Oncologue

À partir du Bac +6 et plus Emploi : Favorable
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Oncologue
National Cancer Institute / Unsplash
Salaire net ~3 450 – 9 000 €/mois
Télétravail Partiel
Horaires Variable

Aperçu rapide

L'oncologue est le médecin spécialiste des cancers : il pose le diagnostic, choisit le traitement (chimiothérapie, immunothérapie, thérapie ciblée, radiothérapie) et accompagne le patient de l'annonce jusqu'à la guérison ou les soins palliatifs. C'est un métier de science de pointe — la recherche avance très vite — et d'humanité, où l'on apprend à parler vrai à des gens qui ont peur. Comptez environ 11 ans d'études après le bac, mais un métier passionnant et très recherché à la sortie.

Combien ça paye ?

Début de carrière
3 450 €
net / mois
≈ 2,4 SMIC
4 600 € brut
Expérimenté
9 000 €
net / mois
≈ 6,3 SMIC
12 000 € brut

À l'hôpital public, un oncologue qui démarre comme praticien hospitalier touche environ 4 600 € brut/mois au 1ᵉʳ échelon, auxquels s'ajoutent l'indemnité d'engagement de service public exclusif (~1 010 € brut/mois), les gardes (~420 € brut la garde) et les primes Ségur : en pratique le début de carrière tourne plutôt autour de 5 000 à 6 000 € brut mensuels. En fin de carrière hospitalière, on atteint environ 9 200 € brut/mois. En libéral ou en clinique, les revenus sont plus élevés et plus variables : les oncologues libéraux confirmés dépassent souvent 12 000 à 15 000 € brut mensuels selon le volume d'activité. Attention : pendant l'internat (5 ans), la rémunération reste modeste (environ 1 600 à 2 500 € net/mois selon l'ancienneté et les gardes).

Estimation du net avant impôt sur le revenu (statut cadre, ~25 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +6 et plus
Diplôme de référence : PASS (parcours d'accès spécifique santé) ou L.AS (licence avec option accès santé)

Environ 11 ans d'études après le bac, exclusivement à l'université. Le parcours type : bac général avec des spécialités scientifiques (physique-chimie, SVT, maths) → 1ʳᵉ année sélective via Parcoursup, en PASS (parcours d'accès spécifique santé) ou L.AS (licence avec option accès santé) → 1ᵉʳ cycle de 3 ans (DFGSM) → 2ᵉ cycle de 3 ans en externat (DFASM), avec stages hospitaliers rémunérés → épreuves de fin de 2ᵉ cycle (EDN/ECOS) qui déterminent l'accès à la spécialité → internat : DES d'Oncologie en 5 ans (10 semestres), organisé en phase socle (2 semestres, un stage en oncologie médicale + un en radiothérapie), approfondissement puis consolidation. À l'issue de la 2ᵉ année d'internat, on choisit l'option oncologie médicale ou oncologie-radiothérapie. La soutenance d'une thèse donne le diplôme d'État de docteur en médecine ; la validation du DES donne le droit d'exercer comme spécialiste. On peut compléter par un master 2 puis une thèse de sciences (Bac+8 et plus) pour s'orienter vers la recherche, ou par une FST (formation spécialisée transversale) : cancérologie, soins palliatifs, douleur, etc. L'oncologie est une spécialité assez demandée aux affectations, mais moins sous tension que certaines filières très concurrentielles.

Diplômes les plus adaptés

Autre
PASS (parcours d'accès spécifique santé) ou L.AS (licence avec option accès santé)
Bac+3
Diplôme de formation générale en sciences médicales (DFGSM) — 1ᵉʳ cycle
Autre
Diplôme de formation approfondie en sciences médicales (DFASM) — externat
Autre
Diplôme d'État de docteur en médecine
Autre
DES Oncologie, option oncologie médicale ou oncologie-radiothérapie (5 ans d'internat)

Diplômes envisageables

Autre
DES Hématologie (voie proche, pour les cancers du sang)
Autre
FST (formation spécialisée transversale) Cancérologie ou Soins palliatifs
Bac+5
Master 2 puis doctorat de sciences (recherche en cancérologie)

Certifications et permis

Requis
Inscription au Conseil de l'Ordre des médecins Obligatoire pour avoir le droit d'exercer la médecine en France.
Requis
Qualification de spécialiste en oncologie Reconnaissance du DES par l'Ordre des médecins, qui autorise à se dire oncologue.
Requis
DPC — développement professionnel continu Obligation de formation continue sur trois ans, indispensable dans une spécialité où les traitements évoluent chaque année.
Atout
Formation aux bonnes pratiques cliniques (BPC) Un atout, voire une nécessité pratique, pour participer aux essais cliniques et à la recherche.
Atout
AFGSU niveau 2 (gestes et soins d'urgence) Utile pour faire face aux urgences liées aux traitements ou à l'évolution de la maladie.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Diagnostic du cancer (imagerie, biopsie, anatomopathologie)
Indispensable Protocoles de chimiothérapie, immunothérapie et thérapies ciblées
Indispensable Gestion des effets secondaires et soins de support
Important Lecture de la biologie moléculaire et de la génétique tumorale
Important Méthodologie de la recherche et des essais cliniques
Important Anglais scientifique (lire la littérature internationale)

Les qualités qui comptent

Indispensable Empathie
Un plus Curiosité et goût d'apprendre en continu
Indispensable Savoir annoncer une mauvaise nouvelle avec justesse
Indispensable Solidité émotionnelle face à la maladie grave et à la mort
Important Rigueur et sens du détail (les doses ne pardonnent pas)
Important Travail en équipe pluridisciplinaire (RCP)

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

La journée d'un oncologue tourne autour de trois temps. La consultation d'abord : il reçoit des patients, examine les résultats (scanner, IRM, biopsie, analyses de biologie moléculaire), annonce le diagnostic, explique le protocole, puis revoit régulièrement chaque personne pour vérifier que le traitement fonctionne et que les effets secondaires restent supportables. L'hôpital de jour et le service d'hospitalisation ensuite : il prescrit et surveille les cures de chimiothérapie, d'immunothérapie ou de thérapie ciblée, ajuste les doses, gère les complications (fatigue, nausées, baisse des défenses immunitaires, douleurs).

Troisième temps, souvent invisible du grand public mais central en cancérologie : la réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP). Chaque dossier de cancer est discuté collectivement avec des chirurgiens, radiologues, radiothérapeutes, anatomopathologistes, pharmaciens et infirmiers. Personne ne décide seul d'un traitement anticancéreux. À cela s'ajoutent, selon les postes, la participation à des essais cliniques (tester de nouveaux médicaments), la lecture de publications scientifiques en anglais, l'encadrement d'internes et parfois l'enseignement.

Les conditions de travail

La très grande majorité des oncologues exercent en établissement : CHU, centres hospitaliers, centres de lutte contre le cancer (réseau Unicancer, comme l'Institut Gustave-Roussy ou le Centre François Baclesse), cliniques privées. Une minorité exerce en libéral, en cabinet ou en clinique. Les horaires sont variables et souvent longs, avec des gardes ou astreintes selon la structure, et le rythme alterne entre consultations serrées, urgences et réunions. Le télétravail reste marginal : téléconsultations de suivi et RCP en visio existent, mais l'essentiel se fait au contact du patient.

La vraie particularité, c'est la charge émotionnelle. On annonce des maladies graves, on accompagne des personnes qui guérissent — de plus en plus souvent — mais aussi des personnes qui meurent. Les études montrent qu'environ 30 % des soignants en oncologie connaissent un épuisement émotionnel. Les équipes s'organisent pour cela : groupes de parole, psycho-oncologues, soins de support. C'est un métier qui demande de savoir poser des limites entre soi et le travail.

Télétravail Partiel
Horaires Variable
Effort physique Modéré
Environnement hôpital, bureau, laboratoire
Comment ça évolue ?

Dès l'internat, on choisit une option : oncologie médicale (traitements par médicaments) ou oncologie-radiothérapie (traiter par les rayons). Ensuite viennent les surspécialisations par organe ou population : sénologie (cancers du sein), onco-pédiatrie, onco-hématologie, oncologie thoracique, digestive, urologique, oncogériatrie, soins palliatifs. Après une dizaine d'années, on peut devenir chef de service ou responsable d'unité, prendre la direction d'un département de recherche clinique, ou faire carrière à l'hôpital-université comme PU-PH (soins + enseignement + recherche). D'autres passages sont possibles : industrie pharmaceutique (développement de médicaments), agences de santé (INCa, HAS), coordination de parcours de soins, ou expertise médicale.

Perspectives d'emploi

Favorable

Le marché est très ouvert pour les jeunes diplômés : environ 78 % des projets de recrutement de la famille professionnelle sont jugés difficiles par les employeurs, ce qui signifie que les postes cherchent des candidats plus que l'inverse. Deux tendances se croisent : la démographie médicale annonce une baisse du nombre de praticiens en oncologie dans les années à venir, tandis que les besoins augmentent — l'incidence du cancer devrait progresser d'environ 21 % d'ici 2050. Résultat : les hôpitaux publics, les centres de lutte contre le cancer et les cliniques recrutent activement, y compris en régions moins attractives où les conditions proposées sont souvent avantageuses. Les débouchés ne se limitent pas au soin : recherche clinique, industrie pharmaceutique, agences de santé. Le risque du métier n'est pas de manquer de travail, mais d'en avoir trop : la charge de travail et l'épuisement professionnel sont les vrais sujets de la profession.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

CancérologueOncologue médicalOncologue médicaleMédecin oncologueOncologue radiothérapeuteRadiothérapeute oncologueOnco-hématologueOncologue pédiatreMédecin spécialiste en oncologiePraticien hospitalier en oncologie

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéFonctionnaireContractuel de la fonction publiqueLibéral