Directeur / Directrice de la restauration

Directrice de la restauration
À partir du Bac +2 Emploi : Favorable
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Directeur / Directrice de la restauration
Louis Hansel / Unsplash
Salaire net ~2 028 – 5 460 €/mois
Télétravail Non
Horaires Décalé

Aperçu rapide

Le directeur de la restauration est le chef d'orchestre de tout ce qui se mange et se boit dans un établissement : restaurant, brasserie, bar, banquets, room service. Il pilote les équipes, construit la carte avec les chefs, négocie avec les fournisseurs et surveille les chiffres pour que le lieu tourne bien et que les clients repartent contents. Un métier de terrain et de gestion, où on mène une équipe autant qu'on lit un tableau de bord.

Combien ça paye ?

Début de carrière
2 028 €
net / mois
≈ 1,4 SMIC
2 600 € brut
Expérimenté
5 460 €
net / mois
≈ 3,8 SMIC
7 000 € brut

Un directeur de la restauration débutant sur ce poste (donc déjà expérimenté en salle) démarre autour de 2 500 à 3 000 € brut par mois. Le salaire médian se situe aux alentours de 4 000 € brut mensuel, soit environ 49 000 € brut par an. Avec 8 à 10 ans d'expérience, dans un groupe hôtelier, un palace ou une chaîne importante, la rémunération peut dépasser 6 000 à 7 000 € brut mensuel. La part variable (primes sur objectifs, intéressement au chiffre d'affaires ou à la marge) représente couramment 10 à 20 % du package. S'ajoutent souvent des avantages en nature : repas, parfois logement en saison, mutuelle HCR.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +2
Diplôme de référence : BTS Management en hôtellerie-restauration option A : management d'unité de restauration

Il n'existe pas de diplôme qui mène directement à ce poste : c'est un métier d'expérience, atteint après plusieurs années en salle ou en cuisine. Le parcours le plus courant démarre par un bac pro Commercialisation et services en restauration ou un bac technologique STHR, puis un BTS Management en hôtellerie-restauration (option A, management d'unité de restauration), la formation de référence du secteur. On peut ensuite poursuivre en licence professionnelle (métiers des arts culinaires et des arts de la table, management des organisations) ou en bachelor/master d'une école spécialisée : Ferrandi Paris, Vatel, Institut Paul Bocuse, Le Cordon Bleu, Institut Lyfe. Ces écoles préparent explicitement aux fonctions de food and beverage manager et de direction d'exploitation. L'alternance est très répandue et fortement valorisée par les employeurs. La reconversion interne est aussi une voie réelle : un maître d'hôtel ou un chef de cuisine expérimenté peut accéder au poste via la VAE ou une formation continue en gestion.

Diplômes les plus adaptés

Bac+2
BTS Management en hôtellerie-restauration option A : management d'unité de restauration
Bac+3
Licence professionnelle mention métiers des arts culinaires et des arts de la table
Bac+3
Bachelor Management hôtelier et restauration (Ferrandi, Vatel, Institut Lyfe...)

Diplômes envisageables

Bac+5
Master / MBA International Hospitality Management
Bac
Bac pro Commercialisation et services en restauration
Bac
Bac pro Cuisine

Certifications et permis

Requis
Permis d'exploitation Formation de 20 h obligatoire pour exploiter un établissement servant des boissons alcoolisées (licence III ou IV) ou de la restauration.
Requis
Formation hygiène alimentaire HACCP Formation de 14 h obligatoire depuis 2012 : au moins une personne formée doit être présente dans l'établissement (dispense possible avec un diplôme de la restauration ou 3 ans d'expérience de gérant).
Atout
Licence IV (débit de boissons) Autorisation nécessaire pour servir tous types d'alcools ; indispensable si l'établissement dispose d'un bar.
Atout
Anglais professionnel (TOEIC, Bright...) Fortement valorisé en hôtellerie de luxe et dans les groupes internationaux.
Atout
Permis B Utile pour les postes multi-sites ou en zone touristique mal desservie.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Un plus Anglais professionnel
Indispensable Gestion budgétaire et lecture du compte d'exploitation
Indispensable Maîtrise des normes HACCP et de la sécurité alimentaire
Indispensable Achats, gestion des stocks et négociation fournisseurs
Important Calcul des ratios et du food cost, construction de la carte
Important Gestion des plannings et connaissance de la convention collective HCR
Important Stratégie commerciale et marketing d'établissement

Les qualités qui comptent

Important Organisation et rigueur
Un plus Diplomatie et gestion des conflits
Indispensable Sens du service et du contact client
Important Résistance au stress et endurance
Indispensable Leadership et management d'équipe

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

La journée commence rarement derrière un bureau. Le directeur de la restauration fait le tour des points de vente (salle, cuisine, bar, banquets), vérifie les stocks et la propreté, valide les commandes de la veille et cale le planning du service. Il travaille main dans la main avec le chef de cuisine pour faire évoluer la carte : quels plats marchent, quels produits coûtent trop cher, quelle nouveauté tester à la prochaine saison.

L'autre moitié du métier est une activité de gestionnaire. Il suit le chiffre d'affaires, le « food cost » (le coût des matières par rapport au prix de vente), la masse salariale et la marge de chaque point de vente. Il négocie les contrats fournisseurs, construit le budget de l'année, met en place les opérations commerciales (menus événementiels, offres midi, privatisations) et analyse les avis clients pour corriger ce qui coince.

Enfin, il est responsable de ses équipes : recrutement des chefs de rang, serveurs, barmen et cuisiniers, intégration des saisonniers, formation, gestion des plannings et des coupures, entretiens annuels. Il veille aussi au respect des normes d'hygiène (HACCP) et de sécurité alimentaire — en cas de contrôle sanitaire, c'est lui qui répond.

Les conditions de travail

On exerce ce métier dans un hôtel (souvent 4 ou 5 étoiles, où plusieurs restaurants et bars cohabitent), dans un groupe ou une chaîne de restauration, dans un restaurant indépendant important, ou encore chez un traiteur événementiel. Les horaires sont décalés : services du midi et du soir, travail le week-end, les jours fériés et pendant les vacances scolaires — c'est-à-dire quand les autres sortent. Le travail en coupure (une pause l'après-midi entre les deux services) est fréquent, et l'amplitude horaire peut être longue. On est beaucoup debout et en mouvement, même si une partie du travail se fait sur ordinateur. Le télétravail n'est pas envisageable : la présence sur le terrain est le cœur du poste.

Télétravail Non
Horaires Décalé
Effort physique Modéré
Environnement restaurant, cuisine, bureau, hôtel
Comment ça évolue ?

On n'arrive presque jamais directement à ce poste : le parcours typique passe par chef de rang, maître d'hôtel, assistant puis directeur de restaurant, avant de prendre la responsabilité de l'ensemble des services de restauration. Ensuite, plusieurs portes s'ouvrent : directeur d'un hôtel ou d'un établissement complet, directeur des opérations sur plusieurs sites d'un groupe, responsable de l'ouverture de nouveaux établissements, ou fonctions support au siège (achats, qualité, formation). Beaucoup finissent par créer ou reprendre leur propre restaurant ou activité de traiteur. Une expérience à l'international est un vrai accélérateur dans l'hôtellerie de luxe.

Perspectives d'emploi

Favorable

L'hôtellerie-restauration est l'un des secteurs qui recrutent le plus en France, avec plus de 300 000 projets d'embauche par an, dont près de la moitié jugés difficiles à pourvoir par les employeurs. Le turnover atteint environ 50 % contre 15 % en moyenne dans le privé, ce qui libère beaucoup de postes d'encadrement. Les profils de direction et de management restent particulièrement recherchés, notamment dans le haut de gamme et dans les groupes en développement. La contrepartie : la concurrence porte sur les conditions de travail, et les employeurs doivent désormais convaincre (rythmes, coupures, perspectives d'évolution). Les débouchés sont bons partout en France, avec une forte concentration en zones touristiques, dans les grandes villes et à l'international.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Responsable de restaurationRestaurateur traiteur / Restauratrice traiteuseFood and Beverage Manager (F&B Manager)Directeur / Directrice de la restauration en hôtellerieResponsable d'exploitation en restaurationDirecteur / Directrice des opérations restaurationManager de restaurantGérant / Gérante de restaurant

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéIndépendant / Auto-entrepreneurChef d'entrepriseCommerçant