Monteur / Monteuse en éclairage public

Monteuse en éclairage public
À partir du CAP / BEP Emploi : Favorable
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Monteur / Monteuse en éclairage public
Taneti / Unsplash
Salaire net ~1 404 – 2 262 €/mois
Télétravail Non
Horaires Variable

Aperçu rapide

Sans lui, la ville s'éteindrait à la nuit tombée. Le monteur en éclairage public installe, règle et répare les lampadaires, les mâts et les armoires électriques qui éclairent les rues, les parkings et les stades. Un métier de plein air, en hauteur et en équipe, qui se modernise à toute vitesse avec les LED et les villes connectées.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 404 €
net / mois
≈ 1,0 SMIC
1 800 € brut
Expérimenté
2 262 €
net / mois
≈ 1,6 SMIC
2 900 € brut

Un débutant démarre autour de 1 800 € brut par mois (l'ONISEP indique un salaire de départ à partir de 1 801 € brut pour le monteur en réseaux d'énergie). Le salaire moyen constaté sur les offres d'emploi tourne autour de 2 000 € brut mensuels. Avec quelques années d'expérience et les habilitations complètes, on atteint 2 300 à 2 900 € brut ; un chef d'équipe dépasse souvent 3 000 €. À cela s'ajoutent des compléments non négligeables dans les travaux publics : paniers repas, indemnités de trajet et de grand déplacement, primes d'astreinte et heures de nuit, qui peuvent représenter plusieurs centaines d'euros par mois. En collectivité territoriale, la rémunération suit la grille de la fonction publique (catégorie C), avec des primes d'astreinte.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du CAP / BEP
Diplôme de référence : Titre professionnel Monteur de réseaux électriques aéro-souterrains (MREAS)

Le métier est accessible dès le CAP Électricien, mais les employeurs recrutent de plus en plus au niveau bac. Trois voies principales :

1. La voie courte : CAP Électricien (2 ans après la 3e), idéalement en apprentissage dans une entreprise de travaux publics ou de génie électrique. 2. La voie la plus directe : le Titre professionnel Monteur de réseaux électriques aéro-souterrains (MREAS), qui comporte un bloc de compétences entièrement consacré à l'installation et à la maintenance des réseaux d'éclairage public. Accessible après la 3e, en apprentissage ou en formation continue (AFPA, GRETA, CFA des métiers de l'énergie). 3. La voie recommandée pour évoluer : Bac pro MELEC (Métiers de l'électricité et de ses environnements connectés), complété par un CS (Certificat de spécialisation, ex-MC) Technicien en réseaux électriques en 1 an — la formation de référence du secteur, avec un taux d'insertion très élevé.

Ensuite, un BP Électricien ou un BTS Électrotechnique permet de viser l'encadrement de chantier. L'alternance est très majoritaire dans cette filière et les entreprises (Bouygues Energies, Eiffage Énergie, SPIE, Citeos, PME locales) recrutent directement leurs apprentis.

Une condition non négociable : l'aptitude médicale au travail en hauteur et aux travaux sous tension, vérifiée par le médecin du travail.

Diplômes les plus adaptés

CAP
Titre professionnel Monteur de réseaux électriques aéro-souterrains (MREAS)
Autre
CS (Certificat de spécialisation) Technicien en réseaux électriques
CAP
CAP Électricien
Bac
Bac pro Métiers de l'électricité et de ses environnements connectés (MELEC)

Diplômes envisageables

Bac
BP Électricien
Bac+2
BTS Électrotechnique

Certifications et permis

Requis
Habilitation électrique (B1V, B2V, BR, BC) Indispensable pour intervenir au voisinage ou sur des installations sous tension ; délivrée par l'employeur après formation et recyclée tous les 3 ans.
Requis
CACES R486 catégorie B (nacelle / PEMP) Obligatoire pour conduire la nacelle élévatrice utilisée pour intervenir en haut des candélabres ; à renouveler tous les 5 ans.
Requis
Permis B Nécessaire pour se déplacer entre les chantiers avec le véhicule de service.
Atout
AIPR (Autorisation d'Intervention à Proximité des Réseaux) Exigée pour les travaux près des réseaux enterrés ou aériens ; les titulaires d'une habilitation électrique en sont généralement dispensés.
Atout
Formation travail en hauteur et port du harnais Très souvent demandée par les entreprises, en complément du CACES nacelle.
Atout
Permis C (poids lourd) Atout pour conduire les camions-nacelles ou les camions-grues de l'entreprise.
Tu cherches une alternance ?

Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.

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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Lecture de plans et de schémas électriques
Indispensable Raccordement et câblage de réseaux basse tension
Indispensable Diagnostic de panne sur installations d'éclairage
Indispensable Pose de candélabres et travaux en hauteur sur nacelle (PEMP)
Important Application des normes de sécurité électrique (NF C 17-200)
Un plus Réglage des horloges astronomiques et systèmes de télégestion LED
Un plus Travaux de terrassement et déroulage de câbles souterrains

Les qualités qui comptent

Indispensable Rigueur et méthode
Indispensable Sens de la sécurité et vigilance permanente
Important Travail en équipe et en binôme
Important Résistance physique et absence de vertige
Un plus Autonomie et sens du service public

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Chaque matin, le monteur en éclairage public part en équipe depuis le dépôt, camion-nacelle chargé. Sur le terrain, il creuse des tranchées et déroule des câbles souterrains, dresse des candélabres (les mâts de lampadaires), pose des lanternes et les raccorde au réseau basse tension. Il installe et câble les armoires de commande qui pilotent l'allumage de tout un quartier.

L'autre moitié du métier, c'est le dépannage. Quand une rue reste dans le noir, c'est lui qui cherche la cause : ampoule grillée, câble coupé par un coup de pelle, disjoncteur qui a sauté, horloge astronomique déréglée. Il utilise un multimètre, un contrôleur d'isolement, parfois un détecteur de défaut de câble, puis répare. Il change aussi massivement les vieilles lampes à sodium (la lumière orange) par des LED beaucoup moins gourmandes en électricité, et installe des systèmes de télégestion qui permettent de baisser l'intensité lumineuse au milieu de la nuit.

Les conditions de travail

C'est un métier d'extérieur, toute l'année : sous le soleil comme sous la pluie, en ville comme le long des routes de campagne. On travaille beaucoup en hauteur, depuis une nacelle élévatrice — il ne faut donc pas avoir le vertige, et une visite médicale d'aptitude est obligatoire. Le port des équipements de protection (casque, gants isolants, harnais, vêtements haute visibilité) n'est jamais négociable : on intervient près de câbles sous tension et souvent au bord de la circulation.

Les horaires sont majoritairement de journée, mais certaines interventions se font tôt le matin, en soirée ou de nuit — c'est parfois le seul moment pour tester un éclairage ou pour fermer une avenue passante. Les astreintes (être joignable pour une urgence le week-end) sont fréquentes. On travaille toujours en binôme ou en petite équipe, sous la responsabilité d'un chef d'équipe, et on se déplace en permanence d'un chantier à l'autre.

Télétravail Non
Horaires Variable
Effort physique Élevé
Environnement extérieur, chantier, véhicule
Comment ça évolue ?

Avec quelques années d'expérience et des habilitations supplémentaires, on devient chef d'équipe, puis chef de chantier ou conducteur de travaux dans une entreprise de génie électrique. D'autres se spécialisent : mise en lumière de monuments et d'événements, signalisation lumineuse tricolore, bornes de recharge pour véhicules électriques, capteurs de « smart city ».

Le métier ouvre aussi de vraies passerelles : monteur de réseaux électriques haute tension chez Enedis ou ses sous-traitants, technicien de maintenance en collectivité territoriale (avec un statut de fonctionnaire après concours), ou bureau d'études en éclairage après un BTS Électrotechnique en alternance. Certains finissent par créer leur propre entreprise d'installation électrique.

Perspectives d'emploi

Favorable

Le secteur recrute nettement plus qu'il ne trouve de candidats. Deux raisons : les départs à la retraite d'une génération de monteurs, et surtout l'énorme chantier de rénovation du parc français d'éclairage public — plus de 11 millions de points lumineux, dont une grande partie reste à convertir en LED pour réduire la facture énergétique des communes. Les collectivités sont poussées à agir par le coût de l'électricité et par les objectifs de sobriété énergétique. Les employeurs sont variés : entreprises de génie électrique et de travaux publics (Citeos, SPIE, Eiffage Énergie Systèmes, Bouygues Energies & Services, Sobeca, mais aussi de nombreuses PME régionales), syndicats départementaux d'énergie, services techniques municipaux et intercommunalités. Les offres se comptent en milliers sur les plateformes d'emploi, partout en France et pas seulement dans les grandes villes. Un jeune sortant d'un CS Technicien en réseaux électriques ou d'un TP MREAS en alternance est en général embauché immédiatement, souvent par son entreprise d'accueil.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Électricien / Électricienne d'éclairage publicOpérateur / Opératrice d'éclairage publicMonteur / Monteuse de réseaux électriques aéro-souterrainsTechnicien / Technicienne en réseaux électriquesÉlectricien / Électricienne réseaux et éclairage urbainAgent / Agente d'exploitation de l'éclairage public

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéFonctionnaireIntérimaireApprenti / Alternant