Chargé / Chargée de recherche en industrie pharmaceutique

Chargée de recherche en industrie pharmaceutique
À partir du Bac +6 et plus Emploi : Stable
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Chargé / Chargée de recherche en industrie pharmaceutique
National Cancer Institute / Unsplash
Salaire net ~2 175 – 5 250 €/mois
Télétravail Partiel
Horaires Standard (9h-17h)

Aperçu rapide

Le chargé de recherche en industrie pharmaceutique invente les médicaments de demain. En laboratoire, il conçoit et teste de nouvelles molécules, analyse des montagnes de données et travaille avec des chimistes, des biologistes et des médecins pour transformer une idée en traitement. Un métier de science, de patience et de créativité, où chaque échec rapproche un peu plus de la découverte.

Combien ça paye ?

Début de carrière
2 175 €
net / mois
≈ 1,5 SMIC
2 900 € brut
Expérimenté
5 250 €
net / mois
≈ 3,7 SMIC
7 000 € brut

Dans l'industrie pharmaceutique, un chercheur junior titulaire d'un doctorat démarre entre 35 000 et 42 000 € brut par an, soit environ 2 900 à 3 500 € brut par mois ; les pharmaciens chercheurs débutent plutôt entre 38 000 et 48 000 € brut annuels. Après 8 à 10 ans, un senior scientist se situe entre 65 000 et 85 000 € brut par an (5 400 à 7 000 € par mois), et un directeur de département R&D peut dépasser 100 000 €. S'ajoutent primes, intéressement et participation, très fréquents dans le secteur. L'Île-de-France, où se concentrent les centres de R&D, offre des rémunérations supérieures de 15 à 25 % au reste de la France. Attention : dans la recherche publique, c'est beaucoup moins — un chargé de recherche CNRS ou Inserm débute autour de 2 358 € brut mensuels (environ 1 870 € net), avec une prime de recherche annuelle.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (statut cadre, ~25 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +6 et plus
Diplôme de référence : Doctorat en sciences du médicament / pharmacologie / chimie / biologie (PhD)

La voie de référence est le doctorat (bac+8) : après une licence puis un master 2 recherche (sciences du médicament, pharmacologie, chimie, biologie, biotechnologies), on prépare une thèse de doctorat en 3 ou 4 ans, souvent complétée par un post-doctorat, fréquemment à l'étranger. Une thèse CIFRE, financée par une entreprise, est une excellente porte d'entrée vers l'industrie.

Deuxième voie : les études de pharmacie. Après PASS/LAS puis 5 années à la faculté de pharmacie, on obtient le diplôme d'État de docteur en pharmacie. Les étudiants intéressés par la recherche suivent en parallèle un master 2 recherche (filière recherche), puis un doctorat d'université, ou passent le concours de l'internat en pharmacie, filière Innovation Pharmaceutique et Recherche (IPR), qui dure 4 ans. Le double profil pharmacien + docteur en sciences est très recherché par les laboratoires.

Troisième voie : les écoles d'ingénieurs en chimie, biotechnologies ou génie biologique (ENSCM, Chimie ParisTech, ESBS, Sup'Biotech, AgroParisTech…), généralement complétées par un doctorat. Certains postes de scientifique R&D sont accessibles dès bac+5 (master ou diplôme d'ingénieur), mais l'intitulé « chargé de recherche » suppose le plus souvent un doctorat.

Diplômes les plus adaptés

Autre
Doctorat en sciences du médicament / pharmacologie / chimie / biologie (PhD)
Autre
Diplôme d'État de docteur en pharmacie (filière recherche)
Bac+5
Master mention Sciences du médicament et des produits de santé
Bac+5
Master mention Biologie-santé (parcours recherche)

Diplômes envisageables

Bac+5
Diplôme d'ingénieur en chimie ou en biotechnologies
Autre
Diplôme d'études spécialisées (DES) de pharmacie, filière Innovation pharmaceutique et recherche (IPR)
Bac+3
Licence mention Sciences de la vie ou Chimie (étape intermédiaire)

Certifications et permis

Atout
Formation réglementaire à l'expérimentation animale (niveau concepteur de projet) Obligatoire uniquement pour concevoir ou réaliser des études précliniques sur animaux.
Atout
Bonnes pratiques de laboratoire (BPL / GLP) Formation aux référentiels qualité qui encadrent les études réglementaires précliniques.
Atout
Formation sécurité en laboratoire (risque chimique, biologique, radioprotection) Habilitations internes exigées selon les produits manipulés (agents CMR, OGM, sources radioactives).
Atout
Certification d'anglais scientifique (TOEIC, IELTS…) Souvent demandée à l'embauche : l'anglais est la langue de travail de la recherche.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Chimie organique, biologie moléculaire et cellulaire
Indispensable Techniques expérimentales de laboratoire (synthèse, culture cellulaire, chromatographie, spectrométrie)
Indispensable Analyse et interprétation de données scientifiques (statistiques, bio-informatique)
Indispensable Anglais scientifique lu, écrit et parlé
Important Rédaction scientifique (rapports d'étude, publications, brevets)
Important Connaissance du développement du médicament et de la réglementation (BPL, études précliniques, éthique)
Un plus Gestion de projet de recherche (planning, budget, reporting)

Les qualités qui comptent

Indispensable Curiosité scientifique
Indispensable Persévérance face aux échecs répétés
Indispensable Rigueur et sens de la traçabilité
Important Créativité pour proposer des solutions inédites
Important Esprit d'équipe en environnement pluridisciplinaire

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Au quotidien, le chargé de recherche partage son temps entre la paillasse et l'ordinateur. Il conçoit des expériences (synthèse de molécules, tests sur cellules, essais précliniques), les réalise ou les fait réaliser par des techniciens, puis analyse les résultats obtenus. Une grande partie du travail consiste à interpréter des données : comparer des séries de mesures, repérer une molécule prometteuse, comprendre pourquoi un composé ne fonctionne pas comme prévu.

Il fonctionne par cycles : on fabrique de nouvelles molécules, on les teste, on analyse, puis on améliore. Il faut souvent explorer plusieurs milliers de composés avant d'en trouver un qui puisse devenir un médicament. Le chargé de recherche rédige aussi des rapports d'étude, parfois des publications scientifiques ou des brevets, présente ses résultats en réunion de projet ou en congrès, et assure une veille scientifique permanente pour ne pas passer à côté d'une innovation.

Les conditions de travail

On exerce ce métier dans les laboratoires de recherche des entreprises du médicament et des biotechnologies (Sanofi, Servier, Ipsen, start-up de biotech, CDMO), mais aussi dans les organismes publics (Inserm, CNRS, CEA, Institut Pasteur) ou en CHU. Le travail se partage entre le laboratoire, où le port d'une blouse et d'équipements de protection est obligatoire, et le bureau pour l'analyse et la rédaction.

Les horaires sont plutôt réguliers (journée de bureau), mais certaines expériences imposent de la souplesse : une culture cellulaire ou une réaction chimique n'attend pas. Le télétravail est possible pour la partie analyse de données, rédaction et réunions, mais pas pour les manipulations. La sécurité est un point clé : on manipule des produits chimiques ou biologiques potentiellement dangereux, et la réglementation (bonnes pratiques de laboratoire, expérimentation animale, éthique) encadre strictement le travail. L'anglais est la langue de travail courante : publications, congrès, équipes internationales.

Télétravail Partiel
Horaires Standard (9h-17h)
Effort physique Modéré
Environnement laboratoire, bureau, usine
Comment ça évolue ?

Après quelques années, on peut devenir senior scientist puis chef de projet R&D, responsable d'une équipe ou d'une plateforme technologique, et à terme directeur de département R&D. D'autres bifurquent vers des métiers connexes de l'industrie : affaires réglementaires, recherche clinique (chef de projet ou ARC), pharmacovigilance, propriété intellectuelle (ingénieur brevets), business development scientifique ou transfert de technologie. Une passerelle existe aussi vers la recherche publique (concours de chargé de recherche Inserm/CNRS), l'enseignement supérieur, ou la création d'une start-up de biotechnologie à partir de ses propres travaux.

Perspectives d'emploi

Stable

L'industrie du médicament emploie près de 100 000 personnes en France sur plus de 150 métiers et 271 sites, dont 32 de bioproduction. Le secteur reste demandeur de profils scientifiques très qualifiés, notamment sur les nouveaux terrains : bioproduction, biothérapies, gestion des données et intelligence artificielle appliquée à la découverte de médicaments — le Leem chiffrait à 5 000 les emplois à créer dans le numérique et 1 500 en bioproduction à l'horizon 2026. Mais la conjoncture s'est tendue : en 2024, la croissance de l'emploi du secteur a ralenti (+1,1 % contre +2,4 % en 2023) et les embauches en CDI ont reculé d'environ 10 %. Concrètement, les postes existent mais la concurrence est forte : beaucoup de docteurs pour peu de postes de recherche « pure ». Les profils qui s'en sortent le mieux combinent une spécialité pointue, des compétences en données/bio-informatique, un anglais solide et une expérience internationale (post-doc) ou une thèse CIFRE en entreprise. Côté recherche publique, l'accès se fait par concours très sélectifs.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Chargé / Chargée de recherche appliquéeChercheur / Chercheuse en sciences pharmaceutiquesPharmacien / Pharmacienne de recherche scientifiquePharmacien chercheur / Pharmacienne chercheuseChargé / Chargée de recherche et développement précliniqueChercheur / Chercheuse en industrie du médicamentResearch scientist (R&D pharmaceutique)Senior scientistChercheur / Chercheuse en biotechnologies

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéFonctionnaireContractuel de la fonction publique