Acheteur vendeur / Acheteuse vendeuse en dépôt-vente

Acheteuse vendeuse en dépôt-vente
À partir du CAP / BEP Emploi : Favorable
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Acheteur vendeur / Acheteuse vendeuse en dépôt-vente
Hugo Clément / Unsplash
Salaire net ~1 404 – 2 184 €/mois
Télétravail Non
Horaires Variable

Aperçu rapide

L'acheteur vendeur en dépôt-vente donne une deuxième vie aux objets : il récupère vêtements, meubles, jeux ou matériel auprès de particuliers, estime ce que ça vaut, puis le remet en vente en boutique. C'est un mélange de flair (repérer la bonne pièce), de négociation (fixer le juste prix) et de commerce (faire tourner le magasin). Un métier en pleine explosion, porté par la vague de la seconde main et par des jeunes qui ouvrent leur propre friperie.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 404 €
net / mois
≈ 1,0 SMIC
1 800 € brut
Expérimenté
2 184 €
net / mois
≈ 1,5 SMIC
2 800 € brut

France Travail indique une fourchette de 1 802 € à 1 900 € brut par mois pour 80 % des offres du métier : on démarre donc au niveau du SMIC ou juste au-dessus, souvent à temps partiel (24 h à 30 h par semaine, notamment dans les structures associatives et d'insertion). Avec de l'expérience et un poste de responsable de boutique, on monte vers 2 200 à 2 800 € brut, parfois avec une prime sur le chiffre d'affaires. Les indépendants qui ouvrent leur propre friperie ou dépôt-vente sortent de cette grille : le revenu dépend entièrement du chiffre d'affaires (couramment cité entre 2 000 € et 30 000 € par mois selon la taille et l'emplacement de la boutique), de la marge pratiquée — souvent 50 à 60 % du prix de vente en dépôt — et des charges. Les débuts sont fréquemment précaires, avec un retour sur investissement estimé entre 2 et 4 ans.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du CAP / BEP
Diplôme de référence : CAP Équipier polyvalent du commerce

Aucun diplôme n'est légalement exigé pour exercer ni pour ouvrir une friperie ou un dépôt-vente : ce qui compte d'abord, c'est le sens du commerce, la connaissance des produits et la capacité à estimer un objet. Dans les faits, les recruteurs regardent les diplômes du commerce et de la vente. La porte d'entrée la plus courante est le CAP Équipier polyvalent du commerce (accessible après la 3e, souvent en apprentissage), qui donne les bases de l'accueil, de la mise en rayon et de l'encaissement. Le Bac pro Métiers du commerce et de la vente option A (animation et gestion de l'espace commercial) va plus loin sur le merchandising, la gestion des stocks et l'animation d'un point de vente : c'est la formation la plus adaptée pour viser rapidement un poste à responsabilités. Le Titre professionnel Conseiller de vente (niveau bac, ex-« Vendeur-conseil en magasin »), accessible en formation continue ou en reconversion, est une alternative rapide et très reconnue par les enseignes. Pour gérer une boutique ou en ouvrir une, un BTS Management commercial opérationnel (MCO) ou un BTS Gestion de la PME apporte la gestion, la comptabilité et le pilotage commercial qui manquent souvent aux autodidactes. À côté de ces diplômes, beaucoup de professionnels se forment sur le terrain — en travaillant chez Emmaüs, dans une ressourcerie ou une enseigne de seconde main — et complètent par des formations courtes CCI/CMA sur la création d'entreprise ou par des formations privées dédiées à la seconde main. Une culture mode, design ou objets (marques, matières, périodes, cotes) s'acquiert surtout par la pratique du chinage.

Diplômes les plus adaptés

CAP
CAP Équipier polyvalent du commerce
Bac
Bac pro Métiers du commerce et de la vente option A animation et gestion de l'espace commercial
Bac
Titre professionnel Conseiller de vente (ex Vendeur-conseil en magasin)

Diplômes envisageables

Bac+2
BTS Management commercial opérationnel (MCO)
Bac+2
BTS Gestion de la PME (GPME)

Certifications et permis

Requis
Déclaration au registre des revendeurs d'objets mobiliers (préfecture) Obligatoire avant d'ouvrir une activité de vente d'objets d'occasion achetés à des particuliers : déclaration préalable (Cerfa 11733) auprès de la préfecture du principal établissement.
Requis
Registre des objets mobiliers (« livre de police ») Registre légal où sont consignés la description de chaque objet acheté ou pris en dépôt et l'identité du vendeur, conservé 5 ans et contrôlable par la police et la gendarmerie.
Atout
Carte de commerçant ambulant Nécessaire uniquement pour vendre hors de sa commune d'établissement, sur les marchés, brocantes et vide-greniers.
Atout
Permis B Très utile pour aller récupérer la marchandise chez les particuliers, s'approvisionner en déstockage et tenir des stands sur les brocantes.
Atout
SST — Sauveteur secouriste du travail Atout en boutique, notamment quand on travaille seul ou en petite équipe avec du public.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Estimation et fixation du prix d'un article d'occasion (cote, état, marque, rareté)
Indispensable Techniques de négociation à l'achat et à la vente
Indispensable Tri, contrôle qualité et authentification des articles (matières, marques, contrefaçons)
Important Merchandising et mise en scène de l'espace de vente
Important Gestion des stocks, des dépôts et des reversements aux déposants
Important Réglementation du commerce d'occasion : registre des objets mobiliers, garantie légale, TVA sur la marge
Important Vente en ligne et communication sur les réseaux sociaux (Vinted, Leboncoin, Instagram, TikTok)
Un plus Petites réparations et remise en état (couture, nettoyage, entretien du mobilier)

Les qualités qui comptent

Indispensable Sens du contact et écoute du client
Indispensable Curiosité et œil du chineur (repérer la pièce qui a de la valeur)
Important Diplomatie et honnêteté (annoncer une estimation décevante sans braquer)
Important Sens de l'organisation et rigueur (flux d'entrées, étiquetage, registres)
Important Autonomie et polyvalence

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

La journée s'organise autour de deux flux : ce qui entre et ce qui sort. Côté entrées, des particuliers poussent la porte avec un carton de vêtements, une console de jeux, une poussette ou un meuble. Il faut examiner chaque article — état, marque, matière, complétude, traces d'usure — décider s'il est vendable, et annoncer un prix : soit un rachat ferme (on achète l'article et on le revend à sa marge), soit un dépôt (l'objet reste la propriété du client, qui touche un pourcentage seulement quand il se vend). Cette estimation est le cœur du métier : trop cher, l'article dort en rayon ; trop bas, le client repart vexé.

Ensuite vient le travail de l'ombre : trier, laver ou nettoyer, réparer un bouton ou recoller un pied de chaise, étiqueter, enregistrer chaque entrée dans le logiciel et dans le registre légal. Puis la mise en rayon, qui demande un vrai sens de la mise en scène : dans une friperie ou un dépôt-vente, c'est la façon dont on présente les pièces qui déclenche l'achat. Côté sorties, on accueille, on conseille (« ça taille grand », « ce modèle date des années 90 »), on encaisse, on gère les réductions sur les invendus, et on reverse leur part aux déposants. Une bonne partie de la promotion se fait aujourd'hui sur Instagram, TikTok, Vinted ou Leboncoin : photos, stories d'arrivage, ventes en ligne.

Les conditions de travail

On exerce en boutique : friperie de quartier, dépôt-vente de puériculture ou de mobilier, enseigne de seconde main en réseau (Happy Cash, Cash Converters, Ding Fring, Emmaüs, Guerrisol…), ressourcerie ou structure d'insertion. Les horaires suivent ceux du commerce, souvent du mardi au samedi, avec des amplitudes de type 10 h – 19 h et un jour de repos en semaine ; les samedis et les périodes de grands arrivages sont les temps forts. Le télétravail est pratiquement impossible, sauf pour la partie e-commerce (photos, mise en ligne, expéditions).

Ce n'est pas un métier assis : on est debout toute la journée, on déballe des cartons de linge qui pèsent lourd, on porte des meubles, on manipule beaucoup de marchandise. L'activité est aussi encadrée juridiquement : tout professionnel qui revend des objets d'occasion achetés à des particuliers doit se déclarer auprès de la préfecture (registre des revendeurs d'objets mobiliers) et tenir un registre — le fameux « livre de police » — où figurent la description de chaque objet et l'identité de la personne qui l'a apporté. Ne pas le faire expose à de vraies sanctions pénales.

Télétravail Non
Horaires Variable
Effort physique Modéré
Environnement commerce, atelier, extérieur
Comment ça évolue ?

On commence souvent comme vendeur ou vendeuse, puis on devient responsable de boutique, gestionnaire d'un rayon spécialisé (mode, puériculture, high-tech, meubles) ou acheteur pour plusieurs points de vente. Beaucoup finissent par ouvrir leur propre commerce : c'est un secteur où l'on peut se lancer avec peu de capital, en franchise ou en indépendant, y compris en auto-entrepreneur pour tester une activité 100 % en ligne. Les spécialisations valorisantes ne manquent pas : vintage et pièces de créateurs, sneakers, vinyles, mobilier design, jeux vidéo rétro, matériel de sport. Les passerelles sont naturelles vers la brocante et l'antiquité, la vente aux enchères, le commerce de détail classique, ou les métiers de l'économie circulaire (ressourceries, recycleries, filières de réemploi).

Perspectives d'emploi

Favorable

Le marché de la seconde main est l'un des plus dynamiques du commerce français : environ 10 à 20 % de croissance par an, soit trois à quatre fois plus vite que le neuf, avec un marché estimé autour de 10 à 12 milliards d'euros. La loi AGEC, le bonus réparation, la pression sur le pouvoir d'achat et l'engouement des moins de 30 ans pour le vintage alimentent cette vague. Les enseignes se structurent en réseaux (Happy Cash et ses 180 magasins, Cash Converters, Easy Cash, Ding Fring / Le Relais, Emmaüs, Guerrisol) et les ouvertures de friperies indépendantes se multiplient dans toutes les villes. À nuancer toutefois : le code ROME D1243 est récent et recense « seulement » environ 400 offres déposées à France Travail sur douze mois au niveau national — beaucoup de postes sont publiés sous d'autres intitulés (vendeur en prêt-à-porter, employé de libre-service, agent de valorisation). Une part importante des emplois se trouve dans l'économie sociale et solidaire (ressourceries, recycleries, chantiers d'insertion), souvent à temps partiel. Beaucoup de jeunes entrent finalement dans le métier en créant leur propre boutique plutôt qu'en répondant à une offre.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Fripier / FripièreVendeur / Vendeuse en friperieGérant / Gérante de dépôt-venteGérant / Gérante de friperieResponsable de dépôt-venteAcheteur / Acheteuse de seconde mainConseiller / Conseillère de vente en seconde mainGérant / Gérante de magasin d'occasionChineur professionnel / Chineuse professionnelle

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéIndépendant / Auto-entrepreneurChef d'entrepriseCommerçantApprenti / Alternant