Coordinateur / Coordinatrice de projet de solidarité

Coordinatrice de projet de solidarité
À partir du Bac +5 Emploi : Stable
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Coordinateur / Coordinatrice de projet de solidarité
Anosh Ahmed / Unsplash
Salaire net ~1 500 – 3 000 €/mois
Télétravail Partiel
Horaires Variable

Aperçu rapide

Le coordinateur de projet de solidarité imagine et pilote des actions concrètes pour aider des populations : distribution d'aide après une catastrophe, accès à l'eau dans un village, accompagnement de personnes en difficulté dans un quartier. Il monte le projet, trouve les financements, dirige les équipes et vérifie que l'argent et les moyens servent vraiment à ceux qui en ont besoin. Un métier de terrain et de bureau, entre engagement humain et gestion rigoureuse.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 500 €
net / mois
≈ 1,1 SMIC
2 000 € brut
Expérimenté
3 000 €
net / mois
≈ 2,1 SMIC
4 000 € brut

En début de carrière, comptez 1 800 à 2 200 € brut par mois dans une association française, un peu plus dans les grandes ONG internationales. Sur une mission expatriée, le salaire s'accompagne d'avantages qui changent tout : logement, transport, assurance et per diem pris en charge, ce qui permet d'épargner. Un coordinateur confirmé se situe entre 2 800 et 3 500 € brut, et un chef de mission ou directeur pays peut dépasser 4 000 €. Attention : les postes en début de parcours passent souvent par le volontariat (Service civique environ 620 € net d'indemnité, VSI autour de 700 à 1 200 € selon le pays), moins bien rémunérés mais très formateurs.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (statut cadre, ~25 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +5
Diplôme de référence : Coordonnateur de projet de solidarités (IFAID Aquitaine)

Un niveau bac+5 est la norme, mais deux chemins existent. Le premier, généraliste : licence en sciences politiques, droit, économie, sociologie, géographie, gestion ou AES (bac+3), puis master spécialisé — Études du développement (IEDES, Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Coopération internationale et développement, Métiers de la solidarité internationale (Université de Nantes), Management humanitaire, ou diplôme d'école spécialisée (IRIS Sup', ESCD 3A, ISTOM pour l'ingénierie agro-développement). Le second, professionnalisant : les formations certifiantes de Bioforce (Coordinateur de programme humanitaire, niveau 7) et de l'IFAID Aquitaine (Coordonnateur de projet de solidarités, niveau 7, en alternance sur 2 ans), très reconnues des employeurs du secteur. Un BUT Carrières sociales ou une licence pro développement local peuvent servir de tremplin vers un poste de chargé de projet avant de viser la coordination. Dans tous les cas, l'expérience terrain compte autant que le diplôme : stages longs, service civique, Volontariat de Solidarité Internationale (VSI) via France Volontaires, bénévolat associatif. La VAE est également possible chez Bioforce et l'IFAID pour les professionnels déjà en poste.

Diplômes les plus adaptés

Bac+5
Coordonnateur de projet de solidarités (IFAID Aquitaine)
Bac+5
Coordinateur de programme humanitaire (Bioforce)
Bac+5
Master Études du développement (IEDES – Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
Bac+5
Master Études européennes et internationales, parcours Métiers de la solidarité internationale

Diplômes envisageables

Bac+5
Diplôme de l'ESCD 3A – Management des projets internationaux et solidaires
Bac+5
Diplôme d'ingénieur ISTOM (agro-développement international)
Bac+3
BUT Carrières sociales (parcours Villes et territoires durables ou Animation sociale et socioculturelle)
Bac+3
Licence professionnelle Métiers de l'animation sociale, socio-éducative et socioculturelle / développement local

Certifications et permis

Requis
Anglais professionnel certifié (IELTS, TOEFL, TOEIC) L'anglais est la langue de travail de la quasi-totalité des ONG internationales et des bailleurs de fonds.
Atout
Permis B Très souvent demandé pour les déplacements sur les zones de projet, en France comme à l'étranger.
Atout
HEAT (Hostile Environment Awareness Training) Formation à la sécurité en zone instable, exigée par certaines ONG avant un départ en mission sensible.
Atout
Project DPro / PMD Pro (PM4NGOs) Certification internationale de gestion de projet spécifique au secteur humanitaire et du développement.
Atout
Formation aux standards Sphère et à la redevabilité (CHS) Atout reconnu : ce sont les référentiels de qualité de l'action humanitaire.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Anglais professionnel courant
Indispensable Montage et suivi de budget
Indispensable Gestion de projet (cadre logique, planning, indicateurs)
Indispensable Recherche de financements et rédaction de dossiers pour les bailleurs
Important Suivi-évaluation et mesure d'impact
Important Management d'équipe interculturelle
Important Rédaction de rapports narratifs et financiers
Un plus Connaissance des cadres réglementaires et des standards humanitaires (Sphère, CHS)

Les qualités qui comptent

Indispensable Capacité d'adaptation
Important Diplomatie et sens de la négociation
Important Résistance au stress
Indispensable Sens de l'organisation et de la priorisation
Important Écoute et ouverture interculturelle
Indispensable Rigueur et transparence dans la gestion des fonds

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Tout commence par un diagnostic : le coordinateur de projet de solidarité va à la rencontre des habitants, des associations locales et des autorités pour comprendre les besoins réels. À partir de là, il écrit le projet — objectifs, activités, calendrier, budget — et le transmet à des bailleurs de fonds (Agence française de développement, Union européenne, agences de l'ONU, fondations, collectivités locales) pour obtenir un financement.

Une fois le projet lancé, il devient chef d'orchestre. Il recrute et encadre une équipe (souvent mixte : personnel local et expatriés), planifie les activités semaine par semaine, suit le budget euro par euro, achète le matériel dans le respect des règles, et négocie avec les partenaires. Une bonne partie de la journée se passe aussi devant un ordinateur : tableaux de suivi, indicateurs, comptes rendus d'activité et rapports narratifs et financiers destinés aux financeurs, qui sont exigeants sur la traçabilité.

Enfin, il mesure l'impact : combien de personnes ont été aidées, avec quels résultats, quelles difficultés ont freiné l'action. Ces évaluations servent à corriger le tir et à convaincre les bailleurs de reconduire les fonds.

Les conditions de travail

Le métier s'exerce dans des ONG de solidarité internationale, des associations françaises de développement local ou d'insertion, des structures de l'économie sociale et solidaire, des collectivités territoriales (services coopération décentralisée) ou des organisations internationales. Selon le poste, on travaille depuis un siège en France, depuis une base terrain à l'étranger, ou en alternant les deux.

Le rythme est irrégulier : périodes calmes de rédaction, puis pics intenses au moment des dépôts de dossiers, des évaluations ou d'une urgence humanitaire. Les déplacements sont fréquents (visites de terrain, réunions de coordination) et, sur les missions internationales, les contrats durent souvent de 6 mois à 2 ans, parfois dans des contextes difficiles où la sécurité est une préoccupation quotidienne. Une part du travail administratif peut se faire à distance, mais le contact direct avec le terrain reste au cœur du métier. La maîtrise de l'anglais est quasi indispensable, l'espagnol ou l'arabe sont de vrais atouts.

Télétravail Partiel
Horaires Variable
Effort physique Modéré
Environnement bureau, extérieur, véhicule
Comment ça évolue ?

On entre rarement directement comme coordinateur : le parcours classique passe par un poste de chargé de projet, d'assistant projet, de volontaire de solidarité internationale ou de service civique. Après quelques années, on peut devenir coordinateur terrain, coordinateur de programme, puis chef de mission ou directeur pays — le plus haut niveau de responsabilité sur le terrain.

D'autres évoluent vers le siège : responsable de zone géographique (« desk »), responsable des financements institutionnels, responsable du plaidoyer ou directeur d'association. Les compétences acquises (gestion de projet, budget, management interculturel, suivi-évaluation) s'exportent très bien vers la RSE en entreprise, les collectivités territoriales, les bureaux d'études ou le conseil indépendant.

Perspectives d'emploi

Stable

Les besoins sont réels et durables : crises humanitaires, conflits, dérèglement climatique, mais aussi politiques de cohésion sociale en France alimentent une demande continue. Coordination SUD fédère à elle seule 164 ONG françaises et son espace emploi publie des offres en permanence. Le paradoxe du secteur : il attire énormément de candidats motivés, si bien que les premiers postes sont très disputés — c'est l'expérience de terrain (volontariat, service civique, stages longs) et la maîtrise de l'anglais qui font la différence, plus que le diplôme seul. Autre réalité à connaître : beaucoup de contrats sont des CDD adossés à la durée d'un financement, ce qui rend les débuts de carrière mobiles et parfois précaires. En revanche, les profils qui savent monter des dossiers de financement et gérer un budget conséquent sont recherchés et se stabilisent vite.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Chargé / Chargée de mission solidaritéChargé / Chargée de mission solidarité internationaleChef / Cheffe de projet solidarité internationaleCoordinateur / Coordinatrice de projets humanitairesCoordinateur / Coordinatrice de programme humanitaireCoordinateur / Coordinatrice terrainResponsable de projet humanitaireCoordonnateur / Coordonnatrice de projet de solidaritésChargé / Chargée de projet développement localCoordinateur / Coordinatrice de projet ESS (économie sociale et solidaire)

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéFonctionnaireContractuel de la fonction publiqueIndépendant / Auto-entrepreneur