En début de carrière, la rémunération se situe entre le SMIC et environ 1 800 € brut par mois, les grilles conventionnelles du commerce de gros démarrant légèrement au-dessus du SMIC (premier niveau autour de 1 812 € brut mensuel en 2025). Avec quelques années d'expérience et une bonne maîtrise des gammes, on atteint 2 200 à 2 500 € brut, et jusqu'à 3 000 € et plus pour un vendeur comptoir confirmé ou un chef de comptoir. La part variable est importante dans ce métier : primes sur chiffre d'affaires, sur marge ou sur objectifs peuvent représenter 5 à 15 % de la rémunération annuelle, davantage encore si l'on bascule vers un poste de commercial itinérant.
Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.
Le métier est accessible avec un bac professionnel Métiers du commerce et de la vente (option B « Prospection clientèle et valorisation de l'offre commerciale » particulièrement adaptée au B2B, option A pour la partie magasin), voire avec un CAP Équipier polyvalent du commerce complété par de l'expérience. Le niveau le plus recherché à l'embauche reste toutefois le Bac+2 : BTS NDRC (négociation et digitalisation de la relation client), BTS MCO (management commercial opérationnel) ou BTS CCST (conseil et commercialisation de solutions techniques) quand les produits sont techniques. Le BUT Techniques de commercialisation (Bac+3) ouvre plus vite vers l'encadrement. L'alternance est la voie royale dans ce secteur : elle permet d'apprendre les gammes de produits en situation réelle, et beaucoup d'entreprises recrutent leurs alternants. Le métier est aussi accessible sans diplôme spécifique avec une expérience en commerce de gros, et les reconversions depuis la vente en magasin ou la logistique sont fréquentes.
Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.
Le vendeur grossiste en équipement du foyer travaille dans un magasin de gros ou de demi-gros : un lieu à mi-chemin entre la boutique et l'entrepôt, où les produits (meubles, linge de maison, luminaires, revêtements de sol, arts de la table, petit électroménager, quincaillerie…) sont vendus en quantité à des professionnels. Sa journée commence souvent tôt : accueil des clients au comptoir, réponse aux appels et aux mails, établissement de devis. Il écoute le besoin — « il me faut 40 mètres de moquette pour un chantier livrés jeudi » — puis oriente vers la bonne référence, propose une alternative si le produit est indisponible, et chiffre l'offre.
Une grande partie du travail se joue aussi côté chiffres : saisir les commandes dans le logiciel de gestion, appliquer les remises selon le volume ou le statut du client, surveiller l'état des stocks, relancer les fournisseurs, gérer les livraisons et les retours de marchandises. Il participe régulièrement à la mise en valeur des produits en libre-service et à la réception des palettes. Enfin, il doit se tenir à jour : nouveaux catalogues, nouvelles gammes, tendances déco, évolutions des prix.
Le métier s'exerce en présentiel : on est au comptoir, dans les rayons ou dans la réserve, rarement assis toute la journée. Les horaires sont souvent décalés par rapport à un bureau classique — ouverture à 7h ou 7h30 pour recevoir les artisans avant leurs chantiers, parfois samedi matin travaillé. L'effort physique reste modéré mais réel : station debout, déplacements dans le dépôt, manipulation de colis. Dans beaucoup d'entreprises, la conduite d'un transpalette ou d'un chariot élévateur (CACES) est un vrai plus.
La rémunération associe généralement un salaire fixe et une part variable liée au chiffre d'affaires ou à la marge réalisée. Le contact client est permanent : il faut savoir gérer un client pressé, une rupture de stock ou une réclamation sans perdre son calme. C'est un métier où la relation de confiance se construit dans la durée — les mêmes clients reviennent chaque semaine pendant des années.
Les perspectives sont concrètes et rapides. Après quelques années, on peut devenir chef de comptoir ou responsable de rayon, puis responsable d'agence ou de dépôt. Beaucoup passent du côté « itinérant » : commercial terrain ou technico-commercial qui visite les clients dans son secteur, avec un salaire nettement supérieur. D'autres bifurquent vers l'achat (acheteur, approvisionneur), vers la gestion des stocks et la logistique, ou vers le e-commerce B2B, très porteur dans le négoce. Enfin, la connaissance fine des produits et des fournisseurs permet à certains de reprendre ou de créer leur propre commerce.
Le commerce de gros (ou commerce interentreprises) est un secteur qui recrute massivement : environ 63 000 projets de recrutement recensés pour 2025, dont une part importante sur les fonctions commerciales sédentaires et le vendeur comptoir. Plus de la moitié des recruteurs du commerce déclarent avoir des difficultés à trouver des candidats, ce qui rend l'insertion rapide pour un jeune diplômé, surtout en sortie d'alternance. Le secteur de l'équipement du foyer (décoration, ameublement, revêtements) reste toutefois sensible à la conjoncture du bâtiment et de la rénovation, actuellement ralentie — les entreprises recrutent, mais on privilégiera les enseignes solides et les réseaux nationaux. La digitalisation (commande en ligne, catalogues numériques) transforme le métier sans le menacer : le conseil produit et la relation de confiance restent difficilement remplaçables.