Vendeur / Vendeuse grossiste en produits frais

Vendeuse grossiste en produits frais
À partir du Bac Emploi : Favorable
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Vendeur / Vendeuse grossiste en produits frais
Markus Winkler / Unsplash
Salaire net ~1 404 – 2 730 €/mois
Télétravail Non
Horaires Décalé

Aperçu rapide

Fruits, légumes, poissons, viandes, fromages : le vendeur grossiste en produits frais approvisionne les restaurants, les primeurs et les cantines en marchandises ultra-fraîches. Souvent debout dès 3 h du matin sur un marché de gros comme Rungis, il négocie, conseille et vend des palettes entières à des professionnels. Un métier de terrain, rythmé, où l'on parle produit, prix et saison toute la journée.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 404 €
net / mois
≈ 1,0 SMIC
1 800 € brut
Expérimenté
2 730 €
net / mois
≈ 1,9 SMIC
3 500 € brut

Un aide-vendeur ou un commis démarre autour du minimum conventionnel du commerce de gros, un peu au-dessus du SMIC (environ 1 810 € brut par mois pour le premier niveau de la grille 2025). Un vendeur confirmé sur un carreau de MIN se situe fréquemment entre 2 200 et 3 300 € brut mensuels, et peut dépasser ce niveau avec de l'ancienneté et un bon portefeuille clients. La rémunération associe souvent un fixe et des commissions sur les quantités ou les marges réalisées ; s'y ajoutent des primes liées aux horaires de nuit, aux heures du week-end et parfois des paniers repas.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac
Diplôme de référence : Bac pro Technicien conseil vente en alimentation (produits alimentaires et boissons)

Il n'y a pas de diplôme obligatoire : le métier reste accessible avec de l'expérience dans le commerce de gros ou la vente alimentaire, et beaucoup de professionnels ont démarré comme commis avant d'être formés sur le tas. Les employeurs recrutent toutefois de plus en plus au niveau bac : bac pro Technicien conseil vente en alimentation, bac pro Métiers du commerce et de la vente (option A ou B), ou CAP Équipier polyvalent du commerce pour un premier poste d'aide-vendeur.

Pour évoluer vers des fonctions d'acheteur, de commercial itinérant ou de responsable, le niveau bac+2 est la voie royale : le BTSA Technico-commercial spécialité alimentation et boissons est le plus adapté (il combine connaissance des filières agroalimentaires et techniques de vente), suivi du BTS MCO et du BTS NDRC. L'alternance est très répandue et constitue la meilleure porte d'entrée dans les entreprises de négoce.

La branche des commerces de gros propose aussi ses propres certifications : le CQP Vendeur sur site en commerces de gros et le CQP Vendeur-conseil à distance, accessibles en formation continue via CGF Campus, l'organisme de formation de la Confédération des Grossistes de France.

Diplômes les plus adaptés

Bac
Bac pro Technicien conseil vente en alimentation (produits alimentaires et boissons)
Bac+2
BTSA Technico-commercial option alimentation et boissons
Bac
Bac pro Métiers du commerce et de la vente option B (prospection clientèle et valorisation de l'offre commerciale)
CQP
CQP Vendeur sur site en commerces de gros

Diplômes envisageables

Bac+2
BTS Management commercial opérationnel (MCO)
Bac+2
BTS Négociation et digitalisation de la relation client (NDRC)
CAP
CAP Équipier polyvalent du commerce

Certifications et permis

Requis
Formation hygiène alimentaire / HACCP Indispensable pour manipuler des denrées périssables et garantir la chaîne du froid et la traçabilité.
Atout
CACES R489 catégorie 1 ou 3 (chariots de manutention) Très apprécié pour déplacer les palettes en entrepôt ou sur le carreau ; souvent financé par l'employeur.
Atout
Permis B Utile pour les tournées, les livraisons et les visites de clients ou de producteurs.
Atout
Permis C (poids lourd) + FIMO/FCO Atout dans les petites structures où le vendeur assure aussi une partie des livraisons.
Atout
Anglais ou espagnol commercial Un plus réel pour acheter à l'import (Espagne, Maroc, Italie, Pays-Bas).
Tu cherches une alternance ?

Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.

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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Négociation commerciale et argumentation de vente
Indispensable Connaissance des produits frais, des origines et de la saisonnalité
Indispensable Règles d'hygiène alimentaire, chaîne du froid et traçabilité (HACCP)
Important Gestion des stocks et logiciels de gestion commerciale
Important Calcul des marges, des prix de vente et établissement des documents commerciaux
Un plus Conduite de transpalette et de chariot élévateur (CACES)
Un plus Anglais ou espagnol commercial pour les achats à l'import

Les qualités qui comptent

Important Rigueur et sens de l'organisation
Un plus Esprit d'équipe
Indispensable Sens du contact et fidélisation de la clientèle professionnelle
Important Résistance physique et adaptation aux horaires décalés
Important Réactivité et prise de décision rapide (les prix changent chaque jour)

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Le vendeur grossiste en produits frais est le maillon entre ceux qui produisent (maraîchers, éleveurs, pêcheurs, coopératives) et ceux qui revendent ou cuisinent (restaurateurs, primeurs, bouchers, poissonniers, cantines scolaires, collectivités). Sa journée commence très tôt : il réceptionne les arrivages de la nuit, contrôle la qualité et la fraîcheur des lots, vérifie les températures et la traçabilité, puis installe la marchandise sur le carreau ou en chambre froide.

Vient ensuite le cœur du métier : la vente. Face à un client qui vient choisir ses cageots, ou au téléphone avec un restaurateur pressé, il conseille sur les variétés, l'origine, la saison, la maturité et la bonne conservation des produits. Il annonce les prix — qui bougent chaque jour selon les arrivages et la météo — négocie, monte les commandes, édite les bons de livraison et suit les règlements. Entre deux clients, il réapprovisionne les étals, gère les stocks pour éviter la casse (un produit frais ne se garde pas), déclenche les réassorts auprès des fournisseurs et organise les tournées de livraison.

Les conditions de travail

Ce métier s'exerce dans les entrepôts et plateformes des grossistes, dans les magasins de gros et demi-gros, et surtout sur les Marchés d'Intérêt National (MIN) : Rungis, Lyon-Corbas, Marseille, Toulouse, Lille, Nantes… Les horaires sont décalés : sur un carreau, la journée démarre souvent entre 2 h et 5 h du matin et se termine en début d'après-midi ; le travail le samedi est fréquent. Une partie de l'activité se déroule en zone frigorifique (entre 0 et 4 °C) et implique de porter des colis, des cageots ou des caisses de poisson. Le respect des règles d'hygiène, de la chaîne du froid et de la traçabilité alimentaire est non négociable.

C'est un environnement vivant, bruyant, très « humain » : on se tutoie, on négocie vite, on connaît ses clients par leur prénom. Le rythme est intense mais les après-midi et les fins de journée sont souvent libres, ce qui plaît à beaucoup de professionnels du secteur.

Télétravail Non
Horaires Décalé
Effort physique Modéré
Environnement entrepôt, commerce, bureau, véhicule
Comment ça évolue ?

On entre souvent comme aide-vendeur ou commis, puis on devient vendeur confirmé après quelques saisons — c'est un métier où l'expérience du produit compte autant que le diplôme. Ensuite, plusieurs portes s'ouvrent : chef de comptoir ou responsable de rayon produits frais, acheteur (aller négocier directement chez les producteurs, en France ou à l'étranger), commercial itinérant chargé d'un portefeuille de restaurateurs, responsable d'exploitation ou de plateforme logistique, voire directeur commercial. Beaucoup finissent par reprendre ou créer leur propre entreprise de négoce : le commerce de gros alimentaire reste un secteur de PME familiales où l'on peut devenir patron. Les compétences acquises (négociation, gestion des stocks, connaissance des filières) s'exportent facilement vers la grande distribution, l'industrie agroalimentaire ou les circuits courts.

Perspectives d'emploi

Favorable

Le commerce de gros alimentaire recrute et peine à se faire connaître des jeunes. La filière fruits et légumes affiche des difficultés de recrutement récurrentes (plus de la moitié des projets d'embauche sont jugés difficiles dans les métiers du secteur selon les enquêtes Besoins en main-d'œuvre de France Travail), et la Confédération des Grossistes de France est partenaire de France Travail depuis 2024 pour attirer des candidats. Les postes existent partout où il y a un MIN ou une plateforme de distribution, avec une forte concentration en Île-de-France (Rungis), en région lyonnaise, à Marseille, Nantes, Lille et Toulouse. Les horaires décalés freinent une partie des candidats — ce qui, paradoxalement, facilite l'embauche de ceux qui les acceptent. Le développement de la restauration hors domicile, des circuits courts et de la livraison de produits frais aux professionnels soutient la demande.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Vendeur / Vendeuse de produits frais en grosVendeur / Vendeuse en gros de produits fraisVendeur / Vendeuse au comptoir de produits fraisGrossiste en produits fraisCommis vendeur / Commise vendeuse de produits frais en grosAide vendeur / Aide vendeuse de produits frais en grosVendeur / Vendeuse carreauAcheteur-vendeur / Acheteuse-vendeuse sur le carreauCommercial / Commerciale en commerce de gros alimentaireVendeur / Vendeuse en marée (produits de la mer)

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéChef d'entrepriseCommerçantIntérimaireApprenti / Alternant