Conseiller / Conseillère en hydraulique agricole

Conseillère en hydraulique agricole
À partir du Bac +2 Emploi : Favorable
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Conseiller / Conseillère en hydraulique agricole
Elibet Valencia Muñoz / Unsplash
Salaire net ~1 560 – 2 730 €/mois
Télétravail Partiel
Horaires Variable

Aperçu rapide

L'eau devient la ressource la plus précieuse de l'agriculture : le conseiller en hydraulique agricole aide les agriculteurs à en utiliser juste ce qu'il faut, au bon moment. Il calcule les besoins des cultures, conçoit des systèmes d'irrigation ou de drainage, explique la réglementation et arbitre le partage de l'eau sur un territoire. Un métier de terrain, très concret, au cœur de l'adaptation au changement climatique.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 560 €
net / mois
≈ 1,1 SMIC
2 000 € brut
Expérimenté
2 730 €
net / mois
≈ 1,9 SMIC
3 500 € brut

En début de carrière, comptez environ 1 900 à 2 200 € brut par mois avec un BTSA ou un CS, et 2 200 à 2 500 € brut avec un diplôme d'ingénieur (soit 25 000 à 30 000 € brut annuels). Après 5 à 10 ans d'expérience, la rémunération monte à 2 900–3 500 € brut par mois (35 000 à 45 000 € annuels), davantage pour un chef de projet en bureau d'études privé ou en société d'aménagement régional. S'y ajoutent souvent un véhicule de service, des indemnités de déplacement et un 13ᵉ mois dans les chambres d'agriculture. Les postes en technico-commercial irrigation peuvent inclure une part variable.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +2
Diplôme de référence : BTSA Gestion et maîtrise de l'eau (GEMEAU)

La voie la plus directe est le BTSA Gestion et maîtrise de l'eau (GEMEAU), qui forme à la conception d'aménagements hydrauliques, au conseil en irrigation et à la gestion des réseaux. Il peut être complété par le CS (Certificat de spécialisation) Hydraulique agricole, une formation courte très professionnalisante, souvent en apprentissage, qui prépare précisément aux fonctions de conseil en irrigation et de technico-commercial en matériel hydraulique.

Autres portes d'entrée à bac+2/+3 : BTSA Agronomie et productions végétales complété par le CS, BUT Génie biologique, ou une licence professionnelle « gestion et maîtrise de l'eau » / « métiers de la protection et de la gestion de l'environnement ».

Pour les postes de chargé de mission, de chef de projet ou en bureau d'études, un bac+5 est souvent demandé : diplôme d'ingénieur agronome (Institut Agro Montpellier, AgroParisTech, ENSAT, Bordeaux Sciences Agro, ISTOM, UniLaSalle) ou master en hydrologie, gestion des ressources en eau ou agronomie.

L'alternance est très bien vue dans ce métier : elle permet de vivre une campagne d'irrigation complète et de se constituer un réseau chez les futurs employeurs.

Diplômes les plus adaptés

Bac+2
BTSA Gestion et maîtrise de l'eau (GEMEAU)
Bac+2
CS (Certificat de spécialisation) Hydraulique agricole
Bac+5
Diplôme d'ingénieur agronome (spécialisation ressources en eau / génie rural)

Diplômes envisageables

Bac+2
BTSA Agronomie et cultures durables (ex-APV)
Bac+3
Licence professionnelle Métiers de la protection et de la gestion de l'environnement (parcours gestion de l'eau)
Bac+5
Master Gestion de l'environnement / Sciences de l'eau (hydrologie, ressources en eau)

Certifications et permis

Requis
Permis B Indispensable : le métier impose des déplacements quotidiens entre exploitations, parcelles et réunions de territoire.
Atout
Certiphyto — Certificat individuel produits phytopharmaceutiques (catégorie Conseil) Utile quand le conseil en irrigation s'accompagne de préconisations agronomiques plus larges.
Atout
Habilitation électrique BR / B1V Atout pour intervenir sur les stations de pompage et les armoires de commande des réseaux d'irrigation.
Atout
Maîtrise des logiciels SIG (QGIS) et de dimensionnement hydraulique (EPANET, Irrinet…) Très recherchée pour cartographier les réseaux et calculer les débits et pertes de charge.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Calcul des besoins en eau des cultures (bilan hydrique, évapotranspiration)
Indispensable Dimensionnement de réseaux d'irrigation et de drainage (débits, pertes de charge, pompage)
Indispensable Agronomie et connaissance des sols
Indispensable Réglementation de l'eau (autorisations de prélèvement, arrêtés sécheresse, PTGE)
Important Utilisation de SIG et de logiciels de modélisation hydraulique (QGIS, EPANET)
Important Montage de projets et de dossiers de subvention (chiffrage, plans, devis)

Les qualités qui comptent

Indispensable Animation de réunions et de groupes d'agriculteurs (ASA, tours de plaine)
Important Pédagogie : rendre compréhensibles des données techniques
Important Diplomatie et sens de la négociation (partage de l'eau, sujets conflictuels)
Important Autonomie et organisation (déplacements, gestion des priorités en campagne d'irrigation)
Un plus Rigueur dans le suivi des mesures et des données

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Le conseiller en hydraulique agricole passe une bonne partie de son temps sur les exploitations. Il analyse les besoins en eau des cultures (type de sol, météo, stade de la plante), relève les sondes d'humidité et les compteurs, puis recommande un pilotage précis : combien de millimètres d'eau apporter, quel jour, sur quelle parcelle. Il conçoit aussi des projets : dimensionnement d'un réseau d'irrigation, choix entre goutte-à-goutte, aspersion ou pivot, création d'une réserve de stockage, réhabilitation d'un réseau de drainage. Il réalise des plans, des devis, chiffre le retour sur investissement et monte les dossiers de subvention.

L'autre moitié du métier se joue au bureau et en réunion. Il rédige des bulletins d'irrigation envoyés chaque semaine aux agriculteurs de son département, informe sur la réglementation (autorisations de prélèvement, arrêtés sécheresse, plans de répartition des volumes), anime les Associations Syndicales Autorisées (ASA) qui gèrent l'eau collectivement, et représente les irrigants face aux services de l'État et aux agences de l'eau. Il forme aussi les exploitants à l'utilisation et au réglage de leur matériel.

Les conditions de travail

C'est un métier itinérant : déplacements quotidiens entre exploitations, chambre d'agriculture, réunions de bassin. Le permis B et un véhicule sont indispensables. Le rythme est très saisonnier : la campagne d'irrigation (de mai à septembre) impose des semaines chargées, avec des astreintes et des horaires élargis quand la sécheresse s'installe ; l'hiver est plutôt consacré aux études, aux projets et à la formation. Le travail se fait aussi bien en plein champ, sous le soleil et dans la boue, que devant un tableur ou un logiciel de dimensionnement hydraulique. L'effort physique reste modéré, mais il faut aimer être dehors par tous les temps.

Les employeurs principaux sont les chambres d'agriculture, les coopératives et CUMA, les ASA et syndicats d'irrigants, les sociétés d'aménagement régional (BRL, Canal de Provence, Compagnie d'Aménagement des Coteaux de Gascogne), les bureaux d'études spécialisés et les fabricants de matériel d'irrigation. Les régions les plus pourvoyeuses d'emplois sont le Sud-Ouest, la vallée du Rhône, l'Occitanie, la Beauce et la Nouvelle-Aquitaine.

Télétravail Partiel
Horaires Variable
Effort physique Modéré
Environnement extérieur, bureau, exploitation agricole, véhicule
Comment ça évolue ?

Avec l'expérience, on peut devenir chef de projet hydraulique (gros aménagements collectifs, retenues de substitution), responsable d'un service eau et environnement en chambre d'agriculture, ou animateur de Projet de Territoire pour la Gestion de l'Eau (PTGE). D'autres passent côté bureau d'études ou s'installent en consultant indépendant. Les passerelles sont nombreuses vers la police de l'eau, la gestion des milieux aquatiques (GEMAPI), le conseil agronomique généraliste, l'agroéquipement ou le technico-commercial en matériel d'irrigation. À l'international, l'expertise française en irrigation ouvre des missions dans les projets de développement rural.

Perspectives d'emploi

Favorable

Le métier est porté par un contexte très favorable : sécheresses répétées, arrêtés de restriction, plans de répartition des volumes prélevables, Projets de Territoire pour la Gestion de l'Eau (PTGE) et Plan Eau national. Les chambres d'agriculture, les ASA, les collectivités et les bureaux d'études recrutent régulièrement des conseillers « gestion quantitative de l'eau » et des chargés de mission hydraulique agricole. Les effectifs restent toutefois limités : c'est un métier de niche, avec quelques centaines de postes en France, concentrés dans les grandes régions irriguées (Occitanie, Nouvelle-Aquitaine, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Auvergne-Rhône-Alpes, Centre-Val de Loire). Les profils combinant agronomie, hydraulique et capacité à animer des groupes d'agriculteurs sont rares et donc recherchés. Une mobilité géographique est souvent nécessaire pour décrocher le premier poste.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Hydraulicien / Hydraulicienne en agricultureConseiller / Conseillère en irrigationConseiller / Conseillère gestion quantitative de l'eauChargé / Chargée de mission hydraulique agricoleTechnicien / Technicienne irrigationConseiller / Conseillère agricole spécialisé en eau

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéContractuel de la fonction publiqueIndépendant / Auto-entrepreneurApprenti / Alternant