Spécialiste en modélisation climatique

À partir du Bac +6 et plus Emploi : Stable
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Spécialiste en modélisation climatique
Kevin Ache / Unsplash
Salaire net ~1 650 – 4 125 €/mois
Télétravail Partiel
Horaires Standard (9h-17h)

Aperçu rapide

Le ou la spécialiste en modélisation climatique construit des simulations informatiques géantes pour comprendre comment le climat de la Terre change — et à quoi il ressemblera en 2050 ou en 2100. Entre équations de physique de l'atmosphère, données de satellites et supercalculateurs, ce métier transforme des milliards de mesures en projections utiles aux scientifiques, aux États et au grand public. Si tu aimes les maths, le code et les grandes questions sur la planète, c'est un des métiers les plus concrets pour agir sur le climat.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 650 €
net / mois
≈ 1,2 SMIC
2 200 € brut
Expérimenté
4 125 €
net / mois
≈ 2,9 SMIC
5 500 € brut

Pendant la thèse, le contrat doctoral tourne autour de 2 100 à 2 300 € brut par mois. Un chargé de recherche débutant dans le public (CNRS, Météo-France, CEA) démarre autour de 2 300 à 2 700 € brut, soit environ 28 000 à 33 000 € brut par an, avec une progression indiciaire lente ; un directeur de recherche expérimenté dépasse 4 000 à 4 500 € brut. Dans le privé (assurance et réassurance, énergie, bureaux d'études climat), les débuts sont plus élevés — souvent 3 000 à 3 800 € brut — et les profils confirmés peuvent atteindre 5 000 à 6 000 € brut. Les missions de terrain et les postes à l'étranger s'accompagnent généralement de primes ou d'indemnités.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (statut cadre, ~25 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +6 et plus
Diplôme de référence : Master mention Sciences de l'océan, de l'atmosphère et du climat

Le parcours type est long et scientifique : bac général avec spécialités maths et physique-chimie (ou NSI / SVT), puis licence (sciences de la Terre, physique, mathématiques appliquées, informatique) ou classe préparatoire scientifique. Vient ensuite un master bac+5, le plus direct étant le master mention Sciences de l'océan, de l'atmosphère et du climat (Sorbonne Université, Toulouse III, Lyon 1), ou un diplôme d'ingénieur — notamment celui de l'École nationale de la météorologie (ENM) à Toulouse, accessible sur concours après CPGE ou après un M1 scientifique. Le doctorat (3 ans, bac+8) est en pratique indispensable pour les postes de recherche et de modélisation ; il se prépare dans un laboratoire (IPSL, LSCE, LMD, CNRM, LEGOS…) sur un contrat doctoral. Une double compétence en informatique scientifique (Python, Fortran, calcul parallèle) ou en statistiques est un vrai atout, et un post-doctorat à l'étranger est très fréquent avant un poste stable.

Diplômes les plus adaptés

Bac+5
Master mention Sciences de l'océan, de l'atmosphère et du climat
Autre
Doctorat en sciences du climat, océan-atmosphère ou géosciences
Bac+5
Diplôme d'ingénieur de l'École nationale de la météorologie (ENM)

Diplômes envisageables

Bac+5
Master mention Sciences de la Terre et des planètes, environnement
Bac+5
Master mention Mathématiques appliquées, statistique (parcours modélisation / data science)
Bac+3
Licence mention Sciences de la Terre (ou Physique, ou Mathématiques)

Certifications et permis

Atout
Habilitation à diriger des recherches (HDR) Diplôme post-doctorat nécessaire pour encadrer officiellement des thèses et évoluer vers directeur de recherche ou professeur.
Atout
Niveau d'anglais scientifique (C1, TOEIC/IELTS) Non obligatoire mais quasi indispensable : publications, conférences et projets se font en anglais.
Atout
Formations au calcul haute performance (HPC, CNRS/IDRIS, CINES) Certificats et formations qui facilitent l'accès aux supercalculateurs nationaux et européens.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Statistiques et analyse de grands jeux de données
Indispensable Programmation scientifique (Python, Fortran, R)
Important Anglais scientifique (lu, écrit, parlé)
Indispensable Modélisation mathématique et numérique
Indispensable Physique de l'atmosphère et de l'océan
Important Calcul haute performance et usage des supercalculateurs
Important Rédaction et vulgarisation scientifique

Les qualités qui comptent

Indispensable Curiosité intellectuelle
Indispensable Rigueur et esprit critique
Important Persévérance et autonomie
Un plus Goût de la collaboration internationale

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Le quotidien d'un ou d'une spécialiste en modélisation climatique se passe surtout devant des écrans, mais pas pour faire de la bureautique : il s'agit d'écrire et de faire tourner des modèles numériques, c'est-à-dire des programmes qui reproduisent le fonctionnement de l'atmosphère, des océans, des glaces et des sols à partir d'équations de physique. Concrètement, on récupère et on nettoie d'énormes jeux de données (mesures de stations météo, relevés satellitaires, carottes de glace, bouées océaniques), on lance des simulations sur un supercalculateur, puis on analyse les sorties avec des outils statistiques pour repérer des tendances, des anomalies ou des scénarios possibles.

Une bonne partie du temps est aussi consacrée à améliorer les modèles eux-mêmes : mieux représenter les nuages, la fonte des calottes polaires, le cycle du carbone… Chaque amélioration se compare aux observations réelles pour vérifier que le modèle « colle » au climat passé avant de lui faire prévoir le futur. Le reste du travail est de la communication scientifique : rédiger des articles dans des revues internationales, présenter ses résultats en conférence, contribuer à des rapports d'expertise (type GIEC) et parfois répondre aux médias ou aux collectivités qui veulent savoir à quoi s'attendre localement.

Les conditions de travail

La grande majorité des postes se trouvent dans la recherche publique : laboratoires du CNRS, de l'IPSL, du CEA, de l'IRD, de Météo-France, universités. Des postes existent aussi dans des organismes publics (ADEME, agences de l'eau), des bureaux d'études, des sociétés d'assurance et de réassurance qui modélisent le risque climatique, des énergéticiens ou des ONG. Les horaires sont plutôt réguliers, avec des pics d'intensité avant une échéance de projet, un rapport ou une soumission d'article. Le télétravail partiel est courant, puisque le travail se fait sur des serveurs de calcul accessibles à distance, mais la vie de laboratoire (séminaires, réunions d'équipe, encadrement) reste importante.

Ce n'est pas un métier physique, mais il peut comporter des missions de terrain : campagnes de mesure en mer, en montagne, aux pôles ou en zone tropicale, parfois dans des conditions rudes et sur plusieurs semaines. La dimension internationale est forte : l'anglais est la langue de travail, les projets sont européens ou mondiaux, et il est fréquent de faire un ou deux post-doctorats à l'étranger avant de se stabiliser.

Télétravail Partiel
Horaires Standard (9h-17h)
Effort physique Faible
Environnement bureau, laboratoire, extérieur
Comment ça évolue ?

Après le doctorat, le parcours classique passe par des contrats post-doctoraux, puis par un concours pour devenir chargé ou chargée de recherche, avant d'évoluer vers directeur ou directrice de recherche, responsable d'équipe ou coordination de grands programmes internationaux. On peut aussi se spécialiser : paléoclimat, océanographie physique, modélisation régionale, calcul haute performance, intelligence artificielle appliquée au climat.

Beaucoup de profils bifurquent vers le privé ou l'action publique, où les compétences en données et en modélisation sont très recherchées : expert en risques climatiques dans l'assurance, consultant en adaptation et bilan carbone, ingénieur data dans l'énergie ou l'agriculture, chargé de mission climat en collectivité, ou encore métiers de la médiation scientifique et de l'expertise auprès des décideurs.

Perspectives d'emploi

Stable

La demande d'expertise climatique explose : collectivités, assureurs, énergéticiens, agriculture, ONG et institutions internationales cherchent des profils capables de produire et d'interpréter des projections climatiques. En revanche, les postes permanents dans la recherche publique restent rares et se décrochent sur concours, après plusieurs années de post-doctorat, souvent à l'international. Autrement dit : la compétence est très recherchée, mais le chemin vers un poste académique stable est long et sélectif. Les débouchés les plus dynamiques se trouvent aujourd'hui dans les services climatiques privés, la modélisation du risque et le conseil en adaptation.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

ClimatologueChercheur en climatologieChercheuse en climatologieModélisateur du climatChercheur en modélisation du climatIngénieur météorologueIngénieur de recherche en sciences du climatPaléoclimatologueClimate modeller

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéFonctionnaireContractuel de la fonction publique