En début de carrière, on démarre autour de 1 900 à 2 100 € brut par mois (environ 1 500-1 650 € net). Avec 3 à 5 ans d'expérience, on passe vers 2 400-2 900 € brut, et un technicien confirmé ou référent radio peut atteindre 3 200 à 3 750 € brut (données Hays 2026 relayées par le Journal du Net, médiane du métier autour de 2 925 € brut). À la rémunération de base s'ajoutent des compléments non négligeables : primes d'astreinte, majorations pour travail de nuit ou le week-end, paniers repas et indemnités de déplacement, qui peuvent représenter plusieurs centaines d'euros par mois. Les salaires sont plus élevés en Île-de-France et chez les opérateurs/équipementiers que chez les sous-traitants.
Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.
La voie de référence, c'est un Bac+2 en réseaux et télécommunications, électronique ou génie électrique : BTS CIEL (Cybersécurité, informatique et réseaux, électronique), option B électronique et réseaux surtout, ou option A informatique et réseaux ; BUT Réseaux et télécommunications (Bac+3, parcours « Réseaux d'opérateurs et multimédia » particulièrement adapté) ; DEUST Infrastructures numériques. Avant ça, le meilleur tremplin au lycée est le Bac pro CIEL ou un Bac STI2D (spécialité systèmes d'information et numérique).
Mais le métier est aussi très accessible par la voie professionnelle courte : les titres professionnels de niveau bac (Technicien d'intervention télécom, Technicien réseaux IP), proposés notamment par l'AFPA ou des centres privés, permettent d'entrer sur le terrain en quelques mois, y compris en reconversion. Les opérateurs et les sous-traitants recrutent beaucoup en alternance, ce qui est souvent le chemin le plus direct vers l'embauche.
Une fois en poste, la formation continue est permanente : chaque nouvelle génération de réseau (5G, bientôt 6G) s'accompagne de stages constructeurs (Nokia, Ericsson) de quelques jours à quelques semaines.
Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.
Le technicien de maintenance réseaux mobiles est le médecin des antennes-relais. Chaque jour, il part avec son véhicule d'atelier vers plusieurs sites : un pylône en pleine campagne, le toit d'un immeuble en ville, un site sur un château d'eau. Sur place, il fait de la maintenance préventive (vérifier les équipements radio, les baies techniques, l'alimentation électrique, les climatisations, resserrer et contrôler les connectiques) et de la maintenance corrective : quand une antenne tombe en panne, il diagnostique, remplace la carte ou le module défaillant, et remet le site en service.
L'autre grande partie du métier, c'est la mesure. Avec des appareils spécialisés (analyseur de spectre, réflectomètre, testeur de puissance), il vérifie la qualité du signal, l'alignement et l'azimut des antennes, le niveau de couverture. Il effectue aussi les mises à jour logicielles et matérielles des équipements 4G/5G, teste après intervention, et rédige un compte rendu détaillé dans l'outil de supervision. Une partie du travail se fait à distance depuis un centre d'exploitation : on surveille les alarmes du réseau et on déclenche les interventions terrain.
C'est un métier itinérant, majoritairement en extérieur et souvent en hauteur : pylônes, toitures, nacelles élévatrices. Il faut aimer bouger, ne pas avoir le vertige et respecter des protocoles de sécurité stricts (harnais, EPI, habilitations). Les horaires sont variables : interventions tôt le matin, parfois la nuit ou le week-end pour ne pas couper le réseau aux heures de forte utilisation, et astreintes régulières en cas de panne critique. On travaille par tous les temps, seul ou en binôme, avec un secteur géographique attribué. Le permis B est indispensable, un véhicule de service est fourni.
On exerce chez un opérateur (Orange, SFR, Bouygues Telecom, Free), chez un équipementier (Nokia, Ericsson, Huawei), chez un gestionnaire de tours (TDF, Cellnex, Totem) ou, très souvent, chez un sous-traitant spécialisé dans le déploiement et la maintenance télécoms.
Après quelques années, on peut devenir technicien radio confirmé ou référent technique sur une technologie (5G, transmission hertzienne, énergie de site), puis chef d'équipe ou chef de chantier télécoms, avec la coordination des interventions et le suivi des sous-traitants. D'autres évoluent vers l'ingénierie radio (optimisation de la couverture), la supervision réseau en centre d'exploitation (NOC), le rôle de responsable maintenance régional, ou le technico-commercial chez un équipementier. Avec un diplôme complémentaire (licence pro, école d'ingénieurs en alternance), on peut passer ingénieur réseaux. Les passerelles vers la fibre optique, les réseaux d'entreprise, l'IoT ou la cybersécurité des infrastructures sont fréquentes. Beaucoup finissent aussi par se mettre à leur compte comme prestataires.
Le marché est porteur et le restera plusieurs années. La densification de la 5G, la modernisation des sites 4G, l'extinction progressive de la 2G/3G, le New Deal Mobile (obligation de couverture des zones blanches) et l'arrivée des usages industriels (5G privée, IoT) génèrent un volume d'interventions important et récurrent. Les opérateurs (Orange, SFR, Bouygues Telecom, Free), les gestionnaires d'infrastructures (TDF, Cellnex, Totem) et surtout leurs sous-traitants recrutent en continu, avec plusieurs milliers d'offres télécoms publiées en permanence sur les jobboards. Le CDI domine pour les postes techniques, complété par de l'intérim et des CDD sur les pics de déploiement. Les régions qui embauchent le plus sont l'Île-de-France, la Nouvelle-Aquitaine, la Bretagne et Auvergne-Rhône-Alpes, mais le maillage étant national, on trouve des postes partout — y compris en zone rurale, souvent moins concurrentielle. Attention toutefois : une partie des emplois se situe chez des sous-traitants où les conditions (rythme, déplacements, salaire) sont plus tendues que chez les opérateurs.