Biostatisticien / Biostatisticienne

Biostatisticienne
À partir du Bac +5 Emploi : Favorable
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Biostatisticien / Biostatisticienne
Accuray / Unsplash
Salaire net ~2 175 – 4 500 €/mois
Télétravail Partiel
Horaires Standard (9h-17h)

Aperçu rapide

Le biostatisticien est celui qui fait parler les chiffres de la santé. Quand un laboratoire teste un nouveau médicament ou qu'une équipe cherche à comprendre la propagation d'un virus, c'est lui qui conçoit la méthode d'analyse, traite les données et dit si les résultats sont fiables ou dus au hasard. Un métier pour ceux qui aiment les maths et veulent qu'elles servent à soigner des gens.

Combien ça paye ?

Début de carrière
2 175 €
net / mois
≈ 1,5 SMIC
2 900 € brut
Expérimenté
4 500 €
net / mois
≈ 3,2 SMIC
6 000 € brut

Un biostatisticien débutant gagne environ 2 750 à 3 200 € brut par mois (33 000 à 38 000 € brut/an) dans l'industrie pharmaceutique ou en CRO. L'APEC indique que 80 % des offres se situent entre 35 000 et 60 000 € brut annuels, pour une moyenne autour de 45 000 €. Après 5 à 10 ans, la rémunération monte à 3 700-4 600 € brut mensuels, et un profil senior ou responsable de biométrie peut dépasser 5 400 € brut par mois (65 000 €+ par an). Le secteur privé (labos, CRO, biotechs) paie nettement mieux que le secteur public : à l'hôpital, à l'université ou à l'Inserm, les grilles indiciaires plafonnent plus bas, avec en contrepartie une meilleure sécurité de l'emploi et souvent plus de liberté sur les sujets de recherche.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (statut cadre, ~25 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +5
Diplôme de référence : Master mention Santé publique (parcours biostatistique, épidémiologie, recherche clinique)

Le métier est accessible au minimum à bac+5, sans exception. Deux grandes voies : le master (mention Santé publique parcours biostatistique/épidémiologie, mention Mathématiques appliquées et statistique, ou master de bio-informatique) et le diplôme d'ingénieur avec spécialisation biostatistique (ENSAI à Rennes, ISUP à Paris, ENSAE, EBI). Le parcours type démarre par un bac général avec les spécialités Mathématiques et SVT ou Physique-Chimie, suivi d'une licence de mathématiques, de MIASHS, de sciences de la vie ou d'une prépa scientifique. Une double compétence maths + biologie/santé est très recherchée : beaucoup de recruteurs apprécient un profil venant des maths qui s'est formé à la biologie, ou l'inverse. Le doctorat (bac+8) n'est pas obligatoire dans l'industrie, mais il est quasi indispensable pour une carrière de chercheur académique et facilite l'accès aux postes seniors en recherche pharmaceutique. Les stages en laboratoire, en CRO ou en unité de recherche clinique sont déterminants pour décrocher le premier emploi, et l'alternance en master 2 est une voie d'entrée très efficace.

Diplômes les plus adaptés

Bac+5
Master mention Santé publique (parcours biostatistique, épidémiologie, recherche clinique)
Bac+5
Master mention Mathématiques appliquées, statistique
Bac+5
Diplôme d'ingénieur de l'ENSAI (spécialisation Biostatistique)
Bac+5
Diplôme de statisticien de l'ISUP, mention Biostatistique

Diplômes envisageables

Bac+5
Master mention Bio-informatique
Bac+3
Licence mention Mathématiques (étape vers le master)
Autre
Doctorat en biostatistique, épidémiologie ou mathématiques appliquées

Certifications et permis

Requis
Formation aux Bonnes Pratiques Cliniques (BPC / ICH-GCP) Formation courte quasi systématiquement exigée pour travailler sur des essais cliniques, souvent dispensée à l'embauche.
Atout
Certification SAS (Base / Advanced Programming, Clinical Trials Programmer) Atout réel dans l'industrie pharmaceutique où SAS reste le logiciel de référence pour les soumissions réglementaires.
Atout
Certification CDISC (standards SDTM / ADaM) Maîtrise des formats de données imposés par les autorités de santé pour le dépôt des dossiers d'essais cliniques.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Anglais scientifique écrit et oral
Indispensable Statistiques et probabilités (modélisation, tests d'hypothèses, analyse de survie)
Indispensable Programmation statistique en R
Indispensable Programmation SAS
Indispensable Méthodologie des essais cliniques et épidémiologie
Important Gestion et nettoyage de bases de données (data management, SQL)
Important Programmation Python
Important Connaissances en biologie et sciences de la santé
Important Rédaction scientifique (rapports d'étude, publications)
Un plus Réglementation de la recherche clinique (BPC, standards CDISC)

Les qualités qui comptent

Indispensable Rigueur
Important Autonomie et organisation
Indispensable Esprit d'analyse et sens critique
Important Pédagogie : expliquer simplement des résultats complexes
Un plus Curiosité et veille méthodologique

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Le biostatisticien intervient bien avant que les données existent : il aide les chercheurs et les médecins à concevoir leur étude. Combien de patients faut-il inclure pour que le résultat soit crédible ? Comment répartir les groupes (traitement / placebo) ? Quels critères mesurer ? Il rédige ensuite le *plan d'analyse statistique*, un document qui fige à l'avance la façon dont les résultats seront calculés — impossible de changer les règles en cours de route.

Une fois l'essai clinique ou l'étude épidémiologique lancée, il récupère les données, vérifie leur qualité (valeurs manquantes, incohérences), puis écrit les programmes d'analyse, principalement en SAS, R ou Python. Il produit des tableaux, des courbes de survie, des modèles statistiques, et surtout il les interprète : ce médicament fait-il vraiment mieux que le traitement existant ? Il rédige enfin la partie statistique du rapport d'étude, participe aux publications scientifiques et présente parfois ses résultats aux autorités de santé (ANSM, EMA) qui décideront de la mise sur le marché.

Les conditions de travail

C'est un métier de bureau, devant un ordinateur, avec beaucoup de lecture et d'écriture. Il s'exerce dans les laboratoires pharmaceutiques, les CRO (sociétés qui réalisent les essais cliniques pour le compte des labos, gros employeurs du secteur), les CHU et centres de lutte contre le cancer, les organismes publics de recherche (Inserm, Institut Pasteur, Santé publique France) ou encore l'agroalimentaire et les biotechs.

Les horaires sont plutôt classiques et le télétravail partiel est courant (souvent 2 à 3 jours par semaine), même si les périodes de dépôt de dossier réglementaire ou de gel de base de données peuvent être intenses. Le travail est très collaboratif : on échange en permanence avec des médecins, des chefs de projet clinique, des data managers. L'anglais est incontournable — la quasi-totalité des documents et des réunions se font dans cette langue. Les emplois se concentrent en Île-de-France, à Lyon, Bordeaux, Montpellier et Rennes, avec de vraies opportunités à l'international.

Télétravail Partiel
Horaires Standard (9h-17h)
Effort physique Faible
Environnement bureau, laboratoire, hôpital
Comment ça évolue ?

Après quelques années, on devient biostatisticien senior, puis responsable d'un service de biométrie ou chef de projet statistique, avec l'encadrement d'une équipe. D'autres se spécialisent : pharmacovigilance, pharmaco-épidémiologie, études médico-économiques (évaluer le rapport coût/bénéfice d'un traitement), méthodologie de la recherche clinique.

Les passerelles sont nombreuses vers la data science et l'intelligence artificielle appliquée à la santé, vers le poste de *data manager* ou de responsable des affaires réglementaires. Une thèse (doctorat) ouvre la carrière académique : enseignant-chercheur, chargé de recherche Inserm. Enfin, certains profils expérimentés se mettent à leur compte comme consultants indépendants auprès de petites biotechs qui n'ont pas de service statistique interne.

Perspectives d'emploi

Favorable

Le marché est porteur et les profils sont rares : les entreprises cherchent souvent plus de biostatisticiens qu'elles n'en trouvent. Trois moteurs alimentent la demande : l'externalisation croissante des essais cliniques vers les CRO, l'explosion des données de santé (données de vie réelle, dossiers médicaux, objets connectés) et le développement de l'intelligence artificielle en santé. Les recrutements se concentrent en Île-de-France, en Auvergne-Rhône-Alpes (Lyon) et en Nouvelle-Aquitaine (Bordeaux, pôle historique de la santé publique), mais le télétravail élargit le terrain de jeu. L'insertion après un master ou un diplôme d'ingénieur est rapide, souvent avant même la fin du stage de fin d'études. Attention toutefois : les postes en CDI sont majoritaires dans le privé, alors que la recherche publique fonctionne beaucoup par CDD sur projet avant une éventuelle titularisation.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Biostatisticien / Biostatisticienne data managerBiostatisticien sénior / Biostatisticienne séniorIngénieur biostatisticien / Ingénieure biostatisticienneResponsable biostatisticien / Responsable biostatisticienneStatisticien / Statisticienne en développement cliniqueBiométricien / BiométricienneResponsable data managementResponsable de l'exploitation et de l'analyse des données cliniquesStatisticien / Statisticienne en épidémiologieBiostatistician (offres en anglais)

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéFonctionnaireContractuel de la fonction publiqueIndépendant / Auto-entrepreneur