Un directeur salarié débutant démarre autour de 1 900 à 2 400 € brut par mois (soit 23 000 à 29 000 € brut annuels), très souvent avec le logement de fonction sur place — un avantage en nature loin d'être négligeable. Avec de l'expérience et un établissement de taille conséquente, la rémunération monte à 3 300 – 4 500 € brut par mois (40 000 à 55 000 € brut annuels), auxquels s'ajoutent fréquemment des primes liées au chiffre d'affaires ou au taux de remplissage. La grille de la convention collective de l'hôtellerie de plein air s'étend en 2026 d'environ 1 859 € à 5 237 € brut mensuels selon le niveau et l'échelon. Un exploitant propriétaire de son camping perçoit un revenu très variable (3 500 à 6 500 € et plus selon la taille et l'emplacement du site), directement lié aux résultats de la saison.
Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.
Il n'existe pas de diplôme unique : le métier est accessible à partir d'un Bac+2 (BTS management en hôtellerie-restauration option C management d'unité d'hébergement, BTS tourisme, BTS MCO) avec une progression interne, mais la voie la plus courante aujourd'hui est un Bac+3 spécialisé : licence professionnelle Métiers du tourisme et des loisirs parcours Hôtellerie de plein air (Cnam Hauts-de-France à Berck-sur-Mer, université de Perpignan Via Domitia) ou titre professionnel Responsable d'établissement touristique (niveau 6). Pour diriger un grand établissement ou un site de groupe, un Bac+5 (master management du tourisme et de l'hôtellerie, MBA d'école de commerce ou d'école hôtelière type Vatel, ESG Tourisme, Institut Paul Bocuse) est souvent attendu. L'alternance est très valorisée dans ce secteur : une ou deux saisons complètes sur le terrain (réception, animation, technique) pèsent autant qu'un diplôme dans un recrutement. Les reconversions depuis l'hôtellerie, la restauration ou le commerce sont fréquentes, appuyées par les formations continues de la branche (Afdas, FNHPA).
Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.
Le directeur d'hôtellerie de plein air (souvent appelé directeur de camping) dirige un établissement qui peut aller de 50 à plus de 1 000 emplacements. Concrètement, il définit la stratégie commerciale du site (tarifs, offres, partenariats avec les tour-opérateurs), suit le taux de remplissage jour après jour et arbitre les prix en fonction de la saison. Il gère le budget : achats, investissements dans de nouveaux mobil-homes ou un toboggan aquatique, contrôle des coûts d'exploitation, comptes de résultat.
L'autre grande part du métier, c'est l'humain. Il recrute, forme et encadre une équipe très variée — réception, ménage, technique, animation, bar-restauration, espace aquatique — dont une majorité de saisonniers l'été. Il fait le lien entre tous ces services, tranche les urgences (une panne d'électricité, un dégât des eaux, un litige avec un client) et veille en permanence à la satisfaction des vacanciers : avis en ligne, questionnaires, réclamations. Il pilote aussi la communication et le marketing digital du camping (site web, réseaux sociaux, e-réputation, plateformes de réservation).
Enfin, il est le garant de la sécurité et de la conformité du site : normes d'hygiène alimentaire pour le snack ou le restaurant, réglementation des piscines et de la baignade, sécurité incendie, plan de secours, classement en étoiles Atout France, accessibilité, gestion de l'eau et des déchets.
C'est un métier très saisonnier et très prenant. En haute saison (juillet-août), les journées sont longues, les week-ends et jours fériés travaillés, et des astreintes de nuit sont fréquentes — beaucoup de directeurs sont d'ailleurs logés sur place. L'hiver, le rythme change complètement : préparation de la saison, travaux, salons professionnels, commercialisation, recrutement. Le travail se partage entre un bureau (gestion, réservations, compta) et le terrain, en extérieur, à faire le tour des emplacements et des équipements. Le télétravail est quasiment impossible : la présence sur site est le cœur du métier. On exerce dans des campings indépendants, des chaînes (Yelloh! Village, Homair, Huttopia, Capfun, Sandaya…), des parcs résidentiels de loisirs, des villages vacances ou des campings municipaux.
Le parcours classique passe par les services : responsable réception ou responsable hébergement, puis directeur adjoint, puis directeur. Ensuite, on peut viser un établissement plus grand, un poste de directeur multi-sites ou de directeur régional dans un groupe, un rôle au siège (exploitation, développement, qualité). Beaucoup finissent par racheter ou créer leur propre camping et deviennent exploitants indépendants. Les passerelles sont nombreuses vers la direction d'hôtel, de résidence de tourisme, de village vacances, ou vers le développement touristique territorial (office de tourisme, collectivité).
La France est la première destination européenne de camping avec près de 8 000 établissements, et le secteur de l'hôtellerie de plein air recrute massivement : environ 40 000 postes par an sur une trentaine de métiers, dont une majorité de saisonniers. Les postes de direction sont moins nombreux mais restent difficiles à pourvoir : les groupes (Homair/European Camping Group, Capfun, Sandaya, Yelloh! Village, Huttopia) se développent, rachètent des sites indépendants et cherchent des profils capables de piloter un centre de profit complet. La montée en gamme du secteur (mobil-homes premium, espaces aquatiques, glamping, ouverture 4 saisons) crée aussi de nouveaux besoins d'encadrement. Un frein réel : la forte pression sur la disponibilité et les amplitudes horaires en saison, qui provoque un turnover important — d'où des opportunités régulières pour les jeunes diplômés motivés, surtout sur le littoral atlantique, méditerranéen et en zone de montagne.