En début de carrière, le salaire brut mensuel se situe entre 2 000 et 2 500 € (soit 24 000 à 30 000 € brut annuels) ; les données 2025-2026 situent le débutant autour de 2 100 € brut par mois. Avec quelques années d'expérience, la rémunération dépasse 35 000 € brut annuels (environ 2 900 €/mois) et peut atteindre 3 000 à 3 200 € brut mensuels pour les profils confirmés, trilingues ou spécialisés sur une zone à forte valeur. Glassdoor situe la fourchette globale entre 24 000 et 38 000 € brut annuels. Les grandes structures parisiennes et les groupes exportateurs paient mieux que les PME régionales, où le poste démarre parfois près du SMIC. Des primes sur objectifs commerciaux ou une part variable liée au chiffre d'affaires export existent dans certaines entreprises.
Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.
La voie royale est le BTS Commerce international (bac+2), très souvent suivi en alternance : deux ans après un bac général, un bac STMG ou un bac pro Métiers du commerce et de la vente. Le Titre professionnel Assistant import-export (niveau bac+2, ministère du Travail) est l'autre grande porte d'entrée, plus courte (6 à 12 mois) et adaptée à la formation continue ou à la reconversion. Un BTS Gestion des transports et logistique associée (GTLA) permet aussi d'accéder au poste, surtout côté transitaire.
Pour se donner plus d'options, beaucoup poursuivent en bac+3 : BUT Techniques de commercialisation parcours « Business international : achat et vente », licence professionnelle Métiers du commerce international, ou bachelor d'école de commerce. Les grandes entreprises recrutent aussi des profils bac+5 (master Commerce international, école de commerce spécialisée), mais ce niveau vise plutôt les postes de responsable.
Dans tous les cas, la maîtrise de l'anglais est non négociable, et une deuxième langue (espagnol, allemand, chinois, arabe) fait vraiment la différence. Les séjours à l'étranger (Erasmus, stage international, VIE après le diplôme) sont fortement valorisés par les recruteurs.
Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.
Concrètement, la journée d'un assistant import-export se passe devant un ordinateur et au téléphone. Il enregistre les commandes venues de l'étranger (ou passées à des fournisseurs étrangers), édite les devis et les factures, puis constitue le « dossier » qui accompagnera la marchandise : facture commerciale, liste de colisage, certificat d'origine, déclaration en douane, documents de transport (connaissement maritime, lettre de transport aérien). Il réserve ensuite l'acheminement auprès d'un transitaire ou d'un transporteur, compare les coûts et les délais, et suit l'expédition jusqu'à la livraison.
L'autre moitié du travail, c'est la relation : il répond aux clients étrangers, relance les fournisseurs, échange avec les services douaniers, les assureurs, les banques (pour les crédits documentaires) et les équipes commerciales de son entreprise. Le tout très souvent en anglais, parfois dans une deuxième langue. Quand un conteneur est bloqué, qu'un document manque ou qu'une réglementation change, c'est lui qui trouve la solution — vite, car chaque jour de retard coûte cher.
Le poste s'exerce en entreprise, dans un bureau, chez un industriel, un négociant, un transitaire, une maison de vin ou une PME exportatrice. Les horaires sont généralement classiques (journée, du lundi au vendredi), mais le décalage horaire impose parfois de commencer tôt pour l'Asie ou de finir tard pour l'Amérique, et les périodes de forte activité (fin de mois, salons, campagnes d'expédition) génèrent des pointes de charge. Le métier est sédentaire à environ 80 % : quelques déplacements sur un entrepôt, chez un client ou sur un salon professionnel viennent ponctuer l'année. Le télétravail partiel est courant, car le travail est essentiellement numérique, mais rarement à 100 % : la coordination avec la logistique et le service commercial se fait aussi sur place.
La pression existe : précision et rapidité sont indispensables, une erreur sur un document douanier peut immobiliser une marchandise pendant des jours et coûter plusieurs milliers d'euros à l'entreprise.
C'est un métier tremplin. Après 3 à 5 ans, l'assistant se voit confier des dossiers plus stratégiques et peut devenir responsable ADV export, coordinateur logistique internationale, chargé de zone export ou déclarant en douane. À plus long terme, les évolutions mènent vers responsable import-export, responsable supply chain, acheteur international ou directeur du service export — souvent en complétant le bac+2 par une licence professionnelle, un bachelor ou un master en commerce international. Certains se spécialisent par produit (vins et spiritueux, cosmétique, agroalimentaire, matériel médical) ou par zone géographique, ce qui augmente nettement la valeur du profil sur le marché.
Le marché est actif et régulier : plusieurs centaines d'offres sont en permanence en ligne sur les grands sites d'emploi (Hellowork, Indeed, APEC), en CDI, CDD et intérim. Toutes les entreprises qui achètent ou vendent à l'étranger — industrie, agroalimentaire, vins et spiritueux, cosmétique, matériel médical, transitaires, négociants — recrutent ce profil, ce qui donne des débouchés dans des secteurs très variés et sur tout le territoire (avec une concentration près des grands ports et des zones logistiques : Le Havre, Marseille-Fos, Dunkerque, Lyon, Roissy, Bordeaux). L'alternance est massivement utilisée pour ce poste, ce qui facilite l'entrée dans le métier. Deux nuances : la concurrence est réelle sur les premiers postes en région parisienne, et le métier se transforme (digitalisation des formalités douanières, dématérialisation, outils ERP, évolution des réglementations et des sanctions internationales). Les profils réellement bilingues, voire trilingues, et à l'aise avec les outils numériques sont ceux qui décrochent les meilleures offres.