Directeur / Directrice de restaurant

Directrice de restaurant
À partir du Bac +2 Emploi : Favorable
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Directeur / Directrice de restaurant
Louis Hansel / Unsplash
Salaire net ~1 872 – 3 900 €/mois
Télétravail Non
Horaires Décalé

Aperçu rapide

Le directeur de restaurant est le chef d'orchestre de l'établissement : il gère les équipes de salle et de cuisine, surveille les comptes, choisit les fournisseurs et veille à ce que chaque client reparte content. C'est un métier de terrain où l'on passe autant de temps entre les tables qu'à son bureau. Si tu aimes bouger, décider vite et faire vivre un lieu, c'est un poste qui se prépare dès le bac et se conquiert avec de l'expérience.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 872 €
net / mois
≈ 1,3 SMIC
2 400 € brut
Expérimenté
3 900 €
net / mois
≈ 2,7 SMIC
5 000 € brut

Un directeur de restaurant débutant démarre autour de 2 300 à 2 700 € brut par mois selon l'établissement (l'ONISEP et le CIDJ citent respectivement 2 250 € et 2 300 € en début de carrière). Avec de l'expérience, la fourchette courante se situe entre 3 200 et 4 500 € brut, et peut dépasser 5 000 € brut dans les grandes maisons, les groupes hôteliers ou la restauration haut de gamme. La rémunération est très souvent complétée par des primes sur objectifs (chiffre d'affaires, marge, satisfaction client), parfois un intéressement, et des avantages en nature (repas, logement dans certains cas). En indépendant, le revenu dépend directement de la rentabilité de l'établissement : il peut être faible les premières années, puis nettement supérieur au salariat.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +2
Diplôme de référence : BTS Management en hôtellerie-restauration option A — management d'unité de restauration

Il n'existe pas de diplôme unique de « directeur de restaurant » : le poste s'obtient par une formation en hôtellerie-restauration plus plusieurs années d'expérience de terrain (généralement 3 à 5 ans minimum). La voie la plus lisible démarre au lycée avec un bac technologique STHR ou un bac pro Commercialisation et services en restauration (ou Cuisine), puis se poursuit en BTS Management en hôtellerie-restauration (MHR), option A (management d'unité de restauration) en priorité. Beaucoup complètent par une licence professionnelle Organisation et gestion des établissements hôteliers et de restauration (bac+3) ou un bachelor d'école hôtelière (Ferrandi, Institut Paul Bocuse, Vatel, écoles de la CCI), voire un master management de l'hôtellerie-restauration pour viser des groupes ou l'international. L'alternance est très valorisée dans ce secteur : elle permet de cumuler diplôme et expérience encadrante. Une autre voie, très courante en pratique, part d'un CAP/bac pro puis d'une promotion interne (commis → chef de rang → maître d'hôtel → adjoint → directeur), consolidée par un CQP ou une formation continue en gestion.

Diplômes les plus adaptés

Bac+2
BTS Management en hôtellerie-restauration option A — management d'unité de restauration
Bac+3
Licence professionnelle mention Organisation et gestion des établissements hôteliers et de restauration (OGEHR)
Bac
Bac pro Commercialisation et services en restauration (CSR)

Diplômes envisageables

Bac+5
Manager en hôtellerie-restauration (titre d'école, bac+3 à bac+5)
Bac+2
BTS Management en hôtellerie-restauration option B — management d'unité de production culinaire
CQP
CQP Assistant(e) d'exploitation en restauration

Certifications et permis

Requis
Permis d'exploitation Formation obligatoire (20 h) pour toute personne qui ouvre, gère ou exploite un établissement servant des boissons alcoolisées ou un service de restauration.
Requis
Licence débit de boissons (licence III ou IV / licence restaurant) Autorisation administrative indispensable pour servir de l'alcool ; son obtention est conditionnée au permis d'exploitation.
Requis
Formation hygiène alimentaire HACCP Obligatoire depuis 2012 : au moins une personne formée doit être présente dans tout établissement de restauration commerciale.
Atout
Formation SST (sauveteur secouriste du travail) Très appréciée pour gérer les incidents en salle et en cuisine et assurer la sécurité des équipes.
Atout
Anglais professionnel (TOEIC, Bulats ou équivalent) Un vrai atout en zone touristique, en hôtellerie de chaîne et pour les carrières à l'international.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Un plus Anglais professionnel
Indispensable Gestion budgétaire et suivi de la rentabilité (marges, food cost, masse salariale)
Indispensable Management d'équipe : recrutement, plannings, formation
Indispensable Hygiène et sécurité alimentaire (méthode HACCP, réglementation)
Important Achats et négociation fournisseurs, gestion des stocks
Important Techniques de service en salle et connaissance de la carte (mets et vins)
Un plus Marketing et communication digitale (réseaux sociaux, avis en ligne, réservation)

Les qualités qui comptent

Un plus Diplomatie et gestion des conflits
Indispensable Sens du service et de la relation client
Important Résistance au stress et gestion des imprévus
Indispensable Leadership et sens du collectif
Important Organisation et sens des priorités

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

La journée d'un directeur de restaurant commence bien avant le premier client : vérification des réservations, point avec le chef sur la carte du jour, contrôle des livraisons et des stocks, réglage des plannings quand un serveur est absent. Il négocie avec les fournisseurs, fixe les prix des plats en calculant les marges, suit le chiffre d'affaires au quotidien et surveille les coûts (matières premières, masse salariale, énergie).

Au moment du service, il quitte le bureau pour la salle. Il accueille les clients, gère les imprévus (une table mécontente, un plat qui manque, un coup de feu imprévu), soutient ses équipes et fait le lien entre la cuisine et la salle. Il recrute aussi ses collaborateurs, les forme, les évalue, et fait respecter les règles d'hygiène et de sécurité alimentaire (méthode HACCP), dont il est légalement responsable.

Enfin, il fait vivre l'établissement : animation des réseaux sociaux, réponse aux avis en ligne, partenariats locaux, menus de saison, soirées à thème, privatisations. Dans un restaurant indépendant, il porte tout cela seul ou presque ; dans une chaîne, il applique une politique de groupe tout en atteignant ses objectifs de rentabilité.

Les conditions de travail

Le rythme est intense et les horaires décalés : services du midi et du soir, week-ends, jours fériés, coupures dans l'après-midi. On est debout une bonne partie de la journée, dans le bruit et la pression du service. Le télétravail est quasi impossible : le métier se fait sur place, entre la salle, la cuisine, la réserve et un petit bureau. La contrepartie, c'est un poste très vivant, jamais routinier, avec une vraie autonomie de décision et un contact humain permanent — clients, équipe, fournisseurs.

Les contextes sont variés : restaurant indépendant, brasserie, restaurant gastronomique, chaîne de restauration, restaurant d'hôtel, restauration collective (entreprise, hôpital, école). Le statut change aussi : salarié d'un groupe, ou indépendant quand on rachète ou crée son propre établissement.

Télétravail Non
Horaires Décalé
Effort physique Modéré
Environnement restaurant, cuisine, bureau
Comment ça évolue ?

On arrive rarement à ce poste directement après les études : le parcours classique passe par maître d'hôtel, chef de rang, assistant ou directeur adjoint, puis la direction d'une unité. Ensuite, plusieurs voies s'ouvrent : diriger un établissement plus prestigieux, devenir directeur multi-sites ou directeur régional dans une chaîne, passer directeur de la restauration d'un hôtel ou d'un groupe, ou rejoindre les fonctions support (formation, qualité, développement, achats). Beaucoup finissent par ouvrir ou reprendre leur propre restaurant. Le secteur offre aussi de belles opportunités à l'international, notamment dans l'hôtellerie de chaîne.

Perspectives d'emploi

Favorable

L'hôtellerie-restauration est l'un des secteurs les plus en tension en France : le taux de rotation du personnel dépasse 80 % par an (près du double de la moyenne nationale) et près d'un recrutement sur deux est jugé difficile. Cette tension profite aux profils d'encadrement : les chaînes, les groupes hôteliers et la restauration collective peinent à trouver des managers capables de tenir un site, ce qui accélère les promotions internes pour les jeunes motivés. Les postes existent partout sur le territoire, avec une concentration dans les grandes villes, les zones touristiques et littorales (avec une part de saisonnalité). Le revers : la conjoncture reste sensible à la consommation des ménages, et le nombre d'ouvertures de restaurants fluctue. Pour un jeune, l'alternance est aujourd'hui la porte d'entrée la plus efficace vers ces postes.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Exploitant / Exploitante de restaurantGérant / Gérante de restaurantResponsable de restaurantRestaurateur / RestauratriceManager de restaurantDirecteur / Directrice d'exploitation en restaurationResponsable d'unité de restaurationRestaurant manager

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéIndépendant / Auto-entrepreneurChef d'entrepriseCommerçantApprenti / Alternant