Matelot machine de la marine marchande

À partir du CAP / BEP Emploi : Favorable
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Matelot machine de la marine marchande
iSawRed / Unsplash
Salaire net ~1 482 – 2 340 €/mois
Télétravail Non
Horaires Nuit

Aperçu rapide

Le matelot machine, c'est le marin qui fait battre le cœur du navire : moteurs, pompes, groupes électrogènes, circuits de refroidissement… tout ce qui se trouve sous le pont, dans la salle des machines. Entre deux quarts, il participe aussi aux manœuvres de départ et d'arrivée et à l'entretien général du bord. Un métier accessible dès le CAP ou le bac pro maritime, avec de longues périodes en mer compensées par de longs congés à terre.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 482 €
net / mois
≈ 1,0 SMIC
1 900 € brut
Expérimenté
2 340 €
net / mois
≈ 1,6 SMIC
3 000 € brut

Un matelot débute autour de 1 800 à 1 900 € brut par mois (l'ONISEP mentionne un début à environ 1 867 € brut), soit près de 1 450 à 1 550 € net. Mais le salaire de base ne dit pas tout : s'y ajoutent des primes d'embarquement, de nourriture, d'heures supplémentaires forfaitisées et parfois des primes liées au type de navire (navires-citernes, navigation au long cours). Avec l'expérience et les titres machine, la rémunération monte vers 2 400 à 3 000 € brut, et davantage pour un maître mécanicien. Les marins relèvent d'un régime social spécifique, l'ENIM, avec des règles de retraite propres à la profession.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du CAP / BEP
Diplôme de référence : Bac pro Électromécanicien marine (EMM)

Deux voies principales après la 3e, toutes deux dans un lycée professionnel maritime (LPM) ou une école d'apprentissage maritime :

- Le bac pro Électromécanicien marine (EMM), en 3 ans après la 2de professionnelle « Métiers de la mer » : c'est la formation la plus directe pour la fonction machine. Elle prépare aux moteurs diesel, chaudières, circuits hydrauliques et à l'électrotechnique du bord. - Le bac pro Polyvalent navigant pont/machine, qui donne une double compétence navigation + machine, appréciée sur les petits navires et dans la pêche.

Une entrée plus rapide est possible avec un CAP maritime (matelot) en 2 ans, complété ensuite par les titres machine. En formation continue ou reconversion, le certificat de mécanicien 250 kW puis 750 kW (environ 830 heures) permet d'embarquer sur les navires de moins de 750 kW de puissance propulsive.

Dans tous les cas, deux prérequis incontournables avant tout embarquement : le CFBS (certificat de formation de base à la sécurité, norme STCW) et la visite d'aptitude médicale à la navigation auprès d'un médecin des gens de mer. Un test de natation est également exigé à l'entrée de la plupart des formations.

Pour poursuivre : BTS maritime MASEN (Maintenance des systèmes électro-navals) puis ENSM (École nationale supérieure maritime) pour viser les brevets d'officier.

Diplômes les plus adaptés

Bac
Bac pro Électromécanicien marine (EMM)
Bac
Bac pro Polyvalent navigant pont/machine
Autre
Certificat de marin qualifié machine

Diplômes envisageables

CAP
CAP maritime (matelot)
Bac+2
BTS maritime Maintenance des systèmes électro-navals (MASEN)

Certifications et permis

Requis
CFBS — Certificat de formation de base à la sécurité (STCW) Obligatoire pour embarquer sur tout navire de commerce : survie, lutte contre l'incendie, premiers secours.
Requis
Certificat d'aptitude médicale à la navigation maritime Délivré par un médecin des gens de mer, exigé avant toute entrée en formation et tout embarquement.
Atout
Certificat de mécanicien de quart machine Titre professionnel maritime qui permet de prendre le quart en salle des machines et d'accéder ensuite au certificat de marin qualifié machine.
Atout
Brevet de mécanicien 750 kW Voie de formation continue permettant d'assurer la conduite machine sur les navires de moins de 750 kW de puissance propulsive.
Atout
Certificat de formation à la sécurité des navires-citernes (pétroliers, chimiquiers, gaziers) Indispensable pour embarquer sur les tankers, souvent mieux rémunérés.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Un plus Anglais maritime
Indispensable Sécurité maritime et lutte contre l'incendie (STCW)
Indispensable Maintenance des moteurs diesel marins et des auxiliaires
Indispensable Surveillance et relevé des paramètres machine (pression, température, niveaux)
Important Bases en électrotechnique et hydraulique embarquées
Important Matelotage et participation aux manœuvres du navire
Important Respect des normes environnementales à bord (gestion des huiles, rejets, MARPOL)

Les qualités qui comptent

Indispensable Rigueur et sens de la sécurité
Indispensable Sang-froid face aux situations d'urgence
Indispensable Esprit d'équipage et vie en collectivité
Important Endurance physique et résistance au bruit et à la chaleur
Important Autonomie et débrouillardise (pas de dépanneur en pleine mer)

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

À bord d'un porte-conteneurs, d'un ferry, d'un pétrolier ou d'un navire de service portuaire, le matelot machine travaille sous l'autorité du chef mécanicien et des officiers mécaniciens. Sa journée s'organise en quarts de 4 heures, de jour comme de nuit : surveillance des paramètres du moteur principal et des auxiliaires (pompes, séparateurs, groupes électrogènes, compresseurs), relevés de température et de pression, détection des fuites et des bruits anormaux.

Entre les quarts, il assure la maintenance courante : graissage, changement de filtres, nettoyage des circuits, remise en peinture, petites réparations mécaniques, électriques ou hydrauliques. Il tient aussi la salle des machines propre — un impératif de sécurité autant que de fierté professionnelle. Il participe aux manœuvres de départ et d'arrivée, aux opérations de chargement/déchargement et aux exercices d'incendie ou d'abandon du navire. Le respect des normes de sécurité (STCW) et environnementales (rejets, huiles usées, MARPOL) fait partie intégrante du poste.

Les conditions de travail

La salle des machines, c'est du bruit, de la chaleur, des vibrations et des espaces étroits : il faut une bonne condition physique et une aptitude médicale validée par un médecin des gens de mer, renouvelée régulièrement. Les embarquements durent de quelques jours (ferries, navires côtiers) à plusieurs mois (long cours), avec un équipage réduit de 15 à 25 personnes où l'entraide est vitale.

La contrepartie est réelle : les marins bénéficient d'un système de congés généreux — environ 25 jours de repos à terre pour un mois embarqué. Trois mois en mer peuvent ouvrir droit à près de deux mois et demi de congés d'affilée. Le télétravail n'existe évidemment pas, et la vie de famille demande une organisation particulière. À noter : les débuts de carrière passent souvent par une période de contrats courts (1,5 à 2 ans) avant de se stabiliser.

Télétravail Non
Horaires Nuit
Effort physique Élevé
Environnement mer, atelier, extérieur
Comment ça évolue ?

La progression se fait par l'expérience de navigation et l'obtention de titres successifs : certificat de mécanicien de quart machine, puis certificat de marin qualifié machine, puis brevets de mécanicien (250 kW, 750 kW…). Après plusieurs années de mer, on peut viser le poste de maître mécanicien ou, en reprenant une formation à l'ENSM ou en BTS maritime MASEN, devenir officier mécanicien puis chef mécanicien.

D'autres portes s'ouvrent à terre pour ceux qui veulent arrêter la navigation : maintenance navale en chantier ou en atelier portuaire, technicien chez un motoriste, inspection et sécurité maritime, service technique d'une compagnie d'armement, ou encore métiers portuaires (officier de port, exploitation). Les compétences en mécanique, électricité et sécurité industrielle se transfèrent bien vers l'industrie et l'énergie.

Perspectives d'emploi

Favorable

La flotte française et les compagnies européennes peinent à renouveler leurs équipages : les départs en retraite sont nombreux et les vocations rares, alors que le transport maritime assure l'essentiel du commerce mondial. Les fonctions machine sont particulièrement recherchées, y compris chez les armateurs français (ferries, transport de marchandises, offshore, services portuaires, câbliers). Les débuts passent souvent par une phase de contrats courts et de missions via des agences de gestion d'équipage, avant de se stabiliser. Les offres se trouvent sur les portails spécialisés (Clicandsea, Jeune Marine) et directement auprès des compagnies. Points de vigilance : la concurrence internationale sur les salaires d'équipage et la mobilité géographique quasi obligatoire.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Matelot machineMatelot de la marine marchandeMarin de la marine marchandeMarin de la navigation maritimeMarin qualifié machineMécanicien de quart machineMaître machine de la marineMatelot polyvalent navigation maritimeOuvrier mécanicien de bordGraisseurPremier matelot de la navigation maritimeMousse de la navigation maritimeQuartier-maître de la navigation maritimeManœuvrier de la marineTimonier de la marine marchande

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéIntérimaireApprenti / Alternant