D'après les offres d'emploi France Travail (début 2026), 80 % des annonces sur ce type de poste proposent entre 1 800 € et 2 580 € brut par mois. Un débutant démarre généralement autour du SMIC + 100 à 300 € (1 850 à 2 100 € brut), et atteint 2 400 à 2 800 € brut après quelques années. Les postes en horaires postés ou avec astreintes bénéficient de primes (nuit, week-end, panier), qui peuvent représenter plusieurs centaines d'euros par mois. En évoluant vers exploitant navires, chef d'escale ou responsable d'exploitation, la rémunération dépasse 3 000 à 4 000 € brut. Les grands groupes maritimes (armateurs, opérateurs de terminaux) versent souvent des primes d'intéressement et un 13e mois.
Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.
La voie la plus courante est un bac+2 en transport et logistique : le BTS GTLA (gestion des transports et logistique associée) est la porte d'entrée la plus classique, souvent complété par une spécialisation maritime. Le titre professionnel « Agent d'exploitation des services maritimes et portuaires » (AESMP, niveau bac+2, proposé notamment par l'ISTELI/AFTRAL au Havre, en 1 an et en alternance) est le parcours le plus directement ciblé sur ce métier. Le BUT MLT (management de la logistique et des transports) mène au même type de poste avec un niveau bac+3 et davantage de perspectives d'encadrement.
Avant le bac+2, un bac pro Organisation de transport de marchandises (OTM) ou un bac général/STMG permet d'accéder à ces formations. Après, des licences professionnelles et des L3 spécialisées existent dans les villes portuaires (par exemple le parcours Commerce international et logistique portuaire de l'IAE Nantes, l'ITIP du Cnam au Havre), puis des masters en logistique portuaire et maritime ou en commerce international.
L'alternance est fortement conseillée : la plupart des employeurs recrutent leurs assistants parmi leurs alternants. Un très bon niveau d'anglais professionnel est un prérequis quasi systématique, et une deuxième langue est un vrai plus.
Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.
Chaque journée tourne autour d'un événement : l'escale d'un navire. L'assistant d'exploitation prépare son arrivée bien avant qu'il ne soit à quai — il réserve les créneaux, prévient les équipes de manutention, commande les remorqueurs et les pilotes, et vérifie que la cargaison annoncée correspond bien à ce qui va être chargé ou déchargé.
Une grande partie du travail est documentaire : connaissements (bills of lading), manifestes de cargaison, déclarations en douane, certificats de matières dangereuses. Une erreur sur un document peut bloquer un conteneur plusieurs jours, donc la rigueur est capitale. Sur les terminaux à conteneurs, une spécialité existe : le shipplanner, qui construit le plan de chargement du navire (le « bayplan ») en plaçant les conteneurs comme dans un Tetris géant, en tenant compte du poids, de la stabilité du bateau, des ports de destination et des marchandises dangereuses.
En gare maritime (ferries, croisières), le poste prend une couleur plus tournée vers le public : accueil et information des passagers, embarquement, contrôle des titres de transport et des documents de voyage, gestion des retards. Dans tous les cas, il faut décrocher son téléphone en permanence : capitaine, dockers, transporteurs routiers, transitaires, autorité portuaire, client final.
On travaille principalement en bureau, devant plusieurs écrans, mais avec des allers-retours réguliers sur le terminal ou à bord des navires. L'employeur est une compagnie maritime, un armateur, un agent maritime ou consignataire, un opérateur de terminal, un commissionnaire de transport ou une entreprise de manutention portuaire — donc dans les grandes places portuaires : Le Havre, Marseille-Fos, Dunkerque, Rouen, Nantes-Saint-Nazaire, La Rochelle, mais aussi outre-mer.
Les horaires suivent le rythme des navires, pas celui des bureaux : un bateau ne s'arrête pas à 18 h. Horaires variables, travail possible le week-end, astreintes ou postes en 3x8 sur les terminaux les plus actifs. L'anglais est utilisé tous les jours, à l'écrit comme à l'oral. Le télétravail est possible en partie sur les fonctions documentaires (booking, transit, facturation), beaucoup moins sur les postes liés à l'escale elle-même.
C'est un poste d'entrée très formateur, souvent occupé après un bac+2, qui ouvre plusieurs portes. Avec quelques années d'expérience, on peut devenir exploitant navires, chef d'escale, responsable d'exploitation transport maritime, responsable de terminal ou de structure de manutention portuaire. D'autres bifurquent vers l'agence maritime et la consignation, le transit et la commission de transport, l'affrètement, la douane, ou le supply chain management chez un chargeur industriel.
Les évolutions passent souvent par une poursuite d'études en alternance (licence professionnelle, BUT, master en logistique portuaire ou commerce international) ou par une mobilité géographique — le secteur est international par nature et les expatriations sont fréquentes. La digitalisation des ports (EDI, port community systems, optimisation des flux) crée aussi des passerelles vers des postes plus techniques ou data.
L'économie maritime française représente près de 400 000 emplois directs, dont une large majorité à terre, et les entreprises du secteur signalent régulièrement des difficultés de recrutement. Les grandes places portuaires (Le Havre, Marseille-Fos, Dunkerque, Rouen, Nantes-Saint-Nazaire) concentrent l'essentiel des offres, ce qui suppose une certaine mobilité géographique. La digitalisation du transport maritime (EDI, systèmes communautaires portuaires, optimisation des flux) fait évoluer le métier et valorise les profils à l'aise avec les outils numériques et l'anglais. Attention toutefois : beaucoup de premières expériences passent par des CDD courts, des remplacements ou de l'intérim avant d'accéder au CDI — l'alternance reste la meilleure porte d'entrée vers un poste stable.