En début de carrière, un chargé de promotion touristique gagne généralement entre 2 000 € et 2 300 € brut par mois (soit environ 25 000 à 30 000 € brut annuel). Avec 5 à 10 ans d'expérience et des responsabilités de chef de projet, la rémunération monte vers 2 800 à 3 500 € brut, et peut atteindre 4 000 à 4 500 € brut sur des postes de responsable de pôle ou de direction dans une grande structure (comité régional du tourisme, agence d'attractivité métropolitaine). France Travail indique une rémunération médiane d'environ 2 600 € net par mois pour les personnes exerçant ce métier à temps plein, tous niveaux d'expérience confondus. Les écarts sont importants selon l'employeur : la fonction publique territoriale applique des grilles indiciaires (rémunération plus encadrée mais sécurisée), tandis que les structures privées ou associatives peuvent offrir des primes liées aux résultats.
Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.
Le métier est accessible à partir d'un Bac+2, mais le niveau Bac+3 / Bac+5 devient la norme sur les postes de chef de projet. Environ 47 % des offres visent un Bac+2 et 31 % un Bac+3/4 (données France Travail).
Parcours type : Bac général, technologique (STMG) ou professionnel → BTS Tourisme (la formation phare du secteur, souvent en alternance) → licence professionnelle en métiers du tourisme, valorisation des territoires ou développement local → éventuellement un master Tourisme ou un master en développement territorial pour viser des postes à responsabilité.
Autres voies : BUT GACO parcours management des activités culturelles, artistiques, sportives et de tourisme, BTSA développement et animation des territoires ruraux (pour le tourisme rural et nature), licence Histoire/Géographie/LEA suivie d'un master Tourisme, ou bachelor en école spécialisée (ETS, Vatel, ESTHUA Angers…).
L'alternance et les stages en office de tourisme sont très valorisés : c'est souvent par là que se fait le premier recrutement. La maîtrise de l'anglais et d'outils digitaux (réseaux sociaux, CMS, retouche photo/vidéo, analyse de données) fait aujourd'hui la différence.
Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.
Le chargé de promotion touristique passe une bonne partie de son temps à construire et faire connaître l'offre touristique de son territoire. Concrètement : il repère les pépites locales (patrimoine, sites naturels, savoir-faire artisanaux, producteurs, hébergements), puis il les assemble en offres cohérentes — un circuit de visite, un week-end thématique, une brochure « 48 h chez nous ».
Côté communication, il rédige des contenus pour le site web et les réseaux sociaux, pilote la création de vidéos ou de photos, prépare des dossiers de presse et accueille des journalistes ou des influenceurs en voyage de repérage. Il représente aussi son territoire sur les salons professionnels du tourisme, en France comme à l'étranger.
Enfin, il monte des projets : organisation d'un événement, dossier de subvention, partenariat avec un hôtelier ou une collectivité voisine. Il suit un budget, coordonne des prestataires, puis analyse les résultats (fréquentation, retombées presse, statistiques de réservation) pour ajuster la stratégie de l'année suivante.
On exerce le plus souvent au sein d'un office de tourisme, d'une agence de développement touristique départementale, d'un comité régional du tourisme, d'un parc naturel, d'une communauté de communes ou d'une agence d'attractivité. Une partie du travail se fait au bureau (ordinateur, réunions, tableurs), l'autre sur le terrain : visites de sites, repérages, événements, rencontres avec les acteurs locaux.
Le rythme est très marqué par la saisonnalité : périodes de forte intensité avant et pendant la saison touristique, avec des soirées et des week-ends travaillés lors des événements ou des salons. Le permis B est presque toujours demandé, car les déplacements dans le département ou la région sont fréquents. Le télétravail partiel est courant sur les phases de rédaction et d'analyse, mais le métier reste ancré dans le terrain. L'anglais est très utile, et une deuxième langue est un vrai atout sur les territoires à clientèle internationale.
Après quelques années, on peut se spécialiser : e-tourisme et marketing digital, tourisme d'affaires (MICE), œnotourisme, tourisme durable, patrimoine et médiation culturelle. Les postes d'encadrement sont accessibles avec de l'expérience : responsable de pôle promotion/communication, directeur d'office de tourisme, chef de projet dans un comité départemental ou régional du tourisme.
D'autres évolutions sont possibles vers le développement territorial (chargé de mission attractivité, développement local), vers le marketing d'un grand site ou d'un parc de loisirs, ou vers le conseil indépendant auprès de collectivités. Les compétences acquises (communication, gestion de projet, événementiel) permettent aussi de basculer vers la communication institutionnelle ou le marketing digital hors tourisme.
Le tourisme est un secteur porteur en France — premier pays touristique au monde en nombre de visiteurs — et le réseau territorial est dense : environ 1 200 structures (offices de tourisme, agences départementales, comités régionaux) et près de 12 700 salariés selon ADN Tourisme. Mais les postes de promotion touristique restent **peu nombreux et très demandés** : France Travail recense de l'ordre de 2 800 demandeurs d'emploi pour environ 365 offres sur ce code métier. La concurrence est donc réelle, surtout sur les territoires attractifs (littoral, montagne, grandes villes). Bonne nouvelle : 65 % des emplois sont en CDI, et 88 % à temps plein. Mais l'entrée dans le métier passe très souvent par un CDD saisonnier, un contrat de projet ou une alternance. Les profils qui sortent du lot maîtrisent le **digital** (réseaux sociaux, création de contenus, data) et les **enjeux de tourisme durable**, deux priorités des territoires aujourd'hui. La mobilité géographique est un vrai atout pour décrocher un premier poste.