Data scientist

À partir du Bac +5 Emploi : Favorable
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Data scientist
Myriam Jessier / Unsplash
Salaire net ~2 175 – 5 250 €/mois
Télétravail Partiel
Horaires Standard (9h-17h)

Aperçu rapide

Le data scientist fait parler des montagnes de données : achats en ligne, capteurs, dossiers médicaux, historiques bancaires… Il les nettoie, les analyse et construit des algorithmes d'intelligence artificielle capables de prédire une panne, un comportement d'achat ou un risque. Un métier ultra-recherché, à mi-chemin entre les maths, le code et la stratégie d'entreprise.

Combien ça paye ?

Début de carrière
2 175 €
net / mois
≈ 1,5 SMIC
2 900 € brut
Expérimenté
5 250 €
net / mois
≈ 3,7 SMIC
7 000 € brut

L'ONISEP situe le salaire d'un débutant autour de 2 660 € brut par mois ; dans les faits, un junior est le plus souvent recruté entre 35 000 et 50 000 € brut par an (soit environ 2 900 à 4 100 € brut mensuels), davantage en école d'ingénieurs. Un profil confirmé se situe entre 50 000 et 75 000 € brut annuels, un senior entre 70 000 et 120 000 €, soit jusqu'à 7 000 € brut mensuels et plus. Comptez environ 78 % du brut en net avant impôt. Paris majore les salaires de 10 à 20 % par rapport à la province, et les spécialistes IA générative, LLM ou MLOps négocient des packages 30 à 40 % supérieurs. En freelance, le tarif journalier va de 400 à 900 € et plus.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (statut cadre, ~25 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +5
Diplôme de référence : Master mention mathématiques, données et apprentissage

Le bac + 5 est le standard du métier : quasiment aucun recrutement en dessous. Parcours type après un bac général avec spécialités mathématiques et NSI (ou physique-chimie) : licence de mathématiques, d'informatique, de MIASHS ou d'économétrie, puis master spécialisé en data science, statistique, intelligence artificielle ou MIAGE. Autre voie très prisée : une école d'ingénieurs avec double compétence maths/informatique (ENSAI, ENSAE, Télécom Paris, INSA, Centrale, Mines, Polytechnique) ou une école spécialisée data. Un BUT science des données (bac + 3) constitue une bonne rampe de lancement, à condition de poursuivre en master ou en école. Beaucoup de data scientists débutent d'abord comme data analyst avant d'accéder au poste. L'alternance en master est très valorisée par les recruteurs, et un doctorat ouvre les postes de R&D en IA.

Diplômes les plus adaptés

Bac+5
Master mention mathématiques, données et apprentissage
Bac+5
Master mention informatique (parcours data science, IA, big data)
Bac+5
Master mention mathématiques appliquées, statistique
Bac+5
Diplôme d'ingénieur spécialisé en statistique, data science ou IA (ENSAI, ENSAE, Télécom Paris…)

Diplômes envisageables

Bac+5
Master mention mathématiques et applications
Bac+5
Titre professionnel Data scientist (niveau 7)
Bac+3
BUT science des données (parcours exploration et modélisation statistique)

Certifications et permis

Atout
Certification cloud data/IA (AWS Machine Learning, Microsoft Azure Data Scientist Associate, Google Cloud Professional ML Engineer) Très appréciée des recruteurs car les modèles sont aujourd'hui presque toujours déployés dans le cloud.
Atout
Certification Databricks ou Spark (traitement de données massives) Atout pour les postes en big data où les volumes dépassent la capacité d'une seule machine.
Atout
Test d'anglais (TOEIC, IELTS) Souvent demandé à la sortie d'école ; l'anglais technique est indispensable au quotidien.
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Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.

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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Important Anglais technique
Indispensable Statistiques et probabilités
Indispensable Programmation Python (pandas, scikit-learn, PyTorch)
Indispensable Machine learning et modélisation prédictive
Important SQL et manipulation de bases de données
Important Data visualisation et tableaux de bord (Power BI, Tableau, matplotlib)
Un plus Traitement de données massives (Spark, cloud, MLOps)

Les qualités qui comptent

Important Rigueur
Un plus Autonomie
Indispensable Esprit d'analyse
Indispensable Curiosité et envie d'apprendre en continu
Important Pédagogie et vulgarisation auprès des équipes métier

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Au quotidien, une grosse partie du travail consiste à collecter et nettoyer les données : corriger les erreurs, gérer les valeurs manquantes, croiser plusieurs sources. Vient ensuite l'exploration : visualiser, chercher des régularités, formuler des hypothèses. Le data scientist entraîne alors des modèles (machine learning, deep learning, modèles de langage) en Python ou R, teste leur performance, les corrige, recommence. Il consacre aussi beaucoup de temps à restituer ses résultats : graphiques, tableaux de bord, réunions avec les équipes marketing, financières ou médicales à qui il doit expliquer simplement des résultats très techniques. Enfin, il suit ses modèles dans la durée, car un algorithme se dégrade quand le monde réel change.

Les conditions de travail

Le métier se pratique essentiellement devant un ordinateur, en bureau ou en open space, avec des horaires plutôt classiques (pas de nuit ni de week-end en règle générale, hormis quelques pics avant une livraison de projet). Le télétravail est très répandu : 2 à 3 jours par semaine dans beaucoup d'entreprises, parfois du 100 % à distance. On travaille rarement seul : le data scientist échange en permanence avec des data engineers (qui construisent les tuyaux de données), des développeurs et des experts métier. L'anglais est incontournable, la documentation et les publications scientifiques étant presque toutes anglophones. Il faut aussi accepter de se former en continu : les outils évoluent très vite.

Télétravail Partiel
Horaires Standard (9h-17h)
Effort physique Faible
Environnement bureau, domicile, laboratoire
Comment ça évolue ?

Après quelques années, on peut se spécialiser (NLP et modèles de langage, vision par ordinateur, MLOps, IA générative) ou devenir lead data scientist, encadrant une équipe. D'autres évoluent vers le pilotage : chef de projet data, data product manager, puis Chief Data Officer. Les passerelles sont nombreuses vers le métier de data engineer, de machine learning engineer ou de consultant en cabinet. Enfin, l'expertise data se monnaie très bien en freelance, avec des missions facturées à la journée, ou permet de rejoindre la recherche publique (Inria, CNRS, hôpitaux universitaires) après une thèse.

Perspectives d'emploi

Favorable

Le marché reste très porteur : en France, le nombre d'offres d'emploi exigeant des compétences en IA est passé d'environ 11 000 en 2018 à plus de 77 000 en 2023, avec des rémunérations en moyenne 25 % supérieures aux autres métiers de la tech. La pénurie de profils est particulièrement forte dans la banque, l'assurance, la santé, l'industrie et les grandes métropoles. Attention toutefois : le marché s'est professionnalisé. Les recruteurs attendent désormais des compétences concrètes de mise en production (MLOps, cloud) et une maîtrise de l'IA générative, et la demande s'est en partie déplacée vers les data engineers et les ingénieurs LLM. Les postes purement « exploratoires » pour débutants sans expérience sont plus rares : les stages, l'alternance et un portfolio de projets font la différence.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Chargé / Chargée de modélisation des donnéesData MinerExpert / Experte en sciences des donnéesExpert en datascience / Experte en datascienceExplorateur / Exploratrice de donnéesIngénieur / Ingénieure data scientistExpert / Experte en mégadonnéesScientifique des donnéesIngénieur / Ingénieure machine learning

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéContractuel de la fonction publiqueIndépendant / Auto-entrepreneurApprenti / Alternant