Un débutant ou un adjoint de direction dans une petite structure démarre autour de 2 200-2 500 € brut par mois. Un directeur confirmé de village de vacances tourne autour de 2 800-3 500 € brut, et la rémunération peut dépasser 4 500-5 000 € brut dans une grande résidence, un camping haut de gamme ou un poste multi-sites. L'Apec relève que 80 % des offres de responsable d'hébergement touristique se situent entre 29 k€ et 58 k€ bruts annuels, avec une moyenne autour de 41 k€. À cela s'ajoutent très souvent des avantages en nature significatifs : logement de fonction, repas, primes sur objectifs liées au taux de remplissage ou au chiffre d'affaires. Attention : les postes saisonniers ne couvrent pas toujours 12 mois de salaire.
Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.
Le socle le plus courant est un Bac+2/+3 en hôtellerie, tourisme ou gestion, complété par plusieurs saisons d'expérience de terrain — c'est l'expérience qui fait la différence pour accéder à la direction.
Parcours types : - Bac techno STHR ou bac pro (commercialisation et services en restauration) → BTS Management en hôtellerie-restauration option C « management d'unité d'hébergement » (une classe de mise à niveau est demandée pour les autres bacs) ; - BTS Tourisme ou BTS MHR → licence professionnelle (métiers du tourisme et des loisirs, management de l'hôtellerie de plein air, organisation et gestion des établissements hôteliers et de restauration) ; - Titre professionnel « Responsable d'établissement touristique » (RNCP niveau 6), très ciblé sur ce métier et accessible en un an après un Bac+2, y compris en alternance ou en reconversion ; - Écoles de commerce ou écoles hôtelières (Vatel, Institut Paul Bocuse, ESG Tourisme, Ferrandi, EHL) et masters mention tourisme ou management de l'hôtellerie pour viser les grands groupes et les postes multi-sites.
Pour les villages de vacances et les structures accueillant des mineurs, le BAFD (voire un BPJEPS) est souvent demandé en complément. L'alternance est très bien vue dans ce secteur : elle permet d'enchaîner les saisons tout en se formant, et une bonne partie des directeurs sont d'anciens saisonniers promus en interne.
Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.
La journée commence souvent par un point sur le taux de remplissage, les arrivées et les départs du jour, puis par un briefing avec les chefs de service : réception, ménage, animation, technique, restauration. Le directeur répartit les priorités, vérifie que les hébergements sont prêts, règle les imprévus (une panne de climatisation, un client mécontent, un animateur absent) et tranche les arbitrages.
En parallèle, il gère la partie « entreprise » de la structure : suivi du budget, des achats et de la masse salariale, analyse des indicateurs (taux d'occupation, prix moyen, chiffre d'affaires par hébergement), tarification et commercialisation sur les plateformes de réservation. Il recrute et forme les saisonniers, construit les plannings, s'assure du respect du droit du travail, des normes d'hygiène (HACCP si l'établissement sert des repas) et des règles de sécurité applicables aux établissements recevant du public. Il représente aussi l'établissement auprès de la mairie, de l'office de tourisme, des prestataires d'activités et des partenaires locaux, et supervise les événements proposés aux clients.
Le métier s'exerce dans des résidences de tourisme, villages de vacances, campings, appart'hôtels, hébergements de plein air ou structures de tourisme social, souvent situés en montagne, sur le littoral ou en zone rurale. Les horaires sont très variables : week-ends, jours fériés, soirées et pics d'activité pendant les vacances scolaires font partie du quotidien. Beaucoup de postes sont saisonniers ou rythmés par une haute et une basse saison, avec parfois un logement de fonction sur place — un vrai avantage financier, mais qui brouille la frontière entre vie pro et vie perso.
Le travail se partage entre le bureau (gestion, reporting, réservations) et le terrain (tournées de l'établissement, contrôle des hébergements, accueil des groupes). L'effort physique reste modéré mais la disponibilité est forte, et il faut savoir garder son calme face à un client mécontent comme face à un incident technique. La maîtrise de l'anglais est quasi indispensable dès qu'il y a une clientèle internationale, et une deuxième langue est un vrai plus.
On arrive rarement directement à ce poste : le parcours classique passe par des fonctions de réceptionniste, chef de réception, responsable hébergement, adjoint de direction ou responsable d'animation, avec des saisons qui font office d'école. Ensuite, l'évolution se fait vers des structures plus grandes ou plus haut de gamme, vers la direction de plusieurs sites (directeur multi-sites, directeur régional au sein d'un groupe comme Pierre & Vacances, Belambra, Huttopia, Siblu, VVF), ou vers des fonctions siège : exploitation, qualité, développement, revenue management.
Beaucoup choisissent aussi l'entrepreneuriat en rachetant ou en exploitant leur propre camping, gîte de groupe ou résidence. Les passerelles sont nombreuses vers la direction d'hôtel, la direction de restauration, la gestion d'un site de loisirs ou le développement touristique territorial.
Le tourisme français reste le premier au monde en nombre de visiteurs, et le secteur peine à recruter : selon France Travail, environ 60 % des recrutements en hôtellerie-restauration sont jugés difficiles, et des dizaines de milliers de postes saisonniers restent non pourvus chaque année. Les postes d'encadrement et de direction, en particulier dans les structures haut de gamme, l'hôtellerie de plein air et les résidences de montagne ou de littoral, sont durablement en tension — ce qui joue en faveur des candidats motivés et mobiles. L'hôtellerie de plein air (campings) et les résidences de tourisme sont les segments les plus dynamiques, portés par la montée en gamme et le tourisme de proximité. Les principaux freins restent la saisonnalité, la mobilité géographique demandée et la difficulté à se loger dans les zones touristiques. Les employeurs : groupes exploitants (Pierre & Vacances-Center Parcs, Belambra, VVF, Huttopia, Siblu, Odalys, Yelloh! Village), associations de tourisme social (UNAT), comités d'entreprise, collectivités, et de nombreux indépendants.