Un débutant démarre autour du SMIC à 1 900 € brut par mois, en général au niveau ouvrier professionnel de la convention collective du bâtiment. Après quelques années et une bonne maîtrise des cloisons vitrées et des murs mobiles, on se situe entre 2 200 et 2 800 € brut ; un chef d'équipe peut dépasser 3 000 €. À cela s'ajoutent des compléments qui pèsent lourd dans la fiche de paie : paniers repas, indemnités de trajet et de transport, primes de grand déplacement (hébergement et repas payés), heures supplémentaires et parfois prime de chantier. Les salaires sont plus élevés en Île-de-France et dans les grandes métropoles, où se concentrent les chantiers de bureaux.
Estimation du net avant impôt sur le revenu (~22 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.
Il n'existe pas de diplôme portant exactement le nom du métier : on y accède avec une formation ou une expérience du BTP, de la menuiserie ou de l'agencement, puis on se spécialise sur le terrain et via les formations produits des fabricants. La voie la plus directe est un CAP en 2 ans après la 3e : CAP Menuisier aluminium-verre (le plus proche des cloisons vitrées et des ossatures alu), CAP Menuisier installateur (pose sur chantier, agencement de bureaux et de commerces) ou CAP Métiers du plâtre et de l'isolation. On peut poursuivre en Bac pro Menuiserie aluminium-verre, Bac pro Étude et réalisation d'agencement ou BP Menuisier aluminium-verre pour viser plus vite un poste de chef d'équipe. Pour les adultes en reconversion, l'AFPA et les GRETA proposent le Titre professionnel Menuisier installateur (niveau CAP, en 6 à 9 mois) ou le CQP Poseur de cuisines et/ou aménagement intérieur. L'apprentissage est très recommandé : il permet d'être payé pendant la formation et débouche très souvent sur une embauche. La branche (SNFA, section Cloisons) organise aussi des formations à la pose spécifiques aux systèmes de cloisons amovibles.
Trouve des entreprises qui recrutent en alternance pour ce métier.
Le poseur de cloisons démontables et mobiles installe des cloisons modulaires, amovibles ou coulissantes, ainsi que des « bulles » et box autonomes (cabines acoustiques, salles de visioconférence). Sa journée commence par la lecture des plans techniques et de la notice de pose du fabricant : il repère les axes, trace au sol et au plafond l'emplacement exact des futures cloisons, puis vérifie les niveaux et les aplombs. Vient ensuite le montage : il fixe les rails et les profilés d'ossature en aluminium ou en acier, ajuste les montants, clipse ou visse les panneaux (mélaminé, métal, plaque de plâtre, verre), pose les vitrages, les joints, les portes et leur quincaillerie, puis règle l'ensemble jusqu'au millimètre. Il termine par les finitions : couvre-joints, plinthes, réglage des ferrures des cloisons mobiles, nettoyage et réception du chantier avec le client. Il travaille presque toujours en binôme ou en petite équipe, car les panneaux vitrés sont lourds et fragiles.
On exerce ce métier en intérieur, sur des chantiers de second œuvre : immeubles de bureaux, sièges d'entreprise, hôtels, écoles, hôpitaux, salles de congrès, showrooms. Le travail est physique — port de charges, manutention de panneaux de verre, travail en hauteur sur escabeau, échafaudage roulant ou nacelle, gestes répétitifs de vissage et postures parfois contraignantes. Les déplacements sont quotidiens : on part de l'atelier ou du dépôt le matin, souvent en camionnette, pour rejoindre un chantier qui peut être à plusieurs dizaines de kilomètres, voire en grand déplacement sur plusieurs jours. Les horaires sont ceux du bâtiment, mais quand on intervient dans des locaux occupés, il faut parfois travailler tôt le matin, en soirée ou le week-end pour ne pas gêner l'activité de l'entreprise cliente. La sécurité est un réflexe permanent : EPI, gants anti-coupure pour le verre, règles de manutention et de travail en hauteur.
On entre souvent dans le métier avec un CAP du bâtiment, de la menuiserie ou de l'agencement, et beaucoup d'entreprises forment aussi des débutants en interne sur leurs propres systèmes de cloisons. Avec quelques années d'expérience, on devient poseur confirmé sur les produits complexes (cloisons vitrées toute hauteur, murs mobiles acoustiques, verrières intérieures), puis chef d'équipe, chef de chantier ou conducteur de travaux avec une formation complémentaire. D'autres voies s'ouvrent : métreur ou technicien bureau d'études chez un fabricant de cloisons, technico-commercial (on connaît le produit mieux que personne), technicien SAV, ou formateur. La création de sa propre entreprise de pose est fréquente dans ce secteur, où la demande d'aménagement et de réaménagement des espaces tertiaires est constante. Les passerelles vers la menuiserie aluminium, la pose de façades vitrées ou l'agencement intérieur sont naturelles.
C'est un métier de niche mais qui recrute. La filière menuiserie aluminium et cloisons représente environ 60 000 salariés en France et fait partie des secteurs identifiés en tension : le SNFA s'est associé à France Travail pour faire connaître ces métiers et faciliter les recrutements, et c'est dans ce cadre qu'a été créée la fiche ROME F1615, dédiée au poseur de cloisons démontables et mobiles. La demande est portée par l'aménagement et le réaménagement permanent des espaces tertiaires : flex office, création de salles de réunion et de bulles acoustiques, cloisons vitrées pour faire entrer la lumière, déménagements d'entreprise. Comme les cloisons sont démontables, chaque changement d'organisation génère un nouveau chantier. Les employeurs sont les entreprises de pose et d'agencement, les fabricants de cloisons qui disposent de leurs propres équipes, les menuiseries aluminium et les entreprises générales de second œuvre. Beaucoup acceptent de former des débutants motivés en interne, y compris sans diplôme du bâtiment. Les contrats sont majoritairement des CDI, avec un recours fréquent à l'intérim pour les pics d'activité.