Chargé / Chargée de mission "Villes et Territoires Durables"

Chargée de mission « Villes et Territoires Durables »
À partir du Bac +3 Emploi : Favorable
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Chargé / Chargée de mission "Villes et Territoires Durables"
Pedro Miranda / Unsplash
Salaire net ~1 716 – 3 120 €/mois
Télétravail Partiel
Horaires Standard (9h-17h)

Aperçu rapide

Ce professionnel aide les villes et les villages à se réinventer : moins de béton et de voitures, plus de nature, d'énergies propres et de logements agréables à vivre. Véritable chef d'orchestre, il fait dialoguer élus, architectes, associations et habitants autour d'un même projet de territoire. Un métier utile et concret : ce qui se dessine sur le papier finit par se construire et être habité pendant des décennies.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 716 €
net / mois
≈ 1,2 SMIC
2 200 € brut
Expérimenté
3 120 €
net / mois
≈ 2,2 SMIC
4 000 € brut

Dans le public, la rémunération suit la grille indiciaire des attachés ou des ingénieurs (catégorie A) : environ 2 000 à 2 400 € brut par mois en début de carrière, primes comprises (RIFSEEP, indemnité de fonctions variable selon le groupe de fonctions et la collectivité). Avec l'expérience et des responsabilités élargies, on atteint 3 200 à 4 200 € brut, davantage sur des postes de direction en grande collectivité. En bureau d'études ou chez un aménageur privé, les débuts se situent plutôt autour de 2 300–2 700 € brut. À retenir : dans la fonction publique territoriale, le net représente environ 80 % du brut hors primes.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +3
Diplôme de référence : Master mention Urbanisme et aménagement

Deux voies principales. Dans la fonction publique d'État : le concours d'attaché d'administration de l'État (catégorie A, ouvert dès bac+3) ou le concours d'ingénieur des ministères de l'environnement et de l'aménagement (accessible après prépa ou avec un bac+5 à dominante technique). Le concours « efface » la formation d'origine, seul le niveau de diplôme compte — mais un profil environnement, énergie-climat, urbanisme ou géographie permet d'être opérationnel plus vite. Dans les collectivités : concours d'attaché territorial ou d'ingénieur territorial, ou recrutement direct en contrat de projet.

Côté études, le parcours le plus courant est une licence en géographie et aménagement, en droit ou en science politique, suivie d'un master en urbanisme et aménagement (parcours « environnement et ville durable », « développement urbain durable », « aménagement et développement durable des territoires »…). Les diplômes d'ingénieur (ENTPE, École des Ponts, AgroParisTech, INSA, écoles de génie urbain) et les IEP mènent aussi au métier. Une licence professionnelle « métiers de l'aménagement du territoire et de l'urbanisme » permet d'entrer comme technicien ou chargé de mission junior, puis d'évoluer. À la prise de poste dans l'État, tutorat et formations ministérielles/interministérielles complètent le parcours tout au long de la carrière (CNFPT côté collectivités).

Diplômes les plus adaptés

Bac+5
Master mention Urbanisme et aménagement
Bac+5
Master mention Géographie, aménagement, environnement et développement (GAED)
Bac+5
Diplôme d'ingénieur en aménagement, génie urbain ou environnement (ENTPE, École des Ponts, AgroParisTech, INSA…)

Diplômes envisageables

Bac+3
Licence professionnelle mention Métiers de l'aménagement du territoire et de l'urbanisme
Bac+5
Diplôme d'IEP / Master politiques publiques et territoires

Certifications et permis

Atout
Permis B Très utile pour les visites de terrain et les réunions dans les communes, surtout en zone rurale.
Atout
Formation SIG / QGIS Savoir produire et lire des cartes est un atout majeur pour analyser un territoire.
Atout
Qualification OPQU d'urbaniste Reconnaissance professionnelle délivrée par l'Office professionnel de qualification des urbanistes, valorisante après quelques années d'exercice.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Animation de réunions et conduite de concertation
Important Cartographie et systèmes d'information géographique (QGIS)
Indispensable Connaissance des politiques d'aménagement et du droit de l'urbanisme
Indispensable Conduite de projet et pilotage de dispositifs publics
Important Rédaction de notes, avis et rapports de synthèse
Important Culture des enjeux environnementaux (climat, biodiversité, énergie, eau)
Un plus Montage de dossiers de financement et suivi budgétaire

Les qualités qui comptent

Important Rigueur et sens de l'organisation
Indispensable Diplomatie et sens de la négociation
Un plus Capacité d'adaptation et réactivité
Indispensable Polyvalence et curiosité
Important Pédagogie et écoute

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Au quotidien, il coordonne à l'échelle d'une région ou d'un département les dispositifs nationaux en faveur de la ville durable : label ÉcoQuartier, démarche ÉcoCité, programmes de revitalisation des centres-villes, objectif « zéro artificialisation nette ». Concrètement, cela veut dire : analyser des dossiers d'aménagement, aller sur le terrain visiter des quartiers en projet, animer des réunions et des groupes de travail avec les communes, conseiller les élus et les services techniques, rédiger des notes et des avis, monter des dossiers de financement, produire des cartes et des indicateurs, et faire remonter au ministère ce qui marche (ou pas) sur le terrain. Un même professionnel peut suivre un projet allant d'un simple pâté de maisons à plusieurs centaines d'hectares, en ville dense comme dans un bourg rural.

Les conditions de travail

Le métier s'exerce surtout dans les services de l'État (DREAL, DDT, DDTM), dans les collectivités territoriales (communes, intercommunalités, départements, régions), dans les agences d'urbanisme, les agences publiques (ADEME, ANRU, Cerema, Banque des Territoires) ou dans des bureaux d'études privés. La base est un poste de bureau, avec beaucoup d'écrit, de réunions et de travail sur ordinateur (bureautique, cartographie type QGIS), mais entrecoupé de déplacements réguliers : visites de sites, chantiers, commissions locales, réunions publiques parfois en soirée. Les horaires restent globalement classiques, avec des pointes lors des dépôts de dossiers ou des commissions de labellisation. Le télétravail partiel est courant dans la fonction publique, mais le terrain et la concertation ne se font pas à distance.

Le métier demande de savoir jongler avec des sujets très divers : biodiversité et continuités écologiques, risques d'inondation et gestion des eaux de pluie, îlots de chaleur urbains, friches industrielles, mobilités, énergies renouvelables, logement social, sécurité et bien-être des habitants. Il faut donc de la curiosité, de la diplomatie et le goût de la négociation, car on avance rarement seul et jamais sans convaincre.

Télétravail Partiel
Horaires Standard (9h-17h)
Effort physique Faible
Environnement bureau, extérieur, chantier
Comment ça évolue ?

Avec l'expérience, on peut se spécialiser (renaturation et nature en ville, sobriété foncière et ZAN, transition énergétique des quartiers, résilience climatique) ou au contraire prendre du galon : chef de projet sur une opération d'aménagement d'envergure, responsable d'un service urbanisme ou développement durable, directeur de l'aménagement en intercommunalité, directeur général adjoint. D'autres passent à l'ingénierie privée (bureau d'études, aménageur, promoteur), rejoignent une agence d'urbanisme, une agence publique comme le Cerema ou l'ADEME, voire le niveau national pour participer à l'écriture des politiques publiques. Les passerelles vers l'urbanisme opérationnel, le développement économique local ou la politique de la ville sont fréquentes.

Perspectives d'emploi

Favorable

Le métier figure parmi les fonctions « en tension » identifiées par les services de l'État, avec un fort potentiel de recrutement : la ville durable est devenue une priorité de politique publique (objectif zéro artificialisation nette, adaptation au changement climatique, rénovation énergétique, renaturation, revitalisation des centres-villes). Les employeurs sont nombreux et variés — services déconcentrés de l'État (DREAL, DDT), communes et intercommunalités, régions et départements, agences d'urbanisme, ADEME, Cerema, Banque des Territoires, bailleurs sociaux, bureaux d'études et aménageurs privés. Les offres de « chargé de mission transition écologique / ville durable / développement durable » sont publiées en continu sur les plateformes d'emploi public. La concurrence existe sur les postes les plus attractifs (grandes métropoles), et la mobilité géographique est un vrai atout pour démarrer.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Chargé de mission ville durableChef / Cheffe d'un projet local d'aménagement durable sur le territoireChargé de mission aménagement durable du territoireChargé de mission transition écologique des territoiresRéférent ÉcoQuartierChargé de mission développement durable en collectivitéChargé d'études ville durableChef de projet ville durable

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéFonctionnaireContractuel de la fonction publique