Matelot pont de la marine marchande

Matelote
À partir du CAP / BEP Emploi : Favorable
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Matelot pont de la marine marchande
Tomi Blasic / Unsplash
Salaire net ~1 482 – 2 418 €/mois
Télétravail Non
Horaires Variable

Aperçu rapide

Le matelot pont, c'est la personne qui fait tourner le navire au quotidien : amarrage, manœuvres, veille à la passerelle, entretien du bateau et surveillance de la cargaison. Tu embarques plusieurs semaines ou plusieurs mois sur un porte-conteneurs, un ferry ou un navire de service, puis tu rentres pour de longs congés. Un métier accessible dès le CAP, très concret, où on apprend surtout en naviguant.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 482 €
net / mois
≈ 1,0 SMIC
1 900 € brut
Expérimenté
2 418 €
net / mois
≈ 1,7 SMIC
3 100 € brut

Un débutant titulaire du certificat de matelot pont gagne environ 1 900 à 2 130 € brut par mois (1 867 € selon l'Onisep, 2 129 € selon France Travail). Un matelot confirmé se situe autour de 3 000 € brut mensuels, avec des écarts importants selon l'armement, le pavillon et le type de navigation. À cela s'ajoutent primes d'embarquement, heures supplémentaires, indemnités de nourriture et, selon les situations, des avantages fiscaux liés au temps passé hors des eaux territoriales. Sur certains contrats internationaux ou dans l'offshore, la rémunération peut dépasser nettement ces fourchettes.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du CAP / BEP
Diplôme de référence : Certificat de matelot pont (CMP, ex-CIN)

Deux grandes voies. 1) La voie scolaire, dès la 3e : seconde professionnelle « métiers de la mer » puis CAP maritime (mention matelot) ou bac pro polyvalent navigant pont/machine, dans un des douze lycées professionnels maritimes français (Étel, Fécamp, Nantes, Le Guilvinec, Ciboure, Sète, Saint-Malo, La Rochelle, Boulogne-sur-Mer, Bastia, La Réunion...). Le CAP maritime se prépare en 2 ans après la 3e avec 12 semaines de stage embarqué. 2) La voie de la formation continue, à partir de 18 ans : le Certificat de matelot pont (CMP, ex-CIN), formation courte (quelques semaines) délivrée par les lycées maritimes et les centres agréés (CEFCM, écoles de formations maritimes, ACPM), qui suffit pour embarquer comme matelot. À cela s'ajoutent obligatoirement les modules STCW de sécurité et la visite médicale des gens de mer. Après 6 mois de navigation, le titulaire du CMP peut enchaîner sur le brevet de capitaine 200, puis vers les brevets d'officier via l'ENSM.

Diplômes les plus adaptés

Autre
Certificat de matelot pont (CMP, ex-CIN)
CAP
CAP maritime (mention matelot)
Bac
Bac pro polyvalent navigant pont/machine

Diplômes envisageables

Autre
Seconde professionnelle métiers de la mer
Bac
Bac pro conduite et gestion des entreprises maritimes - commerce/plaisance professionnelle option yacht

Certifications et permis

Requis
Certificat de formation de base à la sécurité (CFBS / STCW Basic Safety Training) Module obligatoire (survie, incendie, secourisme élémentaire, sécurité individuelle) pour embarquer sur tout navire de commerce.
Requis
Certificat d'aptitude médicale à la navigation maritime Visite obligatoire auprès d'un médecin des gens de mer, renouvelée périodiquement.
Requis
Certificat de matelot pont (CMP) Titre professionnel maritime qui autorise à occuper une fonction de matelot au service pont.
Atout
Certificat de matelot quart passerelle (timonier) Permet de tenir la barre et d'assurer la veille de quart : un vrai plus pour évoluer.
Atout
Certificat d'aptitude à l'exploitation des embarcations et radeaux de sauvetage (CAEERS) Qualification sécurité valorisée à l'embauche, notamment sur les navires à passagers.
Atout
Certificat restreint d'opérateur SMDSM (CRO) Qualification radio utile pour les fonctions de veille et pour la suite du parcours vers le capitaine 200.
Atout
Formation avancée à la lutte contre l'incendie Souvent exigée sur les ferries et les navires à passagers.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Important Anglais maritime
Indispensable Matelotage et manœuvres de pont (nœuds, aussières, amarrage, mouillage)
Indispensable Veille et tenue de quart à la passerelle
Indispensable Sécurité maritime : survie, lutte contre l'incendie, secourisme (STCW)
Indispensable Entretien du navire : piquage de rouille, peinture, graissage, nettoyage
Important Arrimage et saisissage de la cargaison, opérations de chargement/déchargement
Important Tenue de la barre (qualification timonier)
Un plus Manipulation des apparaux de levage et des treuils

Les qualités qui comptent

Important Autonomie et débrouillardise
Indispensable Sang-froid face aux situations d'urgence et au mauvais temps
Indispensable Endurance physique et résistance au mal de mer
Important Rigueur et respect strict des consignes
Indispensable Esprit d'équipe et capacité à vivre en collectivité
Important Équilibre psychologique face à l'éloignement familial

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

À bord, le matelot pont est le bras droit des officiers pour tout ce qui touche au navire lui-même. Il participe aux manœuvres d'appareillage et d'accostage : lancer et reprendre les aussières, mouiller l'ancre, manipuler les treuils et les apparaux de pont. En mer, il assure la veille par quarts (des périodes de 4 heures, jour et nuit) sous l'autorité de l'officier de quart : il surveille l'horizon, le radar, les autres navires. Avec la qualification de matelot quart-passerelle (timonier), il tient aussi la barre.

Le reste du temps est consacré à l'entretien : piquage de rouille, peinture, graissage, contrôle et rangement du matériel de manutention et de sauvetage, nettoyage des ponts et des cales. Il veille également au bon déroulement du chargement et du déchargement des marchandises ou à l'embarquement des passagers, vérifie l'arrimage et le saisissage de la cargaison. Selon les navires, il peut participer à des convoyages, à des transports de passagers ou à des opérations de lamanage dans les ports.

Les conditions de travail

Le travail se fait dehors, sur un pont qui bouge, souvent par tous les temps : c'est physique (port de charges, postures contraignantes, bruit, humidité) et cadencé par les quarts, donc parfois de nuit. La vie à bord est collective : on dort, on mange et on travaille avec le même équipage, généralement une quinzaine à une vingtaine de personnes, loin de chez soi.

Le rythme repose sur l'alternance embarquement / congés, à peu près moitié-moitié : environ 2 mois en mer pour 2 mois à terre au long cours, des rotations beaucoup plus courtes (type 3 jours / 3 jours) sur les ferries et les navires côtiers. Aucun télétravail possible, évidemment. Une aptitude médicale à la navigation maritime est obligatoire, et les débuts se font souvent sous contrat « d'embarquement au voyage », donc avec une part d'incertitude sur les premières années.

Télétravail Non
Horaires Variable
Effort physique Élevé
Environnement mer, extérieur, atelier
Comment ça évolue ?

La marine marchande est un des rares secteurs où l'on progresse vraiment par la navigation : chaque mois embarqué compte. Après quelques mois de mer, le matelot peut passer des qualifications complémentaires (quart passerelle/timonier, engins de levage, sécurité avancée) puis viser le poste de maître d'équipage (bosco), qui encadre l'équipe pont.

Avec de la formation continue dans un lycée professionnel maritime ou un centre agréé, il est possible de préparer le brevet de capitaine 200 (petits navires, plaisance professionnelle, navires à passagers côtiers) puis, en reprenant des études à l'École nationale supérieure maritime, d'accéder aux brevets d'officier. D'autres passerelles existent vers le remorquage, le lamanage, le pilotage portuaire, l'offshore, la grande plaisance et le yachting, ou vers des métiers sédentaires à terre (exploitation portuaire, armement, sécurité maritime).

Perspectives d'emploi

Favorable

Le transport maritime français peine à renouveler ses équipages : Armateurs de France représente une cinquantaine d'entreprises, près de 1 000 navires et environ 16 000 marins, et les armateurs signalent régulièrement un déficit de candidats français, sur les postes d'officiers comme sur les postes d'exécution. Les débouchés existent dans le transport de marchandises (porte-conteneurs, vraquiers, rouliers), le transport de passagers (ferries, navires à passagers côtiers), les services portuaires (remorquage, lamanage), l'offshore, la pose de câbles et l'océanographie. Attention : le nombre de postes reste limité en valeur absolue, la mobilité géographique est indispensable (Le Havre, Marseille, Saint-Nazaire, Brest, Dunkerque, outre-mer) et les débuts passent souvent par des contrats courts « au voyage » pendant un an et demi à deux ans. Les portails spécialisés (Clicandsea, jeunemarine.fr) concentrent l'essentiel des offres.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Matelot de pontMatelot de la marine marchandeMarin de la marine marchandeMatelot polyvalent pontMatelot qualifié pontMatelot quart passerelleTimonier / TimonièreHomme de pontMarin de pontAble seafarer deck (AB)

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéApprenti / Alternant