Bosco de la navigation maritime

À partir du CAP / BEP Emploi : Favorable
Voir une vidéo
Bosco de la navigation maritime
Bernd Dittrich / Unsplash
Salaire net ~1 872 – 3 744 €/mois
Télétravail Non
Horaires Variable

Aperçu rapide

Le bosco, c'est le chef d'orchestre du pont d'un navire. Il encadre les matelots, dirige les manœuvres d'amarrage et veille à ce que tout le matériel de sécurité soit prêt à servir. Un métier de terrain, en pleine mer, où l'on passe des semaines à bord entre grand large et escales.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 872 €
net / mois
≈ 1,3 SMIC
2 400 € brut
Expérimenté
3 744 €
net / mois
≈ 2,6 SMIC
4 800 € brut

Un maître d'équipage débutant se situe autour de 2 300 à 2 700 € brut par mois. Avec l'expérience et sur des navires importants (porte-conteneurs, pétroliers, offshore, croisière), la rémunération grimpe vers 4 000 à 5 000 € brut mensuels — les statistiques françaises situent le salaire moyen des maîtres d'équipage de la marine marchande et de la pêche autour de 3 300 € nets par mois, soit environ 51 000 € brut par an. À cela s'ajoutent des primes d'embarquement, de rotation (souvent 500 à 1 500 € par rotation), de zone ou de risque, ainsi qu'un régime social spécifique (ENIM) avec une retraite plus précoce. Les salaires sont nettement plus élevés sous pavillon international, à l'offshore et dans le grand yachting.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du CAP / BEP
Diplôme de référence : CAP maritime (matelot)

Le point d'entrée classique est le CAP maritime (ancien CAP maritime de matelot), préparé en 2 ou 3 ans après la 3ᵉ dans un lycée professionnel maritime (Étel, Le Guilvinec, Paimpol, Saint-Malo, Nantes, La Rochelle, Fécamp, Sète, Boulogne-sur-Mer…). Le bac pro Conduite et gestion des entreprises maritimes (CGEM), option commerce/plaisance professionnelle, est la voie la plus complète : son titulaire peut exercer comme matelot puis maître d'équipage à bord de tout navire. Pour les personnes déjà sorties du système scolaire, le Certificat de matelot pont (ex-CIN), qui se prépare en formation continue en quelques mois, ouvre la navigation au commerce, à la plaisance ou à la pêche. Dans tous les cas, le poste de bosco s'obtient après plusieurs années de temps de mer effectif comme matelot : c'est l'expérience embarquée, autant que le diplôme, qui fait le maître d'équipage. La suite se joue avec les brevets d'officier (capitaine 200, capitaine 500, chef de quart) délivrés après formation à l'ENSM ou en lycée maritime, accessibles aussi par VAE.

Diplômes les plus adaptés

CAP
CAP maritime (matelot)
Autre
Certificat de matelot pont (ex-CIN)
Bac
Bac pro Conduite et gestion des entreprises maritimes (CGEM) — commerce/plaisance professionnelle option yacht

Diplômes envisageables

Bac
Bac pro Conduite et gestion des entreprises maritimes (CGEM) — commerce/plaisance professionnelle option voile
Bac
Bac pro Conduite et gestion des entreprises maritimes (CGEM) — pêche

Certifications et permis

Requis
CFBS — Certificat de formation de base à la sécurité (STCW) Obligatoire pour figurer au rôle d'équipage : survie individuelle, lutte contre l'incendie, secourisme et responsabilités sociales, à revalider tous les 5 ans.
Requis
Certificat d'aptitude médicale à la navigation maritime Visite auprès du service de santé des gens de mer, obligatoire et renouvelée périodiquement pour tout embarquement.
Requis
Certificat de matelot pont Titre professionnel maritime qui autorise à naviguer comme matelot au pont, préalable indispensable avant d'accéder au poste de bosco.
Atout
CAEERS — Certificat d'aptitude à l'exploitation des embarcations et radeaux de survie Très souvent exigé sur les navires de commerce et de passagers, il complète le CFBS pour la mise à l'eau des moyens de sauvetage.
Atout
Brevet de capitaine 200 / capitaine 500 Non requis pour être bosco, mais c'est le sésame pour passer officier et évoluer vers les fonctions de second puis de capitaine.
Atout
Certificat restreint d'opérateur SMDSM (CRO) Certificat radio maritime, atout réel pour prendre des quarts passerelle et évoluer vers l'encadrement.
Tu cherches une alternance ?

Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.

Voir les offres

Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Matelotage (nœuds, épissures, cordages et gréement)
Indispensable Conduite des manœuvres d'amarrage, d'appareillage et de mouillage
Indispensable Maintenance du pont et des équipements de sécurité (radeaux, brassières, extincteurs)
Indispensable Application des procédures de sécurité et d'urgence à bord (STCW, lutte incendie)
Important Utilisation des treuils, guindeaux et engins de levage de bord
Important Anglais maritime
Un plus Tenue du quart et surveillance de la route du navire

Les qualités qui comptent

Important Rigueur et respect strict des consignes de sécurité
Indispensable Sens du commandement et capacité à encadrer une équipe
Indispensable Sang-froid face aux situations d'urgence et au mauvais temps
Important Esprit d'équipe et vie en collectivité prolongée
Un plus Pédagogie pour former les nouveaux embarqués

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Le bosco — de son nom officiel « maître d'équipage » — est l'intermédiaire direct entre les officiers et les matelots. Chaque matin, il reçoit les consignes du second capitaine, puis répartit le travail entre les membres de l'équipage du pont : entretien de la coque et des superstructures (piquage, peinture, traitement anticorrosion), vérification des cordages, des câbles et du gréement, graissage des treuils et des grues de bord.

Il dirige aussi les moments les plus techniques de la vie du navire : les manœuvres d'appareillage, d'accostage et de mouillage. C'est lui qui commande à l'avant ou à l'arrière, coordonne les gestes de chacun à la voix ou à la radio et sécurise les zones dangereuses. Il contrôle en permanence les équipements de sécurité (radeaux de survie, brassières, extincteurs, dispositifs d'homme à la mer), organise les exercices d'incendie et d'abandon, et forme les nouveaux embarqués aux gestes du matelotage et aux procédures d'urgence. Selon les navires, il prend également son tour de quart à la passerelle et peut participer aux opérations de sauvetage ou d'assistance en mer.

Les conditions de travail

Le bosco exerce à bord de porte-conteneurs, vraquiers, pétroliers, ferries, navires de croisière, navires de services (câbliers, ravitailleurs de l'offshore, remorqueurs) ou grands yachts. La vie s'organise en embarquements : plusieurs semaines à plusieurs mois de mer, suivis d'une période de congés à terre équivalente ou proportionnelle. À bord, les horaires suivent le système des quarts, qui assure une surveillance du navire 24 h/24 : le rythme est donc variable, parfois de nuit, week-ends et jours fériés compris.

Le travail est physique : port de charges, travail en hauteur ou à l'extérieur par tous les temps, gestes répétitifs, roulis et tangage. Il exige une bonne condition physique, validée par une visite médicale d'aptitude à la navigation maritime renouvelée régulièrement. L'anglais maritime est indispensable, car les équipages sont souvent internationaux. En contrepartie : le voyage, une vie d'équipe très soudée et de longues périodes de repos à terre.

Télétravail Non
Horaires Variable
Effort physique Élevé
Environnement mer, extérieur, atelier
Comment ça évolue ?

On ne devient pas bosco directement après l'école : c'est un poste qui se gagne après plusieurs années de navigation comme matelot, en accumulant du temps de mer et en montant en compétences. Une fois en poste, la suite logique passe par les brevets d'officier : capitaine 200, puis capitaine 500 ou chef de quart de la marine marchande, avec à la clé les fonctions de second capitaine puis de capitaine sur des navires de plus en plus gros. La validation des acquis de l'expérience (VAE) et la formation continue dans les lycées professionnels maritimes ou à l'ENSM permettent de franchir ces étapes.

D'autres bascules existent à terre après quelques années de mer : port et lamanage, exploitation ou armement dans une compagnie maritime, sécurité et inspection de navires, chantiers navals, formation maritime, ou encore encadrement dans la plaisance professionnelle et le yachting.

Perspectives d'emploi

Favorable

Le secteur maritime français peine à recruter : la marine marchande souffre d'un fort turn-over et d'une méconnaissance de ses métiers auprès des jeunes, alors que la demande mondiale en marins qualifiés dépasse l'offre. Les armements de transport de marchandises et de passagers, l'offshore, les navires de services et le yachting cherchent régulièrement des maîtres d'équipage expérimentés. Les débouchés sont concentrés sur les grands ports (Le Havre, Marseille-Fos, Dunkerque, Nantes-Saint-Nazaire, Brest, La Rochelle) et dans les compagnies françaises (CMA CGM, Brittany Ferries, Corsica Linea, La Méridionale, Louis Dreyfus Armateurs, Genavir). La mobilité géographique et la maîtrise de l'anglais élargissent fortement le champ des opportunités.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Maître d'équipageMaîtresse d'équipageMaître d'équipage de la marine marchandeMaître de manœuvreBoscoChef de pontBoatswain

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéIntérimaire