Assistant / Assistante d'exploitation transport maritime

Assistante d'exploitation transport maritime
À partir du Bac +2 Emploi : Favorable
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Assistant / Assistante d'exploitation transport maritime
Timelab / Unsplash
Salaire net ~1 443 – 2 184 €/mois
Télétravail Partiel
Horaires Variable

Aperçu rapide

L'assistant d'exploitation transport maritime est la tour de contrôle d'un navire qui arrive au port : il prépare l'escale, organise le chargement et le déchargement des marchandises ou l'accueil des passagers, et s'assure que tous les papiers (douane, sécurité) sont en règle. Entre le quai, l'écran et le téléphone, il jongle en français et en anglais avec les capitaines, les dockers, les douanes et les clients. Un métier de coordination accessible en deux ans après le bac, au cœur du commerce mondial.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 443 €
net / mois
≈ 1,0 SMIC
1 850 € brut
Expérimenté
2 184 €
net / mois
≈ 1,5 SMIC
2 800 € brut

D'après les offres d'emploi France Travail (début 2026), 80 % des annonces sur ce type de poste proposent entre 1 800 € et 2 580 € brut par mois. Un débutant démarre généralement autour du SMIC + 100 à 300 € (1 850 à 2 100 € brut), et atteint 2 400 à 2 800 € brut après quelques années. Les postes en horaires postés ou avec astreintes bénéficient de primes (nuit, week-end, panier), qui peuvent représenter plusieurs centaines d'euros par mois. En évoluant vers exploitant navires, chef d'escale ou responsable d'exploitation, la rémunération dépasse 3 000 à 4 000 € brut. Les grands groupes maritimes (armateurs, opérateurs de terminaux) versent souvent des primes d'intéressement et un 13e mois.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +2
Diplôme de référence : Titre professionnel Agent d'exploitation des services maritimes et portuaires (AESMP)

La voie la plus courante est un bac+2 en transport et logistique : le BTS GTLA (gestion des transports et logistique associée) est la porte d'entrée la plus classique, souvent complété par une spécialisation maritime. Le titre professionnel « Agent d'exploitation des services maritimes et portuaires » (AESMP, niveau bac+2, proposé notamment par l'ISTELI/AFTRAL au Havre, en 1 an et en alternance) est le parcours le plus directement ciblé sur ce métier. Le BUT MLT (management de la logistique et des transports) mène au même type de poste avec un niveau bac+3 et davantage de perspectives d'encadrement.

Avant le bac+2, un bac pro Organisation de transport de marchandises (OTM) ou un bac général/STMG permet d'accéder à ces formations. Après, des licences professionnelles et des L3 spécialisées existent dans les villes portuaires (par exemple le parcours Commerce international et logistique portuaire de l'IAE Nantes, l'ITIP du Cnam au Havre), puis des masters en logistique portuaire et maritime ou en commerce international.

L'alternance est fortement conseillée : la plupart des employeurs recrutent leurs assistants parmi leurs alternants. Un très bon niveau d'anglais professionnel est un prérequis quasi systématique, et une deuxième langue est un vrai plus.

Diplômes les plus adaptés

Bac+2
Titre professionnel Agent d'exploitation des services maritimes et portuaires (AESMP)
Bac+2
BTS Gestion des transports et logistique associée (GTLA)
Bac+3
BUT Management de la logistique et des transports (MLT)

Diplômes envisageables

Bac+3
Licence 3 Économie-Gestion parcours Commerce international et logistique portuaire (CILP)
Bac
Bac professionnel Organisation de transport de marchandises (OTM)
Bac+5
Master Logistique portuaire et maritime / Commerce international

Certifications et permis

Requis
Anglais professionnel certifié (TOEIC / BULATS / Linguaskill) L'anglais est la langue de travail du transport maritime : un score certifié est très souvent demandé à l'embauche.
Atout
Formation matières dangereuses IMDG (transport maritime) Indispensable dès que l'on traite des conteneurs de marchandises dangereuses ; souvent assurée par l'employeur.
Requis
Habilitation / badge d'accès en zone portuaire sûreté (code ISPS) Un titre de circulation délivré par l'autorité portuaire est nécessaire pour accéder aux terminaux et aux quais.
Atout
Formation à la déclaration en douane (DELTA, code des douanes de l'Union) Atout important pour les postes de transit et de consignation qui traitent les formalités douanières.
Atout
Permis B Utile pour se déplacer sur des zones portuaires très étendues et entre terminaux.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Documentation maritime (connaissement, manifeste, déclaration en douane)
Indispensable Anglais professionnel du transport maritime
Indispensable Réglementation maritime, portuaire et sûreté (ISPS, IMDG)
Important Planification d'escale et plan de chargement (bayplan, shipplanning)
Important Logiciels d'exploitation transport et échanges EDI (TMS, systèmes portuaires)
Un plus Calcul des coûts, frais d'escale et facturation

Les qualités qui comptent

Indispensable Rigueur et sens du détail
Indispensable Réactivité face aux imprévus
Important Organisation et gestion des priorités
Important Sens du relationnel et coordination entre interlocuteurs
Important Gestion du stress et des urgences

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Chaque journée tourne autour d'un événement : l'escale d'un navire. L'assistant d'exploitation prépare son arrivée bien avant qu'il ne soit à quai — il réserve les créneaux, prévient les équipes de manutention, commande les remorqueurs et les pilotes, et vérifie que la cargaison annoncée correspond bien à ce qui va être chargé ou déchargé.

Une grande partie du travail est documentaire : connaissements (bills of lading), manifestes de cargaison, déclarations en douane, certificats de matières dangereuses. Une erreur sur un document peut bloquer un conteneur plusieurs jours, donc la rigueur est capitale. Sur les terminaux à conteneurs, une spécialité existe : le shipplanner, qui construit le plan de chargement du navire (le « bayplan ») en plaçant les conteneurs comme dans un Tetris géant, en tenant compte du poids, de la stabilité du bateau, des ports de destination et des marchandises dangereuses.

En gare maritime (ferries, croisières), le poste prend une couleur plus tournée vers le public : accueil et information des passagers, embarquement, contrôle des titres de transport et des documents de voyage, gestion des retards. Dans tous les cas, il faut décrocher son téléphone en permanence : capitaine, dockers, transporteurs routiers, transitaires, autorité portuaire, client final.

Les conditions de travail

On travaille principalement en bureau, devant plusieurs écrans, mais avec des allers-retours réguliers sur le terminal ou à bord des navires. L'employeur est une compagnie maritime, un armateur, un agent maritime ou consignataire, un opérateur de terminal, un commissionnaire de transport ou une entreprise de manutention portuaire — donc dans les grandes places portuaires : Le Havre, Marseille-Fos, Dunkerque, Rouen, Nantes-Saint-Nazaire, La Rochelle, mais aussi outre-mer.

Les horaires suivent le rythme des navires, pas celui des bureaux : un bateau ne s'arrête pas à 18 h. Horaires variables, travail possible le week-end, astreintes ou postes en 3x8 sur les terminaux les plus actifs. L'anglais est utilisé tous les jours, à l'écrit comme à l'oral. Le télétravail est possible en partie sur les fonctions documentaires (booking, transit, facturation), beaucoup moins sur les postes liés à l'escale elle-même.

Télétravail Partiel
Horaires Variable
Effort physique Modéré
Environnement bureau, port, navire, extérieur
Comment ça évolue ?

C'est un poste d'entrée très formateur, souvent occupé après un bac+2, qui ouvre plusieurs portes. Avec quelques années d'expérience, on peut devenir exploitant navires, chef d'escale, responsable d'exploitation transport maritime, responsable de terminal ou de structure de manutention portuaire. D'autres bifurquent vers l'agence maritime et la consignation, le transit et la commission de transport, l'affrètement, la douane, ou le supply chain management chez un chargeur industriel.

Les évolutions passent souvent par une poursuite d'études en alternance (licence professionnelle, BUT, master en logistique portuaire ou commerce international) ou par une mobilité géographique — le secteur est international par nature et les expatriations sont fréquentes. La digitalisation des ports (EDI, port community systems, optimisation des flux) crée aussi des passerelles vers des postes plus techniques ou data.

Perspectives d'emploi

Favorable

L'économie maritime française représente près de 400 000 emplois directs, dont une large majorité à terre, et les entreprises du secteur signalent régulièrement des difficultés de recrutement. Les grandes places portuaires (Le Havre, Marseille-Fos, Dunkerque, Rouen, Nantes-Saint-Nazaire) concentrent l'essentiel des offres, ce qui suppose une certaine mobilité géographique. La digitalisation du transport maritime (EDI, systèmes communautaires portuaires, optimisation des flux) fait évoluer le métier et valorise les profils à l'aise avec les outils numériques et l'anglais. Attention toutefois : beaucoup de premières expériences passent par des CDD courts, des remplacements ou de l'intérim avant d'accéder au CDI — l'alternance reste la meilleure porte d'entrée vers un poste stable.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Agent / Agente d'escale en gare maritimeTechnicien / Technicienne shipplannerAssistant d'exploitation maritime et portuaireAgent d'exploitation des services maritimes et portuairesAgent maritimeEmployé de consignationBooking agentAssistant transit maritimePlanificateur de manutention portuaire

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéIntérimaireApprenti / Alternant