Chargé / Chargée de mission développement territorial

Chargée de mission développement territorial
À partir du Bac +5 Emploi : Stable
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Chargé / Chargée de mission développement territorial
Charlie Deets / Unsplash
Salaire net ~1 575 – 3 150 €/mois
Télétravail Partiel
Horaires Variable

Aperçu rapide

Le chargé de mission développement territorial est celui qui fait bouger les choses dans une ville, une intercommunalité ou une région : nouvelle zone d'activités, revitalisation d'un centre-bourg, plan vélo, projet européen… Il analyse les besoins du territoire, imagine des projets avec les élus, les habitants et les entreprises, puis va chercher les financements pour les faire exister. Un métier de terrain et de réseau, pour celles et ceux qui veulent avoir un impact concret là où ils vivent.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 575 €
net / mois
≈ 1,1 SMIC
2 100 € brut
Expérimenté
3 150 €
net / mois
≈ 2,2 SMIC
4 200 € brut

En début de carrière, un chargé de mission contractuel ou un attaché territorial débutant gagne environ 2 000 à 2 400 € brut par mois (autour du SMIC + indemnités pour les premiers échelons de la grille attaché, souvent complété par le régime indemnitaire RIFSEEP). Avec 5 à 10 ans d'expérience et des responsabilités de chef de projet, la rémunération se situe entre 2 800 et 3 500 € brut. Les postes de responsable de service ou d'attaché principal en grande collectivité, ainsi que les postes en agence de développement ou en bureau d'études, peuvent dépasser 4 000 € brut. Selon les données France Travail, la moitié des professionnels à temps plein déclarent plus de 3 400 € net par mois — un chiffre tiré vers le haut par les profils expérimentés et les postes d'encadrement. Le régime indemnitaire varie fortement d'une collectivité à l'autre : à grade égal, l'écart entre une petite commune rurale et une métropole peut atteindre plusieurs centaines d'euros par mois.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (statut cadre, ~25 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +5
Diplôme de référence : Master mention gestion des territoires et développement local

Le niveau attendu est le bac+5 : plus de 8 professionnels sur 10 sont titulaires d'un master. Les voies les plus directes sont le master « Gestion des territoires et développement local », le master « Urbanisme et aménagement », le master « Géographie, aménagement, environnement et développement », mais aussi les masters de droit public, de science politique, d'administration publique (IPAG) ou d'économie appliquée aux territoires. Les diplômes d'IEP (Sciences Po) et les écoles de commerce ou d'ingénieurs avec une spécialisation territoriale ouvrent également ce métier.

Parcours type : licence de géographie et aménagement, de droit, d'AES, d'économie ou de sciences sociales (bac+3), puis master en 2 ans, très souvent en alternance dans une collectivité — c'est la meilleure porte d'entrée, car le réseau et la connaissance du fonctionnement local comptent autant que le diplôme. Les stages longs et le service civique dans une collectivité sont très valorisés.

Un accès à bac+3 existe pour des postes d'agent ou de chargé de développement local dans de petites structures (licence pro « Métiers de l'aménagement du territoire et de l'urbanisme », licence pro développement de projets de territoire), avec ensuite une progression par l'expérience ou la formation continue (CNFPT).

Pour devenir fonctionnaire titulaire, il faut passer le concours d'attaché territorial (catégorie A, spécialité « urbanisme et développement des territoires » notamment) ou le concours d'ingénieur territorial. Beaucoup débutent toutefois comme contractuels sur des postes de chargé de mission avant de passer le concours.

Diplômes les plus adaptés

Bac+5
Master mention gestion des territoires et développement local
Bac+5
Master mention urbanisme et aménagement
Bac+5
Master mention géographie, aménagement, environnement et développement

Diplômes envisageables

Bac+5
Master mention droit public / administration publique (IPAG)
Bac+5
Diplôme d'Institut d'études politiques (Sciences Po), filière politiques publiques / territoires
Bac+3
Licence pro mention métiers de l'aménagement du territoire et de l'urbanisme
Bac+3
Licence mention géographie et aménagement

Certifications et permis

Requis
Permis B Indispensable pour les déplacements de terrain, en particulier dans les territoires ruraux et les intercommunalités étendues.
Atout
Concours d'attaché territorial (catégorie A) Non obligatoire pour être recruté comme contractuel, mais nécessaire pour être titularisé dans la fonction publique territoriale et évoluer durablement.
Atout
Formations CNFPT en ingénierie de projet et fonds européens Modules de formation continue très valorisés pour maîtriser le montage de dossiers FEDER, FSE+ ou LEADER.
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Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.

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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Conduite et ingénierie de projet
Indispensable Diagnostic territorial et analyse de données socio-économiques
Indispensable Recherche de financements et montage de dossiers de subventions (FEDER, FSE+, LEADER, appels à projets)
Important Connaissance des collectivités territoriales et du droit public
Important Rédaction administrative et note de synthèse
Important Animation de réunions et démarches de concertation
Un plus Commande publique et marchés publics
Un plus Cartographie et systèmes d'information géographique (SIG)

Les qualités qui comptent

Important Autonomie et sens de l'organisation
Indispensable Diplomatie et sens de la négociation
Important Capacité d'écoute
Important Curiosité et ouverture d'esprit
Indispensable Aisance relationnelle et travail en réseau
Un plus Patience et ténacité

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Tout commence par le diagnostic : le chargé de mission épluche les données du territoire (population, emploi, logement, commerces, mobilité, environnement) et va sur le terrain rencontrer les acteurs — élus, chefs d'entreprise, associations, chambres consulaires, habitants. Objectif : repérer les forces, les faiblesses et les opportunités de la commune, de l'intercommunalité ou de la région.

Vient ensuite le montage de projets. Une friche industrielle à reconvertir, un tiers-lieu à créer, un programme « Petites villes de demain » à décliner, une candidature à un appel à projets européen (FEDER, LEADER, FSE+) : il rédige les dossiers, chiffre les budgets, cherche les subventions, coordonne les bureaux d'études et les partenaires. Une part importante du travail consiste à animer un réseau : réunions publiques, comités de pilotage, groupes de travail, allers-retours avec les services de l'État et les financeurs.

Enfin, il suit et évalue : tableaux de bord, indicateurs, bilans à présenter aux élus et aux financeurs. Il rédige beaucoup — notes de synthèse, délibérations, comptes rendus — et prépare les décisions politiques sans les prendre lui-même.

Les conditions de travail

Le métier s'exerce essentiellement dans les collectivités territoriales (communes, communautés de communes ou d'agglomération, départements, régions), les agences d'urbanisme et de développement économique, les parcs naturels régionaux, les pays et PETR, les associations de développement local ou les bureaux d'études. On est fonctionnaire territorial (le plus souvent attaché ou ingénieur, catégorie A), contractuel, ou salarié d'une structure privée ou associative.

Le rythme alterne bureau et terrain : rédaction et gestion de dossiers d'un côté, visites de sites, réunions chez les partenaires et concertations avec les habitants de l'autre. Les réunions en soirée avec les élus ou le public sont fréquentes, et le permis B est quasiment indispensable dans les territoires ruraux. Le télétravail est possible quelques jours par semaine dans la plupart des collectivités, mais la présence sur le terrain reste le cœur du métier. La contrainte physique est faible ; la vraie difficulté, c'est la temporalité longue des projets (3 à 10 ans) et la nécessité de composer avec des logiques politiques changeantes, notamment après les élections.

Télétravail Partiel
Horaires Variable
Effort physique Faible
Environnement bureau, extérieur, véhicule
Comment ça évolue ?

Après quelques années, on peut se spécialiser : développement économique, transition écologique, politique de la ville, tourisme, mobilités, fonds européens, revitalisation commerciale. L'évolution classique mène à un poste de chef de projet transversal, de responsable de service (développement, aménagement, attractivité) puis de directeur général adjoint ou directeur général des services dans une petite ou moyenne collectivité — souvent en passant le concours d'attaché ou d'attaché principal.

D'autres bifurquent vers le conseil (bureau d'études, cabinet spécialisé en stratégie territoriale), vers une agence d'urbanisme ou de développement, vers les agences de l'État (ANCT, ADEME, Banque des Territoires) ou vers des fonctions de directeur d'association ou de structure de l'économie sociale et solidaire. Certains créent leur activité de consultant indépendant en ingénierie territoriale.

Perspectives d'emploi

Stable

Les besoins existent partout : plus de 1 200 intercommunalités, des milliers de communes, des départements, des régions, des agences et des associations recrutent régulièrement des chargés de mission. Les programmes nationaux (Action Cœur de Ville, Petites villes de demain, Villages d'avenir, Territoires d'industrie, contrats de relance et de transition écologique) et la montée en puissance des sujets de transition écologique, de mobilité et de revitalisation créent une demande soutenue d'ingénierie territoriale, en particulier dans les territoires ruraux et les villes moyennes qui peinent à recruter. Revers de la médaille : beaucoup de postes sont des **CDD de projet de 1 à 3 ans**, adossés à un financement temporaire, et les contraintes budgétaires des collectivités limitent les créations de postes pérennes. La concurrence est vive sur les postes en grande métropole et dans les régions attractives, alors que les zones rurales et périurbaines offrent des opportunités plus accessibles aux jeunes diplômés. Mobilité géographique et alternance sont les deux meilleurs atouts pour entrer dans le métier.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Attaché territorial / Attachée territorialeChargé / Chargée de mission affaires et projets européensChargé / Chargée de mission programmes européensChargé / Chargée de projet et de développement territorialChargé / Chargée de développement localAgent / Agente de développement localChef / Cheffe de projet territorialDéveloppeur / Développeuse économiqueChargé / Chargée de mission aménagement du territoireResponsable des affaires européennes et internationales

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéFonctionnaireContractuel de la fonction publiqueApprenti / Alternant