Chargé / Chargée de projet Biodiversité

Chargée de projet Biodiversité
À partir du Bac +5 Emploi : Favorable
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Chargé / Chargée de projet Biodiversité
Manoj Poosam / Unsplash
Salaire net ~1 500 – 3 000 €/mois
Télétravail Partiel
Horaires Variable

Aperçu rapide

Le chargé de projet biodiversité est celui qui fait passer la protection de la nature du discours à l'action, sur un territoire précis : une commune, un parc, un bassin versant. Il repère les espèces et les milieux à préserver, monte des programmes concrets (restauration d'une zone humide, trame verte et bleue, plan de gestion d'une réserve) et convainc élus, agriculteurs et entreprises de s'y engager. Un métier qui mélange science du vivant, gestion de projet et beaucoup de dialogue — avec des journées au bureau et d'autres les bottes dans la boue.

Combien ça paye ?

Début de carrière
1 500 €
net / mois
≈ 1,1 SMIC
2 000 € brut
Expérimenté
3 000 €
net / mois
≈ 2,1 SMIC
4 000 € brut

En début de carrière, comptez environ 2 000 à 2 400 € brut par mois (soit 25 000 à 30 000 € brut par an), un peu moins dans le milieu associatif et un peu plus en bureau d'études ou en entreprise. Après 3 à 7 ans d'expérience, la fourchette se situe autour de 2 800 à 3 600 € brut mensuels (34 000 à 44 000 € brut annuels). Les profils seniors ou les postes de coordination dépassent 4 000 € brut par mois. Dans la fonction publique territoriale, la rémunération suit la grille indiciaire des ingénieurs territoriaux (catégorie A), complétée par un régime indemnitaire qui varie fortement d'une collectivité à l'autre. Le secteur associatif reste le moins bien rémunéré, le conseil privé et les grandes entreprises les plus généreux.

Estimation du net avant impôt sur le revenu (statut cadre, ~25 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +5
Diplôme de référence : Master mention Biodiversité, écologie et évolution

Le niveau attendu est très majoritairement bac+5. La voie la plus directe est un master en écologie ou en gestion de l'environnement : master mention Biodiversité, écologie et évolution (parcours gestion et conservation de la biodiversité, ingénierie écologique, écologie fonctionnelle...), master mention Gestion de l'environnement ou master en aménagement et développement des territoires à dominante environnementale. Les écoles d'ingénieurs agronomes et environnement (AgroParisTech, Institut Agro, UniLaSalle, ISA Lille, EGPN) mènent aux mêmes postes, tout comme certains masters du Muséum national d'Histoire naturelle.

Le parcours démarre souvent avant : une licence Sciences de la vie ou Sciences de la Terre, ou un BTSA Gestion et protection de la nature (GPN) suivi d'une licence professionnelle puis d'un master. Un bac+2/+3 seul permet plutôt d'accéder à des postes de technicien de l'environnement, d'animateur nature ou de chargé d'études, qui constituent une bonne rampe de lancement.

Au lycée, les spécialités SVT et physique-chimie (ou géographie/HGGSP pour l'angle territoire) sont les plus cohérentes. Les stages, le bénévolat en association naturaliste et l'alternance comptent énormément : les recruteurs regardent autant la capacité à reconnaître des espèces et à mener un projet que le diplôme. Dans la fonction publique territoriale, le concours d'ingénieur territorial (spécialité ingénierie, gestion technique et architecture / prévention et gestion des risques) permet la titularisation, mais beaucoup de postes sont d'abord occupés en tant que contractuel.

Diplômes les plus adaptés

Bac+5
Master mention Biodiversité, écologie et évolution
Bac+5
Master mention Gestion de l'environnement

Diplômes envisageables

Bac+5
Diplôme d'ingénieur en agronomie ou en environnement (AgroParisTech, Institut Agro, UniLaSalle, ISA Lille)
Bac+5
MSc Écologie – Chef de projet environnement (EGPN)
Bac+3
Licence professionnelle mention Métiers de la protection et de la gestion de l'environnement
Bac+2
BTSA Gestion et protection de la nature (GPN)

Certifications et permis

Requis
Permis B Quasi systématiquement exigé : les déplacements sur les sites naturels et chez les partenaires font partie du quotidien.
Atout
Concours d'ingénieur territorial Non obligatoire pour être recruté en contrat, mais indispensable pour être titularisé dans la fonction publique territoriale.
Atout
Maîtrise attestée d'un SIG (QGIS, ArcGIS) Très fréquemment demandée dans les offres : cartographier les enjeux et les données naturalistes est un réflexe du métier.
Atout
Autorisation de capture ou de dérangement d'espèces protégées Nécessaire seulement si le poste implique de manipuler soi-même des espèces protégées lors des inventaires.
Atout
PSC1 (Prévention et secours civiques niveau 1) Atout pour encadrer des chantiers ou des sorties de terrain en milieu isolé.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Important Recherche de financements et rédaction de dossiers de subvention
Important Cartographie et SIG (QGIS, ArcGIS)
Indispensable Connaissances naturalistes (faune, flore, habitats)
Indispensable Gestion de projet (montage, budget, planning, évaluation)
Indispensable Réglementation environnementale (Natura 2000, espèces protégées, séquence ERC, ZAN)
Un plus Analyse et valorisation de données naturalistes

Les qualités qui comptent

Important Autonomie et sens de l'organisation
Important Pédagogie et vulgarisation
Indispensable Diplomatie et négociation avec les élus et les partenaires
Un plus Curiosité scientifique et goût du terrain

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Le quotidien alterne le terrain et le bureau. Côté terrain : repérer des sites, participer à des inventaires faune-flore avec des naturalistes, suivre l'avancement d'un chantier de restauration écologique (remise en eau d'une mare, plantation de haies, ouverture d'une pelouse sèche), rencontrer un agriculteur ou un gestionnaire forestier. Côté bureau : analyser et cartographier les données naturalistes sous SIG (QGIS), rédiger des plans d'action, monter des dossiers de financement (Europe, Agence de l'eau, région, OFB), suivre un budget, préparer des délibérations et des comptes rendus.

Une grande partie du travail consiste à animer un réseau : réunir autour d'une même table des élus, des associations, des chambres d'agriculture, des bureaux d'études et des habitants qui n'ont pas forcément les mêmes intérêts. Le chargé de projet apporte l'expertise technique — quelle espèce est protégée, quelle mesure fonctionne, ce que dit la réglementation (Natura 2000, espèces protégées, séquence Éviter-Réduire-Compenser, objectif Zéro Artificialisation Nette) — et traduit tout cela en langage compréhensible pour des non-spécialistes. Il évalue aussi les résultats : les actions menées ont-elles vraiment fait revenir les espèces ?

Les conditions de travail

Les employeurs sont variés : collectivités territoriales (communes, intercommunalités, départements, régions), parcs naturels régionaux et nationaux, conservatoires d'espaces naturels, Office français de la biodiversité, syndicats de rivière, associations de protection de la nature (LPO, France Nature Environnement, CPIE), bureaux d'études en écologie et, de plus en plus, grandes entreprises soumises à des obligations environnementales.

Le rythme est plutôt classique (horaires de bureau, 35-39 h avec RTT), mais avec des variations réelles : réunions publiques en soirée, chantiers participatifs le week-end, inventaires tôt le matin ou à la nuit tombée pour les chauves-souris et les amphibiens, saisonnalité forte au printemps et en été. Les déplacements sont fréquents (le permis B est presque toujours demandé) et le télétravail est possible un à deux jours par semaine seulement, puisque le terrain et les réunions structurent la semaine. Beaucoup de postes débutent en CDD ou en contrat de projet, notamment dans l'associatif et la fonction publique territoriale.

Télétravail Partiel
Horaires Variable
Effort physique Modéré
Environnement bureau, extérieur, forêt, véhicule
Comment ça évolue ?

Après quelques années, on peut se spécialiser sur une thématique (zones humides, trame verte et bleue, espèces exotiques envahissantes, biodiversité et urbanisme, données naturalistes) ou changer d'échelle : passer d'une intercommunalité à un département, une région, un parc national ou un opérateur national. L'évolution classique mène à des postes de coordination ou de direction : responsable de pôle environnement, directeur d'un conservatoire d'espaces naturels, chef de service au sein d'une collectivité. Dans la fonction publique territoriale, le concours d'ingénieur territorial ouvre la voie à une carrière de catégorie A.

D'autres bifurquent vers le conseil (bureau d'études, RSE et biodiversité en entreprise, compensation écologique), vers l'enseignement et la recherche, ou créent leur propre structure d'expertise. Les compétences acquises — gestion de projet, montage de financements, concertation — sont aussi très transférables vers les métiers de la transition écologique au sens large.

Perspectives d'emploi

Favorable

La demande progresse nettement, portée par la réglementation : Stratégie nationale biodiversité, objectif Zéro Artificialisation Nette, séquence Éviter-Réduire-Compenser sur les projets d'aménagement, obligations de reporting extra-financier pour les entreprises. Les collectivités territoriales créent des postes, l'Office français de la biodiversité emploie près de 3 000 agents et recrute régulièrement, et les bureaux d'études en écologie se développent. Attention toutefois : le métier attire beaucoup de candidats passionnés, ce qui rend les postes en association ou en parc naturel très concurrentiels, et une bonne partie des premières expériences se fait en CDD, en contrat de projet ou en service civique. Les profils qui combinent solides compétences naturalistes, maîtrise du SIG et vraie aisance en gestion de projet et en concertation se placent le plus vite. La mobilité géographique est un atout majeur : beaucoup d'offres sont en zone rurale ou périurbaine.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Animateur territorial / Animatrice territoriale biodiversitéChargé / Chargée de mission biodiversitéChargé / Chargée de mission centre de ressources biodiversitéChargé / Chargée de mission de programme biodiversitéChargé / Chargée de mission dispositif biodiversitéChargé / Chargée de mission SAGEChargé / Chargée de mission valorisation des données naturalistesChargé / Chargée de projet politique publique biodiversitéChef / Cheffe de projet biodiversitéChef / Cheffe de projet ZANChargé / Chargée de mission nature et biodiversitéChargé / Chargée de mission Natura 2000Chargé / Chargée de mission Espaces naturels sensibles (ENS)

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéFonctionnaireContractuel de la fonction publiqueApprenti / Alternant