Responsable d'éducation et d'animation à l'environnement

À partir du Bac +3 Emploi : Stable
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Responsable d'éducation et d'animation à l'environnement
Khanh Do / Unsplash
Salaire net ~1 482 – 2 340 €/mois
Télétravail Partiel
Horaires Variable

Aperçu rapide

Tu veux que les gens tombent amoureux de la nature et comprennent pourquoi il faut la protéger ? Le responsable d'éducation à l'environnement invente des programmes pédagogiques (sorties nature, ateliers, expos, campagnes) pour des classes, des familles ou des habitants, et pilote l'équipe d'animateurs qui les fait vivre. Un métier à mi-chemin entre le terrain en plein air, la pédagogie et la gestion de projet.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 482 €
net / mois
≈ 1,0 SMIC
1 900 € brut
Expérimenté
2 340 €
net / mois
≈ 1,6 SMIC
3 000 € brut

En début de poste de coordination, la rémunération se situe généralement entre 1 900 et 2 200 € brut par mois ; avec l'expérience et la responsabilité d'une équipe, on atteint 2 500 à 3 000 € brut. Attention : les postes d'animateur ou d'éducateur nature, par lesquels on passe souvent avant, sont fréquemment rémunérés autour du SMIC. Le secteur associatif (conventions collectives ÉCLAT/animation ou ALISFA) paie moins bien que la fonction publique territoriale ou les grands établissements publics. Les postes en collectivité ou en parc naturel offrent une meilleure stabilité.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +3
Diplôme de référence : Licence professionnelle mention métiers de la médiation scientifique et technique (parcours médiation scientifique et éducation à l'environnement)

Deux grandes portes d'entrée. La voie « animation » : BPJEPS (aujourd'hui BPJEPS ASEC avec coloration Éducation à l'environnement vers un développement durable, qui a remplacé le BPJEPS EEDD au 1er janvier 2025), niveau bac, très orienté terrain. La voie « nature et sciences » : BTSA Gestion et protection de la nature (bac+2), puis licence professionnelle en médiation scientifique et éducation à l'environnement ou en gestion de l'environnement (bac+3). Pour un poste de responsable ou de coordinateur, le bac+3 est le seuil réaliste, et un master (gestion de l'environnement, médiation scientifique, sciences de l'éducation, ingénierie de projets) est fréquent dans les structures importantes ou les collectivités. Dans tous les cas, l'expérience compte autant que le diplôme : services civiques, saisons d'animation nature, BAFA, bénévolat en association naturaliste. Les réseaux FRENE, GRAINE et l'Union nationale des CPIE recensent les formations et les offres du secteur.

Diplômes les plus adaptés

Bac+3
Licence professionnelle mention métiers de la médiation scientifique et technique (parcours médiation scientifique et éducation à l'environnement)
Bac+2
BTSA Gestion et protection de la nature (GPN)
Bac+5
Master mention gestion de l'environnement / écologie et médiation environnementale

Diplômes envisageables

Bac
BPJEPS animateur mention Éducation à l'environnement vers un développement durable (remplacé depuis 2025 par le BPJEPS ASEC coloration EEDD)
Bac+3
Licence professionnelle mention métiers de la protection et de la gestion de l'environnement
Bac+2
BTSA Développement, animation des territoires ruraux (DATR)

Certifications et permis

Requis
Permis B Indispensable pour se déplacer entre les écoles, les sites naturels et les partenaires, souvent avec le matériel pédagogique.
Atout
BAFA / BAFD Très apprécié pour encadrer des groupes de mineurs et diriger des séjours ou des accueils de loisirs à coloration nature.
Atout
PSC1 (Prévention et secours civiques niveau 1) Utile, voire exigé, dès qu'on encadre des sorties de terrain avec du public.
Atout
Certification de guide nature / accompagnateur de découverte du milieu Atout pour les sorties en milieu naturel sensible (littoral, montagne, zones humides).
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Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.

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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Conception de projets et d'outils pédagogiques
Indispensable Connaissances naturalistes et écologiques (faune, flore, milieux)
Indispensable Gestion de projet et suivi de budget
Important Recherche de financements et réponse aux appels à projets
Indispensable Techniques d'animation de groupe (enfants, ados, adultes)
Important Communication et création de supports de sensibilisation
Un plus Évaluation de l'impact des actions éducatives

Les qualités qui comptent

Important Encadrement d'équipe et sens du collectif
Indispensable Pédagogie et capacité à adapter son discours au public
Indispensable Aisance à l'oral et goût du contact
Important Créativité et débrouillardise
Un plus Patience et diplomatie avec les partenaires

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Au quotidien, ce professionnel jongle entre le bureau et le terrain. Il conçoit des programmes d'éducation à l'environnement et au développement durable (EEDD) : cycles d'animations pour des écoles, sorties de découverte de la biodiversité, ateliers « zéro déchet », jardins pédagogiques, expositions, jeux ou livrets à destination du grand public. Il ne se contente pas d'imaginer : il crée les outils pédagogiques, forme et accompagne les animateurs et éducateurs nature de son équipe, et anime lui-même une partie des séances.

L'autre moitié du métier est plus administrative, et elle est décisive : monter les dossiers de subvention, répondre aux appels à projets (collectivités, Agences de l'eau, ADEME, fondations), suivre le budget, entretenir les partenariats avec les établissements scolaires, les mairies, les parcs naturels et les autres associations. Il élabore aussi des campagnes de sensibilisation et des supports de communication, puis évalue l'impact des actions menées (nombre de publics touchés, changements de comportement, retours des enseignants) pour ajuster la stratégie.

Les conditions de travail

Les employeurs principaux sont les associations d'éducation à l'environnement (CPIE, réseaux GRAINE, associations naturalistes), les parcs naturels régionaux et nationaux, les collectivités territoriales, les syndicats de gestion des déchets ou de l'eau, les centres de sciences et, plus rarement, des entreprises engagées dans la transition écologique. Le rythme est variable : plus dense au printemps et à l'automne quand les classes sortent, avec des animations le week-end ou pendant les vacances scolaires lors d'événements grand public. Une partie du travail (conception, dossiers, réunions) se fait au bureau, parfois en télétravail, mais le terrain reste au cœur du métier : forêts, zones humides, littoral, jardins, écoles. Le permis B et un véhicule sont quasi indispensables pour se déplacer sur le territoire.

Côté ambiance : beaucoup de sens et d'autonomie, mais des structures souvent petites, des budgets serrés et des financements à reconstruire chaque année. Il faut aimer porter des projets sans filet et savoir convaincre des partenaires.

Télétravail Partiel
Horaires Variable
Effort physique Modéré
Environnement extérieur, bureau, école, forêt
Comment ça évolue ?

On arrive rarement directement à ce poste : le parcours classique passe par quelques années comme animateur ou éducateur nature avant de coordonner une équipe. Ensuite, plusieurs voies s'ouvrent : direction d'une structure associative ou d'un CPIE, poste de chargé de mission transition écologique ou d'éducation au développement durable dans une collectivité, responsable de la médiation dans un parc naturel ou un centre de sciences. Certains se spécialisent (biodiversité, alimentation, énergie, mer), d'autres passent au conseil ou à la formation de formateurs, voire s'installent en indépendant pour intervenir auprès d'entreprises et d'écoles.

Perspectives d'emploi

Stable

La demande sociale et politique autour de la transition écologique fait vivre le secteur : les collectivités, les Agences de l'eau, les syndicats de déchets et l'Éducation nationale commandent régulièrement des programmes de sensibilisation, et des offres sont publiées toute l'année sur les plateformes spécialisées (Réseau TEE, Graine Emplois, orientation-environnement). Mais le nombre de postes de responsable reste limité : les structures sont petites et leur financement repose sur des subventions et des appels à projets renouvelés chaque année, ce qui crée des CDD, des temps partiels et des périodes d'incertitude. La concurrence est forte à l'entrée (beaucoup de candidats motivés pour peu de postes) : les profils qui savent monter des dossiers de financement et gérer un budget se distinguent nettement. Les débuts passent souvent par des saisons d'animation, un service civique ou une alternance.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Chargé / Chargée de mission Éducation à l'environnement et au développement durableChargé / Chargée de mission EEDDCoordinateur / Coordinatrice de projet en éducation à l'environnementCoordinateur / Coordinatrice EEDDResponsable pédagogique en éducation à l'environnementResponsable de pôle animation natureChargé / Chargée de projets biodiversité et sensibilisationMédiateur / Médiatrice scientifique environnement

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéFonctionnaireContractuel de la fonction publiqueIndépendant / Auto-entrepreneur