Professeur / Professeure de collège et de lycée

Professeure de collège et de lycée
À partir du Bac +5 Emploi : Favorable
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Professeur / Professeure de collège et de lycée
Vitaly Gariev / Unsplash
Salaire net ~1 650 – 3 600 €/mois
Télétravail Non
Horaires Variable

Aperçu rapide

Le professeur de collège et de lycée est spécialiste d'une matière — maths, français, anglais, SVT, EPS… — qu'il enseigne à des classes de 20 à 35 élèves, de la 6ᵉ à la terminale. Son métier ne se limite pas à faire cours : il prépare ses séances, corrige les copies, suit chaque élève et l'accompagne dans ses choix d'orientation. C'est un métier de transmission et de contact humain quotidien avec des ados, avec un vrai pouvoir d'influence sur leur parcours.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 650 €
net / mois
≈ 1,2 SMIC
2 200 € brut
Expérimenté
3 600 €
net / mois
≈ 2,5 SMIC
4 800 € brut

Un professeur certifié débutant perçoit environ 2 200 € brut par mois en début de carrière. Avec la part fixe de l'ISOE (indemnité de suivi et d'orientation des élèves, environ 2 550 €/an) et la prime d'attractivité, la rémunération nette dépasse 2 000 € dès les premiers échelons — le ministère ayant fixé un plancher à 2 000 € net pour tous les enseignants débutants. Un professeur agrégé démarre autour de 2 480 € brut. La progression se fait à l'ancienneté par échelons, avec trois grades successifs (classe normale, hors-classe, classe exceptionnelle). En fin de carrière, un certifié atteint environ 4 800 € brut (près de 3 800 € net) ; un agrégé dépasse ce plafond. À noter : la valeur du point d'indice est gelée depuis juillet 2023, ce qui pèse sur l'évolution réelle des salaires. Des compléments existent : heures supplémentaires (HSA/HSE), indemnité de professeur principal, indemnité REP/REP+ pour l'éducation prioritaire, part variable liée à des missions supplémentaires (pacte enseignant). Les enseignants contractuels sont rémunérés sur des grilles rectorales, généralement moins avantageuses.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (statut cadre, ~25 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +5
Diplôme de référence : Licence (mention correspondant à la discipline enseignée : lettres, mathématiques, histoire, LLCER, STAPS…)

Le parcours classique se fait à l'université : une licence (3 ans) dans la discipline que l'on veut enseigner — lettres, maths, histoire, LLCER, STAPS, physique-chimie… — puis un master orienté enseignement et la réussite d'un concours.

Attention, la réforme du recrutement change les règles à partir de la session 2026 : le concours (CAPES pour la plupart des disciplines, CAPEPS pour l'EPS, CAPET pour les matières technologiques, CAFEP pour le privé sous contrat) se passe désormais dès la fin de la licence, à bac+3. Les lauréats intègrent ensuite le nouveau master M2E (métiers de l'enseignement et de l'éducation), qui remplace progressivement le master MEEF, en étant rémunérés pendant leurs deux années de formation en alternance (environ 1 400 € en M1, 1 800 € en M2). Le master reste donc nécessaire pour être titularisé : le métier s'exerce bien à bac+5.

Pour les étudiants déjà engagés en master MEEF (inscrits en M1 en 2025-2026), un régime transitoire permet de passer les concours à bac+5 jusqu'en 2027.

Autre voie, plus sélective : l'agrégation, qui se passe après un master (bac+5) et donne accès à un service d'enseignement allégé, une meilleure rémunération et la possibilité d'enseigner en lycée, BTS ou classes préparatoires.

Il existe enfin une porte d'entrée sans concours : les rectorats recrutent des enseignants contractuels, généralement à partir d'un bac+3 dans la discipline. C'est un bon moyen de tester le métier, mais le statut est précaire — la titularisation passe obligatoirement par le concours.

Diplômes les plus adaptés

Bac+3
Licence (mention correspondant à la discipline enseignée : lettres, mathématiques, histoire, LLCER, STAPS…)
Bac+5
Master MEEF mention 2ᵈ degré (métiers de l'enseignement, de l'éducation et de la formation) — en extinction, remplacé par le M2E
Bac+5
Master M2E (métiers de l'enseignement et de l'éducation), suivi après réussite du concours à bac+3, rémunéré

Diplômes envisageables

Bac+5
Master disciplinaire (recherche ou professionnel) puis agrégation externe
Autre
Doctorat (voie possible vers l'agrégation ou l'enseignement en BTS/CPGE)

Certifications et permis

Requis
CAPES / CAPEPS / CAPET (concours externe) Concours de recrutement obligatoire pour devenir professeur titulaire dans l'enseignement public du second degré.
Atout
CAFEP-CAPES Équivalent du CAPES pour enseigner dans un établissement privé sous contrat.
Atout
Agrégation Concours plus sélectif donnant un service d'enseignement réduit, un meilleur salaire et l'accès aux BTS et classes préparatoires.
Atout
CAPPEI (certificat d'aptitude professionnelle aux pratiques de l'éducation inclusive) Certification complémentaire pour enseigner auprès d'élèves à besoins éducatifs particuliers (ULIS, SEGPA…).
Atout
Certifications complémentaires (DNL pour les sections européennes, FLS, cinéma-audiovisuel, théâtre…) Atouts permettant d'enseigner sa discipline en langue étrangère ou d'intervenir sur des enseignements spécifiques.
Requis
Casier judiciaire vierge (bulletin n°2) et vérification d'honorabilité Condition d'accès obligatoire à tout emploi au contact de mineurs dans l'Éducation nationale.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Maîtrise experte d'une discipline (maths, lettres, langues, sciences…)
Indispensable Conception de séquences pédagogiques et progression annuelle
Indispensable Évaluation des acquis (contrôles, notation, appréciations)
Indispensable Gestion de classe et cadre disciplinaire
Important Différenciation pédagogique (adapter son cours aux élèves en difficulté ou à besoins particuliers)
Important Connaissance des programmes officiels et du système éducatif
Un plus Usage des outils numériques éducatifs (ENT, Pronote, ressources en ligne)

Les qualités qui comptent

Important Organisation et rigueur
Indispensable Pédagogie et patience
Important Résistance au stress et à la fatigue
Indispensable Autorité bienveillante
Important Aisance à l'oral et énergie
Important Écoute et sens de l'équité

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Devant la classe, le professeur transmet les savoirs de sa discipline en suivant les programmes officiels de l'Éducation nationale. Mais la partie visible — 18 heures de cours par semaine pour un certifié, 15 heures pour un agrégé — ne représente qu'environ la moitié du travail réel. Le reste se passe en coulisses : préparation des séquences pédagogiques, création d'exercices et de supports, correction des copies, saisie des notes et rédaction des appréciations.

À cela s'ajoute tout le travail collectif : conseils de classe, réunions d'équipe pédagogique, rencontres avec les parents, organisation de sorties ou de projets interdisciplinaires. Beaucoup d'enseignants sont aussi professeurs principaux : ils suivent alors de près une classe, repèrent les décrochages et accompagnent les élèves dans leurs vœux d'orientation (Parcoursup en terminale, choix de filière en 3ᵉ). Au total, les enseignants du second degré déclarent travailler en moyenne plus de 40 heures par semaine, selon les enquêtes du ministère.

Les conditions de travail

Le métier s'exerce dans un collège ou un lycée (général, technologique ou professionnel), public ou privé sous contrat. Les horaires sont fixés par un emploi du temps hebdomadaire, mais le travail personnel — préparations et corrections — déborde largement sur les soirées et les week-ends, à la maison. En contrepartie, le rythme suit le calendrier scolaire, avec des périodes de vacances importantes (qui ne sont pas pour autant totalement libres : corrections d'examens, préparation de l'année suivante).

Les conditions varient beaucoup d'un établissement à l'autre : enseigner en lycée de centre-ville ou en collège REP+ n'implique pas les mêmes défis. La gestion de classe, la fatigue vocale et la charge émotionnelle sont des réalités du métier. Les fonctionnaires sont affectés par le ministère selon un système de mutations : les débuts de carrière se font souvent loin de sa région d'origine, parfois comme TZR (titulaire en zone de remplacement), en intervenant sur plusieurs établissements.

Télétravail Non
Horaires Variable
Effort physique Modéré
Environnement école, bureau, domicile
Comment ça évolue ?

La carrière progresse par échelons et par grades (classe normale, hors-classe, classe exceptionnelle). On peut aussi passer l'agrégation en interne pour enseigner avec un service allégé et une meilleure rémunération, se spécialiser (enseignement adapté avec le CAPPEI, BTS, classes prépa pour les agrégés), ou prendre des responsabilités dans l'établissement (professeur principal, coordonnateur de discipline, référent numérique, tuteur de stagiaires).

D'autres portes s'ouvrent au bout de quelques années : devenir formateur en INSPÉ, conseiller pédagogique, inspecteur (IEN, IA-IPR) ou chef d'établissement via des concours internes ; partir enseigner à l'étranger dans le réseau AEFE ; ou se réorienter vers l'ingénierie pédagogique, l'édition scolaire, la formation d'adultes ou les métiers de l'orientation.

Perspectives d'emploi

Favorable

Paradoxe du métier : il recrute massivement mais peine à attirer. À la session 2025, 883 postes n'ont pas été pourvus dans les concours du second degré, dont 546 au seul CAPES externe. Certaines disciplines sont en pénurie chronique : allemand (plus de la moitié des postes non pourvus), lettres classiques, lettres modernes, mathématiques, physique-chimie, anglais. Dans ces matières, un candidat sérieux a de réelles chances de réussir le concours. À l'inverse, les disciplines très demandées — histoire-géographie, SVT, EPS, philosophie, arts plastiques — restent extrêmement sélectives, avec parfois moins d'une place pour dix candidats. Le nombre de postes ouverts diminue toutefois (4 890 postes dans le second degré en 2025 contre 5 122 en 2024), sous l'effet de la baisse démographique du nombre d'élèves. Les académies les plus tendues (Créteil, Versailles, Amiens, Guyane) recrutent en permanence, y compris des contractuels sans concours. Conseil concret : le choix de la discipline pèse plus lourd que tout le reste sur les chances d'être recruté et sur la région d'affectation.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Professeur de mathématiquesProfesseur de françaisProfesseur d'histoire-géographieProfesseur de langues vivantesProfesseur d'anglaisProfesseur d'espagnolProfesseur d'allemandProfesseur de physique-chimieProfesseur de SVTProfesseur de sciences économiques et socialesProfesseur de philosophieProfesseur d'arts plastiquesProfesseur d'éducation musicaleProfesseur d'éducation physique et sportive (EPS)Professeur certifiéProfesseur agrégéChargé / Chargée d'enseignement général du second degréProfesseur d'enseignement général des collèges (PEGC)Professeur titulaire en zone de remplacement (TZR)Maître contractuel des établissements privés sous contratEnseignant du second degréProfesseur contractuelLecteur / Lectrice de langue étrangère dans l'enseignement secondaireMoniteur / Monitrice en maison familiale rurale en enseignement généralProfesseur spécialisé de l'enseignement général

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéFonctionnaireContractuel de la fonction publique