Responsable d'établissement de restauration collective

Responsable d'établissement de restauration collective
À partir du Bac +2 Emploi : Favorable
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Responsable d'établissement de restauration collective
Adhitya Sibikumar / Unsplash
Salaire net ~1 560 – 3 120 €/mois
Télétravail Non
Horaires Décalé

Aperçu rapide

Chaque midi, des centaines d'élèves, de patients ou de salariés passent au self : derrière ce service, il y a un ou une responsable d'établissement de restauration collective. Ce professionnel compose les menus, pilote une équipe de cuisine, négocie les achats et surveille le budget au centime près, tout en garantissant une hygiène irréprochable. Un métier pour celles et ceux qui aiment la cuisine autant que l'organisation et le management.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 560 €
net / mois
≈ 1,1 SMIC
2 000 € brut
Expérimenté
3 120 €
net / mois
≈ 2,2 SMIC
4 000 € brut

En début de carrière, un chef gérant démarre autour de 1 950 à 2 200 € brut par mois (soit environ 23 500 à 26 000 € brut par an). Les données France Travail montrent que près de deux tiers des offres se situent entre 1 820 et 2 840 € brut mensuels. Avec quelques années d'expérience et un site plus important, on atteint 2 800 à 3 400 € brut par mois ; un responsable de secteur multi-sites peut dépasser 4 000 €. Dans le privé s'ajoutent souvent des primes sur objectifs, un 13e mois, des tickets restaurant ou une voiture de fonction pour les postes multi-sites. Dans la fonction publique territoriale ou hospitalière, la rémunération suit la grille indiciaire et progresse plus lentement, mais l'emploi est plus stable.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +2
Diplôme de référence : Titre professionnel Responsable d'unité de restauration collective

Le métier se prépare le plus souvent à bac+2. Après la 3e, la voie la plus logique passe par un CAP Cuisine puis un bac pro Cuisine (ou un bac techno STHR), avant un BTS Management en hôtellerie-restauration (MHR), option B « management d'unité de production culinaire » pour la partie cuisine, ou option A pour la partie salle et gestion. Autre voie très utilisée, notamment en reconversion ou en alternance : le titre professionnel Responsable d'unité de restauration collective (niveau bac+2, délivré par le ministère du Travail, 6 à 12 mois de formation) ou le titre Chef gérant en restauration collective (CERTIDEV, niveau 5). Une licence professionnelle « organisation et gestion des établissements hôteliers et de restauration », parcours restauration collective et commerciale, permet de viser plus vite des postes multi-sites. Les grands groupes recrutent aussi des profils bac+3 à bac+5 (école hôtelière, master management de la restauration) pour l'encadrement de secteur. Bon à savoir : dans les petites structures, un cuisinier expérimenté titulaire d'un CAP peut évoluer vers un poste de gérant par promotion interne, les groupes formant beaucoup en interne.

Diplômes les plus adaptés

Bac+2
Titre professionnel Responsable d'unité de restauration collective
Bac+2
BTS Management en hôtellerie-restauration option B : management d'unité de production culinaire
Bac+2
Titre Chef gérant en restauration collective (CERTIDEV)

Diplômes envisageables

Bac+2
BTS Management en hôtellerie-restauration option A : management d'unité de restauration
Bac+3
Licence professionnelle Organisation et gestion des établissements hôteliers et de restauration (parcours restauration collective et commerciale)
Bac
Bac professionnel Cuisine
Bac
Bac technologique STHR (sciences et technologies de l'hôtellerie et de la restauration)
CAP
CAP Cuisine

Certifications et permis

Requis
Formation HACCP / hygiène alimentaire (14 h) Obligatoire dans tout établissement de restauration collective : au moins un référent formé, et c'est très souvent le ou la responsable.
Requis
Maîtrise du Plan de maîtrise sanitaire (PMS) Savoir rédiger, appliquer et faire vivre le PMS (traçabilité, températures, plan de nettoyage) est exigé à ce poste.
Atout
Permis B Indispensable dès qu'on gère plusieurs sites ou qu'on travaille sur une zone géographique étendue.
Atout
SST (Sauveteur secouriste du travail) Très apprécié pour encadrer une équipe dans un environnement à risques (coupures, brûlures, chutes).
Atout
Certification en nutrition / diététique collective Un atout réel pour construire des menus conformes au GEM-RCN et aux régimes particuliers.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Normes d'hygiène et sécurité alimentaire (HACCP, plan de maîtrise sanitaire)
Indispensable Élaboration de menus et équilibre nutritionnel (GEM-RCN, régimes particuliers)
Indispensable Gestion budgétaire et calcul du coût de revient d'un repas
Indispensable Management d'équipe : plannings, recrutement, formation des agents
Important Gestion des stocks, des achats et relation fournisseurs
Important Techniques culinaires de production en grande quantité (liaison chaude / froide)
Important Logiciels de gestion de stock et bureautique (tableurs, reporting)

Les qualités qui comptent

Indispensable Sens de l'organisation et gestion des priorités
Important Rigueur et sens des responsabilités
Indispensable Leadership et capacité à fédérer une équipe
Important Réactivité face aux imprévus (absence, livraison manquante, pic d'affluence)
Important Écoute et sens du contact avec les convives et le client

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

La journée commence tôt, souvent vers 6h ou 7h, avec la réception des livraisons et le contrôle des marchandises (températures, dates, qualité). Le ou la responsable lance ensuite la production avec son équipe : il ou elle vérifie que les plats prévus au menu sortent dans les temps, goûte, ajuste, et surveille l'application des règles d'hygiène (plan de maîtrise sanitaire, traçabilité, relevés HACCP). Pendant le service, il ou elle est en salle et au passage du self, à l'écoute des convives.

L'après-midi est plus tourné vers la gestion : élaboration des menus des semaines à venir avec le souci de l'équilibre nutritionnel et des régimes particuliers (allergies, textures modifiées, végétarien), commandes auprès des fournisseurs, suivi des stocks, calcul du coût de revient par repas, plannings de l'équipe, recrutement et formation des agents, reporting auprès du client (mairie, hôpital, entreprise) ou de la direction régionale. S'ajoutent aujourd'hui des objectifs très concrets : approvisionnement en produits locaux et bio (loi ÉGalim), lutte contre le gaspillage alimentaire, réduction du plastique.

Les conditions de travail

On exerce ce métier dans une cuisine de restaurant d'entreprise, une cantine scolaire, un EHPAD, un hôpital, une cuisine centrale ou un mess militaire — soit en gestion directe (collectivité, établissement public, avec le statut de fonctionnaire ou de contractuel), soit chez un prestataire privé de restauration collective (Sodexo, Elior, Compass, API, Restoria...). Le poste alterne entre la cuisine, le self et un petit bureau : ce n'est pas un métier de télétravail.

Gros avantage par rapport à la restauration commerciale : les horaires sont majoritairement de journée et en semaine, autour de 35 heures, sans service du soir ni week-ends systématiques — sauf en milieu hospitalier ou médico-social, où l'on assure souvent un week-end sur deux. En contrepartie, les journées sont intenses, avec un pic de stress concentré sur le service du midi, du bruit, de la chaleur et beaucoup de temps debout. La responsabilité sanitaire est réelle : en cas de problème, c'est le ou la responsable qui répond.

Télétravail Non
Horaires Décalé
Effort physique Modéré
Environnement cuisine, restaurant, bureau, école, hôpital
Comment ça évolue ?

On débute généralement comme chef gérant adjoint ou sur un petit site (150 à 300 couverts par jour), avant de prendre un restaurant plus important. Ensuite, plusieurs portes s'ouvrent : chef de secteur ou responsable d'exploitation encadrant une dizaine de sites, directeur ou directrice de cuisine centrale, responsable des achats, responsable qualité/hygiène, ou encore formateur. Certains rejoignent le siège d'un groupe (RH, développement commercial, réponse aux appels d'offres), d'autres passent les concours de la fonction publique territoriale ou hospitalière, et quelques-uns se mettent à leur compte en traiteur ou en restauration commerciale.

Perspectives d'emploi

Favorable

Le secteur hôtellerie-restauration reste l'un des plus en tension en France, avec environ 319 000 projets de recrutement recensés par France Travail pour 2026 et un turnover très élevé. La restauration collective, qui sert plus de 3 milliards de repas par an (écoles, hôpitaux, EHPAD, entreprises, armée), peine à recruter des chefs gérants : les grands groupes (Sodexo, Elior, Compass, API, Restoria) forment massivement en interne et proposent des évolutions rapides. Les collectivités locales et les établissements de santé recrutent également, avec une pression forte sur les compétences liées à la loi ÉGalim (produits bio, locaux, lutte contre le gaspillage). Résultat : un jeune diplômé motivé trouve généralement un poste rapidement, souvent d'abord comme adjoint.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Chef gérant / Cheffe gérante de restaurant de collectivitéChef / Cheffe de production en restauration collectiveChef / Cheffe de secteur de restauration collectiveDirecteur / Directrice de cuisine centraleDirecteur / Directrice de restaurant de collectivitéGérant / Gérante de restauration collectiveGérant / Gérante de cantine scolaireGérant / Gérante de cuisine hospitalièreGérant / Gérante de messGestionnaire de restaurant de collectivitéResponsable de production en restauration collectiveResponsable de restaurant de collectivitéResponsable des achats en restauration collectiveÉconome en restauration collectiveChef gérant adjoint / Cheffe gérante adjointe

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéFonctionnaireContractuel de la fonction publiqueApprenti / Alternant