Adjoint / Adjointe de la direction en hôtellerie-restauration

Adjointe de la direction en hôtellerie-restauration
À partir du Bac +2 Emploi : Favorable
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Adjoint / Adjointe de la direction en hôtellerie-restauration
Louis Hansel / Unsplash
Salaire net ~1 560 – 3 120 €/mois
Télétravail Non
Horaires Variable

Aperçu rapide

Bras droit du directeur d'un hôtel ou d'un restaurant, l'adjoint de direction fait tourner l'établissement au quotidien : plannings, équipes, accueil des clients, chiffre d'affaires. C'est un poste de terrain où l'on passe de la réception à la salle, du bureau à la cuisine, sans jamais faire deux journées identiques. Un excellent tremplin : beaucoup d'adjoints deviennent directeurs en quelques années, en France comme à l'étranger.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 560 €
net / mois
≈ 1,1 SMIC
2 000 € brut
Expérimenté
3 120 €
net / mois
≈ 2,2 SMIC
4 000 € brut

Selon les offres publiées par France Travail (1er trimestre 2026), 80 % des postes d'adjoint de direction en hôtellerie-restauration proposent entre 1 802 € et 2 500 € brut par mois. Les fiches métier du secteur situent le débutant plutôt entre 2 000 € et 2 500 € brut, soit environ 32 000 à 42 000 € brut par an, et le profil confirmé entre 35 000 et 50 000 € brut annuels (environ 2 900 à 4 200 € brut mensuels). Le salaire dépend beaucoup de la catégorie de l'établissement (un 5 étoiles ou un palace paie nettement plus qu'un hôtel économique), de la localisation (Paris, Côte d'Azur et stations de montagne au-dessus de la moyenne) et de la taille des équipes encadrées. La rémunération est encadrée par la convention collective HCR (hôtels, cafés, restaurants) et se complète très souvent d'avantages en nature — repas fournis, parfois logement — et de primes sur objectifs (chiffre d'affaires, satisfaction client, intéressement).

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +2
Diplôme de référence : BTS Management en hôtellerie-restauration, option A management d'unité de restauration

La voie la plus directe est un Bac+2 spécialisé : le BTS Management en hôtellerie-restauration (MHR), qui se décline en trois options — A (management d'unité de restauration), B (management d'unité de production culinaire) et C (management d'unité d'hébergement). On y accède après un bac techno STHR ou un bac pro des métiers de la restauration ; les élèves venant d'un autre bac passent d'abord par une classe de mise à niveau (MAN hôtellerie-restauration) d'un an.

Autres parcours fréquents : un titre professionnel « Adjoint(e) de direction hôtellerie-restauration » (niveau 5, accessible en reconversion et en alternance, notamment chez l'IFOCOP), une licence professionnelle Organisation et gestion des établissements hôteliers et de restauration (OGEHR) après le BTS, ou un bachelor / titre RNCP « Manager en hôtellerie-restauration » délivré par une école hôtelière (Vatel, FERRANDI Paris, Institut Lyfe, Ferrières, écoles consulaires des CCI).

Pour viser des établissements haut de gamme ou des groupes internationaux, un Bac+5 (MBA ou master en management hôtelier international) ouvre plus vite les portes de la direction. À l'inverse, la promotion interne reste très vivante dans ce secteur : un CAP ou un bac pro suivi de plusieurs années d'expérience comme chef de rang, chef de réception ou second de cuisine permet d'accéder au poste par l'expérience. L'alternance est la voie royale — les employeurs recrutent majoritairement des profils qui ont déjà pratiqué le terrain. Un bon niveau d'anglais (et une seconde langue en zone touristique) est presque toujours exigé.

Diplômes les plus adaptés

Bac+2
BTS Management en hôtellerie-restauration, option A management d'unité de restauration
Bac+2
BTS Management en hôtellerie-restauration, option C management d'unité d'hébergement
Bac+2
Titre professionnel Adjoint(e) de direction hôtellerie-restauration (niveau 5)
Bac+3
Licence professionnelle mention Organisation et gestion des établissements hôteliers et de restauration (OGEHR)
Bac+3
Titre Manager en hôtellerie-restauration (école hôtelière)

Diplômes envisageables

Bac
Bac technologique STHR (sciences et technologies de l'hôtellerie et de la restauration)
Bac
Bac professionnel Commercialisation et services en restauration
Bac+5
Titre Manager des entreprises de l'hôtellerie, du tourisme et de la restauration (MBA / master hôtelier)

Certifications et permis

Requis
Formation hygiène alimentaire HACCP (14 heures) Obligatoire dans tout établissement de restauration commerciale : au moins une personne formée doit être présente, et c'est souvent l'adjoint de direction.
Atout
Permis d'exploitation (licence III / licence IV, débit de boissons) Formation de 20 h exigée pour exploiter une licence de débit de boissons — très valorisée quand l'adjoint assure l'ouverture ou la fermeture de l'établissement.
Atout
SSIAP 1 (service de sécurité incendie et d'assistance à personnes) Atout apprécié dans les hôtels de taille importante recevant du public.
Atout
SST — Sauveteur secouriste du travail Utile pour gérer les incidents et remplir le rôle de référent sécurité auprès des équipes.
Atout
Certification d'anglais professionnel (TOEIC, Linguaskill) Preuve du niveau d'anglais souvent demandée dans l'hôtellerie internationale et les groupes hôteliers.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Important Anglais professionnel
Indispensable Management d'équipe et gestion des plannings
Indispensable Gestion des coûts et suivi du chiffre d'affaires
Indispensable Normes d'hygiène HACCP et règles de sécurité
Important Logiciels hôteliers (PMS) et systèmes de réservation
Important Recrutement, intégration et formation du personnel
Important Gestion des stocks et négociation fournisseurs
Un plus Techniques commerciales et yield management

Les qualités qui comptent

Important Polyvalence et capacité d'adaptation
Indispensable Sens du service et de la satisfaction client
Indispensable Gestion du stress et sang-froid
Indispensable Organisation et rigueur
Important Exemplarité et leadership
Important Diplomatie et écoute

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

La journée commence généralement par un point sur l'activité : taux d'occupation de l'hôtel, réservations du restaurant, événements ou séminaires à préparer. L'adjoint de direction établit et ajuste les plannings des équipes (réception, étages, salle, cuisine), veille au respect des temps de travail et gère les imprévus — un serveur malade, une salle à réorganiser, une réclamation client à traiter.

Il ou elle supervise ensuite le service : présence en salle ou à la réception aux heures de pointe, contrôle de la qualité des prestations, vérification des standards de l'établissement et des règles d'hygiène (méthode HACCP). En parallèle viennent les tâches de gestion : suivi des stocks et des commandes, négociation avec les fournisseurs, contrôle des coûts matières et de la masse salariale, saisie et analyse des indicateurs de performance (chiffre d'affaires, ticket moyen, RevPAR à l'hôtel). L'adjoint participe aussi au recrutement, à l'intégration et à la formation des nouveaux, et contribue au plan d'action commercial : offres promotionnelles, relation avec les plateformes de réservation, suivi des avis clients en ligne.

Les conditions de travail

Le métier s'exerce sur le terrain, dans l'établissement : on circule en permanence entre le bureau, la réception, la salle, les étages et la cuisine. Le télétravail n'est pas possible, la présence physique étant le cœur du poste. Les horaires sont variables et rarement en 9h-17h : services du midi et du soir, coupures en milieu de journée, week-ends, jours fériés et périodes de forte affluence (fêtes, saison touristique). L'effort physique reste modéré — beaucoup de temps debout et de déplacements — mais la charge mentale est réelle : il faut gérer plusieurs urgences en même temps tout en gardant le sourire face au client.

Les environnements sont très variés : hôtels de chaîne ou indépendants, établissements 3 à 5 étoiles, restauration traditionnelle, gastronomique ou rapide, restauration collective, résidences de tourisme, hôtellerie de plein air, bateaux de croisière. La rémunération s'accompagne souvent d'avantages en nature (repas, parfois logement) et de primes liées aux résultats. La maîtrise de l'anglais est très largement attendue, indispensable dans l'hôtellerie internationale et le tourisme d'affaires.

Télétravail Non
Horaires Variable
Effort physique Modéré
Environnement hôtel, restaurant, bureau, cuisine
Comment ça évolue ?

Le poste est explicitement conçu comme une étape vers la direction. Après deux à cinq ans, l'évolution naturelle est directeur ou directrice d'hôtel, de restaurant ou d'établissement en hôtellerie-restauration. On peut aussi se spécialiser : responsable hébergement, responsable de la restauration (F&B manager), revenue manager, responsable commercial et événementiel, ou responsable des ressources humaines dans un groupe hôtelier.

Dans les grands groupes (Accor, Marriott, Louvre Hotels, groupes de restauration à enseignes), les mobilités sont fréquentes : passage d'un établissement à un autre, prise en charge de sites plus grands, expatriation. Autres pistes : devenir formateur en école hôtelière, acheteur ou responsable qualité au siège d'un groupe, concepteur de produits touristiques, ou franchisé et créateur de son propre établissement — le métier donne une vision complète de la gestion d'une entreprise, ce qui facilite l'installation à son compte.

Perspectives d'emploi

Favorable

L'hôtellerie-restauration est l'un des secteurs qui recrutent le plus en France : environ 319 000 projets de recrutement sont recensés pour 2026, juste derrière la santé et les services à la personne. France Travail estime que 44 % de ces recrutements seront difficiles à pourvoir, et les organisations professionnelles (UMIH) évoquent depuis plusieurs années des dizaines de milliers de postes non pourvus. Les fonctions d'encadrement intermédiaire — adjoint de direction, responsable hébergement, gouvernante générale, chef de réception — figurent parmi les plus recherchées, car elles supposent à la fois de l'expérience terrain et des compétences de gestion, une combinaison rare. Conséquence pour un jeune diplômé : l'insertion est rapide, souvent dès la fin de l'alternance, et la progression vers un poste de direction peut être très véloce dans les groupes en croissance. Les employeurs travaillent activement sur l'attractivité (meilleurs plannings, deux jours de repos consécutifs, perspectives de carrière) pour retenir leurs cadres. Les zones les plus dynamiques sont les grandes métropoles, le littoral, les stations de montagne et les destinations touristiques ; la mobilité géographique et l'anglais sont de vrais accélérateurs de carrière.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Assistant / Assistante à la direction d'un établissement hôtelierAssistant / Assistante à la direction d'un restaurantAssistant / Assistante de direction en hôtellerie-restaurationAssistant / Assistante manager en hôtellerie-restaurationAssistant / Assistante manager en restaurationDirecteur adjoint / Directrice adjointe d'hôtelDirecteur adjoint / Directrice adjointe de restaurantAdjoint / Adjointe au directeur d'établissement hôtelierResponsable adjoint / Responsable adjointe d'exploitation en restaurationAssistant manager (hôtellerie-restauration)

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéApprenti / Alternant