreprises (Bouygues Energies, Eiffage Énergie, SPIE, Citeos, PME locales) recrutent directement leurs apprentis.
Une condition non négociable : l'aptitude médicale au travail en hauteur et aux travaux sous tension, vérifiée par le médecin du travail.
Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.
Chaque matin, le monteur en éclairage public part en équipe depuis le dépôt, camion-nacelle chargé. Sur le terrain, il creuse des tranchées et déroule des câbles souterrains, dresse des candélabres (les mâts de lampadaires), pose des lanternes et les raccorde au réseau basse tension. Il installe et câble les armoires de commande qui pilotent l'allumage de tout un quartier.
L'autre moitié du métier, c'est le dépannage. Quand une rue reste dans le noir, c'est lui qui cherche la cause : ampoule grillée, câble coupé par un coup de pelle, disjoncteur qui a sauté, horloge astronomique déréglée. Il utilise un multimètre, un contrôleur d'isolement, parfois un détecteur de défaut de câble, puis répare. Il change aussi massivement les vieilles lampes à sodium (la lumière orange) par des LED beaucoup moins gourmandes en électricité, et installe des systèmes de télégestion qui permettent de baisser l'intensité lumineuse au milieu de la nuit.
C'est un métier d'extérieur, toute l'année : sous le soleil comme sous la pluie, en ville comme le long des routes de campagne. On travaille beaucoup en hauteur, depuis une nacelle élévatrice — il ne faut donc pas avoir le vertige, et une visite médicale d'aptitude est obligatoire. Le port des équipements de protection (casque, gants isolants, harnais, vêtements haute visibilité) n'est jamais négociable : on intervient près de câbles sous tension et souvent au bord de la circulation.
Les horaires sont majoritairement de journée, mais certaines interventions se font tôt le matin, en soirée ou de nuit — c'est parfois le seul moment pour tester un éclairage ou pour fermer une avenue passante. Les astreintes (être joignable pour une urgence le week-end) sont fréquentes. On travaille toujours en binôme ou en petite équipe, sous la responsabilité d'un chef d'équipe, et on se déplace en permanence d'un chantier à l'autre.
Avec quelques années d'expérience et des habilitations supplémentaires, on devient chef d'équipe, puis chef de chantier ou conducteur de travaux dans une entreprise de génie électrique. D'autres se spécialisent : mise en lumière de monuments et d'événements, signalisation lumineuse tricolore, bornes de recharge pour véhicules électriques, capteurs de « smart city ».
Le métier ouvre aussi de vraies passerelles : monteur de réseaux électriques haute tension chez Enedis ou ses sous-traitants, technicien de maintenance en collectivité territoriale (avec un statut de fonctionnaire après concours), ou bureau d'études en éclairage après un BTS Électrotechnique en alternance. Certains finissent par créer leur propre entreprise d'installation électrique.
Le secteur recrute nettement plus qu'il ne trouve de candidats. Deux raisons : les départs à la retraite d'une génération de monteurs, et surtout l'énorme chantier de rénovation du parc français d'éclairage public — plus de 11 millions de points lumineux, dont une grande partie reste à convertir en LED pour réduire la facture énergétique des communes. Les collectivités sont poussées à agir par le coût de l'électricité et par les objectifs de sobriété énergétique. Les employeurs sont variés : entreprises de génie électrique et de travaux publics (Citeos, SPIE, Eiffage Énergie Systèmes, Bouygues Energies & Services, Sobeca, mais aussi de nombreuses PME régionales), syndicats départementaux d'énergie, services techniques municipaux et intercommunalités. Les offres se comptent en milliers sur les plateformes d'emploi, partout en France et pas seulement dans les grandes villes. Un jeune sortant d'un CS Technicien en réseaux électriques ou d'un TP MREAS en alternance est en général embauché immédiatement, souvent par son entreprise d'accueil.