En début de carrière, un assistant achat gagne entre 1 950 € et 2 200 € bruts par mois (soit 24 000 à 27 000 € bruts par an). Après quelques années d'expérience, la rémunération se situe entre 2 500 € et 3 000 € bruts mensuels, et peut dépasser 3 200 € dans les grandes entreprises industrielles ou en Île-de-France (l'APEC relève une fourchette de 26 000 à 41 000 € bruts annuels, moyenne autour de 33 000 €). S'ajoutent fréquemment une prime sur objectifs, des tickets restaurant, un intéressement et parfois une part variable liée aux économies réalisées sur les achats. Le passage au poste d'acheteur s'accompagne en général d'un saut de salaire significatif.
Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.
Le métier est accessible à bac+2, principalement via un BTS (Gestion de la PME, Commerce international, Négociation et digitalisation de la relation client) ou un BUT (Techniques de commercialisation, Management de la logistique et des transports, Gestion administrative et commerciale des organisations). Le niveau bac+3 est de plus en plus demandé : la licence professionnelle Gestion des achats et des approvisionnements (LP GAA) est la formation la plus directe, très souvent suivie en alternance. Pour évoluer rapidement vers un poste d'acheteur, la suite logique est un bac+5 : master mention achats ou management de la supply chain, école de commerce avec spécialisation achats, ou mastère spécialisé en management des achats internationaux (type MAI Grenoble EM / KEDGE). L'alternance est la voie royale : elle permet d'entrer dans un service achats dès la formation et débouche très souvent sur une embauche.
Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.
Chaque jour, l'assistant achat fait tourner la machine des approvisionnements. Il recueille les besoins des différents services (production, informatique, marketing, services généraux…), aide à rédiger les cahiers des charges, puis lance les consultations auprès des fournisseurs. Il demande des devis, compare les offres sur le prix, la qualité et les délais, et prépare des tableaux comparatifs qui serviront à la décision de l'acheteur.
Une grande partie de son temps est consacrée au suivi : émission des bons de commande dans l'ERP (SAP, Oracle, Sage…), relance des fournisseurs en retard, contrôle de la conformité des livraisons, rapprochement des factures, gestion des litiges et des retours. Il tient aussi à jour la base fournisseurs et les tableaux de bord (volumes achetés, économies réalisées, taux de service), qui alimentent les reportings du service achats.
Le métier s'exerce dans un bureau, souvent en open space, au sein du service achats — dans l'industrie, la grande distribution, le BTP, les services, mais aussi dans le secteur public (hôpitaux, collectivités) où l'on parle de commande publique. Les horaires sont classiques, en journée, avec des pics d'activité lors des clôtures mensuelles, des inventaires ou du lancement d'un appel d'offres. Le télétravail partiel est fréquent, surtout pour les tâches de saisie et de reporting. Quelques déplacements ponctuels sont possibles : visite d'un site de production, d'un entrepôt ou d'un salon professionnel. L'anglais est souvent indispensable dès que l'entreprise achète à l'étranger.
L'assistant achat est rarement un poste d'arrivée : après 2 à 4 ans, on évolue naturellement vers acheteur junior, approvisionneur, gestionnaire de commandes ou chargé d'achats. En se spécialisant (achats industriels, achats publics, achats informatiques, achats indirects, sourcing international), on accède ensuite à des postes de responsable achats, chef de groupe achats, puis de directeur des achats. Des passerelles existent aussi vers la supply chain (planification, logistique), le contrôle de gestion ou la fonction commerciale, car les compétences de négociation et d'analyse des coûts y sont directement transférables. Une reprise d'études en master achats ou en école de commerce, souvent en alternance, accélère nettement la progression.
La fonction achats recrute : les offres d'emploi d'acheteur ont fortement progressé ces dernières années et les entreprises peinent à pourvoir leurs postes, faute de diplômés suffisamment nombreux. L'assistant achat en profite doublement, car c'est le poste par lequel les entreprises font entrer les jeunes diplômés dans la filière. Les besoins sont portés par la maîtrise des coûts, la sécurisation des approvisionnements après les crises logistiques récentes, et l'essor des achats responsables (RSE, sourcing local, décarbonation). L'industrie, la grande distribution, le BTP, la santé et le secteur public sont les principaux employeurs. L'alternance est très demandée et constitue le meilleur tremplin vers un CDI.