Astrophysicien / Astrophysicienne

Astrophysicienne
À partir du Bac +6 et plus Emploi : Difficile
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Astrophysicien / Astrophysicienne
Paxton Tomko / Unsplash
Salaire net ~1 575 – 4 125 €/mois
Télétravail Partiel
Horaires Variable

Aperçu rapide

L'astrophysicien étudie les étoiles, les galaxies, les trous noirs et les planètes pour comprendre comment fonctionne l'Univers. Concrètement, il passe beaucoup plus de temps devant des données de télescopes et des lignes de code que l'œil collé à un oculaire. C'est un métier de passion, très sélectif : il faut aller jusqu'au doctorat, et les postes permanents se comptent chaque année sur les doigts de deux mains.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 575 €
net / mois
≈ 1,1 SMIC
2 100 € brut
Expérimenté
4 125 €
net / mois
≈ 2,9 SMIC
5 500 € brut

Pendant la thèse, un doctorant contractuel perçoit environ 2 200 € brut par mois. En post-doctorat, la rémunération se situe autour de 2 500 à 3 000 € brut. À l'entrée dans un corps permanent, un chargé de recherche CNRS, un astronome adjoint ou un maître de conférences démarre entre 2 350 et 2 700 € brut mensuels. En milieu et fin de carrière, un directeur de recherche, un astronome ou un professeur des universités atteint 4 500 à 6 000 € brut, primes comprises. Dans le privé (industrie spatiale, data science), les docteurs en astrophysique sont souvent mieux payés dès l'embauche, avec des salaires d'ingénieur autour de 3 000 à 3 500 € brut.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (statut cadre, ~25 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +6 et plus
Diplôme de référence : Licence mention Physique

Le parcours type dure au minimum 8 ans après le bac, et souvent 11 ans avant un poste stable. Après un bac général avec les spécialités Mathématiques et Physique-Chimie (maths expertes conseillées), deux voies principales : la licence de physique (ou physique-chimie, ou double licence maths-physique) suivie d'un master, ou une CPGE scientifique (MP, PC, MPI) menant à une école d'ingénieurs, à l'ENS ou à Polytechnique. Vient ensuite un master d'astrophysique — par exemple le master Astronomie, astrophysique et ingénierie spatiale (Sorbonne Université / Observatoire de Paris), le master Astrophysique, sciences de l'espace et planétologie (Toulouse III), ou les parcours astrophysique de Strasbourg, Grenoble, Marseille, Lyon, Paris-Saclay. Le doctorat (3 ans) est indispensable : c'est la thèse qui donne le titre de chercheur. Il est suivi de un à trois contrats de post-doctorat, fréquemment à l'étranger, avant de passer les concours (CNRS, CNAP, maître de conférences).

Diplômes les plus adaptés

Bac+3
Licence mention Physique
Bac+5
Master mention Physique fondamentale et applications (parcours astronomie, astrophysique et ingénierie spatiale)
Bac+5
Master Astrophysique, sciences de l'espace et planétologie (ASEP)
Autre
Doctorat en astronomie et astrophysique (Bac+8)

Diplômes envisageables

Bac+5
Diplôme d'ingénieur généraliste ou spatial (Polytechnique, ISAE-SUPAERO, Centrale…) complété par un master ou une thèse en astrophysique
Bac+5
Diplôme de l'École normale supérieure (ENS) en physique

Certifications et permis

Atout
Habilitation à diriger des recherches (HDR) Diplôme national obtenu après plusieurs années de recherche, indispensable pour encadrer officiellement des doctorants et accéder aux postes de professeur ou de directeur de recherche.
Atout
Certification d'anglais scientifique (TOEIC, IELTS, Cambridge) Non obligatoire, mais utile pour candidater à des post-doctorats à l'étranger ; la maîtrise réelle de l'anglais est de toute façon incontournable.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Physique fondamentale (mécanique, thermodynamique, relativité, physique quantique)
Indispensable Modélisation et simulation numérique de phénomènes cosmiques
Indispensable Programmation scientifique (Python, C++, calcul haute performance)
Indispensable Analyse et traitement de grands volumes de données d'observation
Important Mathématiques appliquées et statistiques
Indispensable Anglais scientifique écrit et oral
Important Rédaction d'articles et communication scientifique
Un plus Instrumentation et optique (conception de détecteurs, spectrographes)

Les qualités qui comptent

Un plus Pédagogie et vulgarisation
Indispensable Rigueur et esprit critique
Indispensable Curiosité intellectuelle et goût de l'inconnu
Important Persévérance face aux résultats négatifs et à la précarité des débuts
Important Capacité à collaborer dans des équipes internationales

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Oublie l'image du savant seul sous les étoiles : l'astrophysicien travaille surtout sur ordinateur. Il conçoit des programmes d'observation qu'il doit « défendre » auprès des grands observatoires (VLT au Chili, télescope spatial James Webb, radiotélescopes…) pour obtenir du temps d'observation, puis il traite et analyse les données récupérées. Il écrit du code, souvent en Python ou en C++, pour nettoyer les images, mesurer des spectres, ou faire tourner des simulations sur des supercalculateurs qui reproduisent la naissance d'une étoile ou l'évolution d'une galaxie.

Une autre grande partie du métier consiste à confronter les modèles théoriques aux observations réelles, puis à publier : rédaction d'articles scientifiques en anglais, relecture des travaux d'autres chercheurs, présentation des résultats en conférences internationales. Beaucoup d'astrophysiciens participent aussi à la conception d'instruments (caméras, spectrographes, détecteurs) installés sur des télescopes au sol ou embarqués sur des satellites, en collaboration avec des ingénieurs du CNES ou de l'ESA.

Les conditions de travail

Le métier s'exerce principalement dans un laboratoire ou un observatoire, rattaché au CNRS, à une université ou à un organisme comme le CNES ou le CEA. Le rythme est plutôt celui d'un travail de bureau, avec beaucoup d'autonomie sur l'organisation des journées, et une part de télétravail possible pour l'analyse et la rédaction. Les missions d'observation, elles, cassent la routine : elles peuvent imposer des semaines en altitude (Chili, Hawaï, Canaries) et des nuits complètes de travail, même si l'observation à distance se généralise.

La dimension internationale est constante : tout se fait en anglais, au sein de collaborations qui réunissent parfois des centaines de chercheurs de dizaines de pays. La contrepartie, c'est une longue période de précarité après la thèse : plusieurs contrats de post-doctorat de 2 à 3 ans, souvent à l'étranger, avant d'espérer un poste stable. La pression à la publication et la course aux financements font partie du quotidien.

Télétravail Partiel
Horaires Variable
Effort physique Faible
Environnement bureau, laboratoire, montagne, école
Comment ça évolue ?

Dans le public, la progression suit les corps de la recherche : chargé de recherche puis directeur de recherche au CNRS, astronome adjoint puis astronome (corps du CNAP), maître de conférences puis professeur des universités. On peut ensuite diriger une équipe, un laboratoire, ou prendre la responsabilité scientifique d'une mission spatiale.

Beaucoup de docteurs en astrophysique n'obtiennent pas de poste permanent en recherche, et c'est loin d'être un échec : les compétences acquises (modélisation, traitement de gros volumes de données, programmation, statistiques) ouvrent grand les portes de la data science, de l'intelligence artificielle, de l'industrie spatiale, de la finance quantitative ou du conseil. D'autres se tournent vers l'enseignement, la médiation scientifique (planétariums, musées), le journalisme scientifique ou la gestion de projets de recherche.

Perspectives d'emploi

Difficile

C'est l'un des métiers les plus sélectifs de la recherche française : on estime à environ 5 à 10 le nombre de postes permanents ouverts chaque année pour toute la France (concours CNRS, CNAP, postes de maîtres de conférences), pour un nombre de docteurs bien supérieur. La concurrence est internationale et il est courant d'enchaîner plusieurs post-doctorats à l'étranger avant de décrocher un poste stable — quand on l'obtient. En revanche, les compétences développées (programmation, analyse de données massives, modélisation, statistiques) sont très recherchées ailleurs : une part importante des docteurs en astrophysique se reconvertit avec succès dans la data science, l'intelligence artificielle, l'industrie spatiale ou le conseil. Autrement dit : le débouché « astrophysicien » est étroit, mais le diplôme, lui, n'est pas un cul-de-sac.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

AstronomeChercheur en astrophysique / Chercheuse en astrophysiqueAstronome adjoint / Astronome adjointeChargé de recherche en astronomie et astrophysiqueEnseignant-chercheur en astrophysiqueCosmologistePlanétologueIngénieur de recherche en astrophysique

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéFonctionnaireContractuel de la fonction publique