En tant que salarié, un vendeur ambulant débute autour du SMIC (environ 1 800 € brut par mois), avec un salaire moyen constaté autour de 1 850 € brut mensuel et jusqu'à 2 100-2 500 € brut pour les profils expérimentés. À son compte, il n'y a pas de salaire fixe : le revenu dépend du chiffre d'affaires, donc des produits vendus, du nombre de marchés faits chaque semaine, de la saison et de la fidélité de la clientèle. Un commerçant non sédentaire bien installé sur de bons emplacements peut dépasser nettement ces montants, mais les mauvaises journées (pluie, faible affluence, invendus) existent aussi. En micro-entreprise, le plafond de chiffre d'affaires pour la vente de marchandises est de 188 700 € (77 700 € pour les prestations de services).
Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.
Aucun diplôme n'est exigé pour devenir vendeur ambulant : le métier s'apprend surtout sur le terrain, souvent en famille ou en travaillant d'abord comme aide sur l'étal d'un commerçant installé. Une formation en vente reste un vrai plus pour maîtriser l'argumentaire, la gestion de caisse et le calcul des marges : CAP équipier polyvalent du commerce, CAP d'un métier de bouche (primeur, boucher, charcutier-traiteur, poissonnier) si l'on vend de l'alimentaire, ou bac pro métiers du commerce et de la vente. Deux conditions administratives comptent plus qu'un diplôme : immatriculer son entreprise (micro-entreprise dans la plupart des cas) et obtenir la carte de commerçant ambulant auprès de la CCI ou de la CMA. Pour la vente de denrées alimentaires et la restauration mobile, la formation hygiène alimentaire HACCP de 14 heures est obligatoire pour au moins une personne de l'entreprise.
Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.
La journée commence tôt, souvent avant le lever du jour. Le vendeur ambulant charge sa marchandise (au dépôt, chez lui ou chez un grossiste), prend la route vers le marché ou le lieu de vente prévu, puis monte son installation : tréteaux, banne ou parasol, vitrine réfrigérée, ouverture du camion aménagé. Il dispose ses produits pour qu'ils donnent envie — un étal bien rangé et coloré fait la moitié de la vente.
Ensuite vient le cœur du métier : accueillir, conseiller, « accrocher » le client qui passe, argumenter, parfois faire goûter ou démontrer le produit. Il encaisse (espèces, carte, sans contact), rend la monnaie, surveille son stock et ajuste ses prix ou ses quantités selon l'affluence. En fin de journée, il démonte, nettoie, recompte sa caisse, gère ses invendus et prépare la tournée du lendemain. S'il est à son compte, s'ajoutent les commandes auprès des fournisseurs, la comptabilité, les déclarations et l'entretien du véhicule.
C'est un métier itinérant : le lieu de travail change chaque jour selon un circuit de marchés fixé à l'avance, avec des emplacements attribués par la mairie ou le placier. On travaille dehors, par tous les temps, souvent les week-ends et les jours fériés, et beaucoup en saison (été sur le littoral, marchés de Noël, festivals). La charge physique est réelle : port de cageots, montage et démontage quotidiens, longues heures debout.
Côté réglementation, l'activité suppose d'être immatriculé (micro-entreprise le plus souvent) et de détenir la carte de commerçant ambulant, obligatoire dès qu'on vend hors de sa commune de domiciliation : elle se demande à la CCI (activité commerciale) ou à la CMA (activité artisanale), coûte 30 € et vaut 4 ans. Pour les produits alimentaires et la restauration mobile, au moins une personne de l'équipe doit avoir suivi la formation hygiène alimentaire de 14 heures (HACCP), et les règles de chaîne du froid et de traçabilité sont strictement contrôlées. Beaucoup d'entreprises sont familiales ; on peut aussi débuter comme salarié sur l'étal de quelqu'un d'autre, ce qui est la meilleure façon d'apprendre le métier.
On commence souvent comme aide ou vendeur salarié, puis on se met à son compte une fois le réseau et les fournisseurs connus. Ensuite, plusieurs directions : se spécialiser sur un produit à forte valeur (fromages, poissonnerie, rôtisserie, street food), multiplier les emplacements et embaucher, investir dans un second camion, ou franchir le pas du commerce sédentaire en ouvrant une boutique. À l'inverse, l'expérience acquise (vente, relation client, gestion) ouvre facilement la porte à des postes de vendeur en magasin, d'employé ou de chef de rayon, d'animateur de vente ou de commercial terrain.
Les marchés restent un pilier du commerce de proximité en France et le métier ne manque pas de débouchés, surtout dans l'alimentaire et la street food, portés par l'engouement pour les circuits courts, les food trucks et les tournées en zones rurales dépourvues de commerces. L'accès est facile — pas de diplôme requis, création d'entreprise simple et peu coûteuse — mais la concurrence est rude et la réussite dépend beaucoup de l'emplacement obtenu et de la qualité des produits. Les principales contraintes du secteur sont la hausse des charges, la complexité croissante de la réglementation (hygiène, sécurité alimentaire, zones à faibles émissions pour les véhicules) et la saisonnalité. Beaucoup d'entreprises sont familiales et de très petite taille, avec des postes salariés souvent saisonniers ou à temps partiel.