Un débutant démarre le plus souvent au SMIC ou légèrement au-dessus (environ 1 800 à 1 900 € brut par mois), avec un salaire médian observé autour de 1 900 € brut mensuels (≈ 22 750 € brut annuels) dans les entreprises prestataires. À cela s'ajoutent des compléments qui pèsent lourd : primes au nombre de compteurs posés, primes d'objectifs, paniers repas (7 à 8 € par jour), véhicule de service et carburant pris en charge, participation. Avec quelques années d'expérience ou un poste de chef d'équipe, on atteint 2 200 à 2 600 € brut. Chez les gestionnaires de réseau (GRDF, Enedis), le statut des Industries Électriques et Gazières (IEG) offre une rémunération plus élevée et plus structurée : salaire de base indexé sur le point IEG, prime de résidence, indemnités d'astreinte et de conditions de travail, tarif préférentiel sur l'énergie.
Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.
Le métier est accessible dès le niveau CAP dans l'électricité, le sanitaire ou l'énergie, et de nombreuses entreprises recrutent des débutants motivés qu'elles forment ensuite en interne (parcours de quelques semaines sur les procédures de pose et de sécurité). Les voies les plus directes sont le CAP électricien, le CAP monteur en installations sanitaires, ou le titre professionnel technicien réseau gaz. Un bac pro MELEC (métiers de l'électricité et de ses environnements connectés) ou un bac pro dans les systèmes énergétiques élargit nettement les possibilités, notamment pour entrer chez GRDF ou Enedis, qui recrutent beaucoup en alternance (plus de 2 000 alternants par an chez Enedis, du CAP au bac+5). Quel que soit le diplôme, les habilitations (électrique, gaz) et le permis B conditionnent l'embauche.
Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.
Le poseur de compteurs reçoit chaque matin une tournée de rendez-vous sur son terminal mobile, puis part en véhicule de service faire le tour des logements, immeubles ou entreprises à équiper. Sur place, il repère l'installation existante, coupe l'alimentation en toute sécurité (fermeture de vanne, consignation électrique), démonte l'ancien compteur et pose le nouveau : raccordement hydraulique pour l'eau, raccords filetés et étanchéité pour le gaz, câblage et serrage des bornes pour l'électricité.
Vient ensuite la partie la plus importante : les contrôles. Recherche de fuite au détecteur pour le gaz, test de pression pour l'eau, vérification des tensions et de la mise à la terre pour l'électricité. Il met le compteur en service, s'assure qu'il communique bien avec le réseau (Linky, Gazpar, télérelève eau), relève l'index de départ et enregistre l'intervention sur son application. Il termine en expliquant au client comment lire son compteur et à qui s'adresser en cas de problème. Selon les entreprises, il peut aussi assurer des relevés de consommation, des mises en service ou hors service, et des dépannages d'urgence.
C'est un métier de terrain, jamais derrière un bureau : on travaille chez les clients, dans des caves, des locaux techniques, des placards techniques d'immeuble, des regards enterrés en extérieur ou sur des installations en façade. Il faut souvent se baisser, s'agenouiller, travailler dans des espaces étroits et parfois par tous les temps. Le permis B est indispensable — on passe une bonne partie de la journée au volant, avec des déplacements possibles sur plusieurs départements, voire des découchés lors des campagnes de remplacement massif.
Les horaires sont majoritairement de journée, mais ils varient selon les tournées et les rendez-vous clients (certains créneaux en début de soirée ou le samedi pour arranger les particuliers). Chez les distributeurs comme GRDF ou Enedis, des astreintes 24h/24 peuvent s'ajouter pour les urgences (fuite de gaz, coupure). La sécurité est centrale : habilitation électrique, procédures gaz strictes, port des EPI. Le contact client est permanent, y compris avec des personnes inquiètes ou réticentes face aux compteurs communicants — il faut savoir rassurer et expliquer.
Avec de l'expérience, on peut se spécialiser sur une énergie (gaz, électricité, eau, réseaux de chaleur), devenir référent technique, contrôleur qualité des poses, ou formateur des nouveaux arrivants. Le poste de chef d'équipe puis de chef de chantier ou de responsable de secteur est l'évolution classique dans les entreprises prestataires. Chez les gestionnaires de réseau, un technicien peut évoluer vers l'exploitation et la maintenance du réseau, le diagnostic ou la relation clientèle technique.
Les passerelles sont nombreuses vers les métiers voisins : électricien du bâtiment, monteur de réseaux électriques, plombier-chauffagiste, technicien d'intervention gaz, installateur de bornes de recharge ou de solutions d'efficacité énergétique. Une formation complémentaire (BP, titre professionnel, BTS en alternance) permet d'accéder à des fonctions de technicien supérieur ou de bureau d'études.
Le marché est porteur : la modernisation des réseaux (compteurs communicants Linky pour l'électricité, Gazpar pour le gaz, télérelève pour l'eau) et le renouvellement régulier du parc — un compteur d'eau se remplace en moyenne tous les 15 ans, un compteur de gaz tous les 20 ans — génèrent un flux continu de chantiers. On trouve en permanence plus d'une centaine d'offres actives sur les grands sites d'emploi, portées par les entreprises prestataires des distributeurs, les régies et syndicats des eaux, et les agences d'intérim. Les recruteurs acceptent souvent des profils débutants formés en interne, ce qui en fait une porte d'entrée réaliste dans les métiers de l'énergie. Les contrats démarrent fréquemment en intérim ou en CDD de campagne avant de basculer en CDI, et la mobilité géographique est un vrai atout.