Médecin Anesthésiste Réanimateur / Réanimatrice (MAR)

Médecin Anesthésiste Réanimatrice
À partir du Bac +6 et plus Emploi : Favorable
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Médecin Anesthésiste Réanimateur / Réanimatrice (MAR)
National Cancer Institute / Unsplash
Salaire net ~3 150 – 9 000 €/mois
Télétravail Non
Horaires Variable

Aperçu rapide

Le médecin anesthésiste réanimateur endort les patients pour qu'ils ne souffrent pas pendant une opération, surveille chacune de leurs constantes vitales du début à la fin, puis les accompagne jusqu'au réveil. C'est aussi lui qu'on appelle quand une vie bascule : arrêt cardiaque, accident grave, patient en réanimation. Un métier d'urgence, de sang-froid et de haute technicité, accessible après 11 à 12 ans d'études de médecine.

Combien ça paye ?

Début de carrière
3 150 €
net / mois
≈ 2,2 SMIC
4 200 € brut
Expérimenté
9 000 €
net / mois
≈ 6,3 SMIC
12 000 € brut

À l'hôpital public, un praticien hospitalier débute autour de 4 000 à 4 600 € brut/mois (soit environ 3 200 à 3 700 € net) et atteint 7 500 à 8 300 € brut en fin de carrière selon les échelons — auxquels s'ajoutent les indemnités de garde et d'astreinte, qui pèsent lourd dans la fiche de paie. En clinique privée, un profil confirmé dépasse fréquemment 10 000 € brut/mois. En libéral, la rémunération moyenne se situe entre 12 000 et 16 000 € brut/mois (150 000 à 200 000 € de BNC par an), mais il faut en déduire charges, cotisations et assurance professionnelle. Pendant l'internat, un interne est rémunéré (environ 1 600 à 2 300 € net/mois selon l'année, gardes comprises).

Estimation du net avant impôt sur le revenu (statut cadre, ~25 % de charges). Le montant réel varie selon le statut et la convention collective. SMIC net mensuel ≈ 1 427 €.

Comment y accéder ?

À partir du Bac +6 et plus
Diplôme de référence : Diplôme d'État de docteur en médecine (mention Anesthésie-Réanimation)

Comptez 11 à 12 ans d'études après le bac. Le parcours : une 1re année PASS (parcours accès santé spécifique) ou L.AS (licence avec option accès santé), puis la poursuite du cursus de médecine jusqu'à la 6e année. Les épreuves nationales de fin de 2e cycle (EDN, ex-ECN) déterminent le classement qui permet de choisir la spécialité — l'anesthésie-réanimation reste une spécialité prisée (environ 479 postes ouverts en 2025-2026). Suit l'internat : le DES d'Anesthésie-Réanimation dure 5 ans, organisé en phase socle, phase d'approfondissement et phase de consolidation (docteur junior), avec des stages en anesthésie, réanimation, urgences, pédiatrie, obstétrique. La soutenance d'une thèse délivre le Diplôme d'État de docteur en médecine mentionnant la spécialité. L'inscription à l'Ordre des médecins est ensuite obligatoire pour exercer. Des FST (formations spécialisées transversales : médecine d'urgence, douleur, réanimation pédiatrique…) et des DU permettent de se surspécialiser.

Diplômes les plus adaptés

Bac+5
Diplôme d'État de docteur en médecine (mention Anesthésie-Réanimation)
Autre
DES Anesthésie-Réanimation (internat, 5 ans)
Autre
PASS — Parcours d'accès spécifique santé (1re année)

Diplômes envisageables

Bac+3
L.AS — Licence avec option « accès santé »
Autre
DES Médecine Intensive-Réanimation (voie proche, sans anesthésie)

Certifications et permis

Requis
Inscription au tableau de l'Ordre des médecins Obligatoire pour exercer légalement la médecine en France.
Requis
Développement professionnel continu (DPC) Obligation triennale de formation continue pour tous les médecins.
Atout
FST Médecine d'urgence Formation spécialisée transversale utile pour exercer en SMUR ou aux urgences.
Atout
FST Médecine de la douleur / Réanimation pédiatrique Surspécialisations recherchées pour orienter sa carrière après le DES.
Atout
Accréditation des médecins de spécialité à risque (HAS) Démarche volontaire de gestion des risques valorisée en anesthésie-réanimation.
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Compétences

Ce que tu apprendras à faire

Indispensable Techniques d'anesthésie (générale, locorégionale, péridurale)
Indispensable Réanimation et gestion des défaillances vitales
Indispensable Pharmacologie des agents anesthésiques et analgésiques
Indispensable Maîtrise des gestes techniques (intubation, voies veineuses, échoguidage)
Indispensable Lecture et interprétation du monitorage des constantes vitales
Important Évaluation pré-opératoire du risque patient
Important Prise en charge de la douleur
Un plus Anglais médical pour la veille scientifique

Les qualités qui comptent

Indispensable Rigueur et respect strict des protocoles
Indispensable Sang-froid et gestion du stress en situation critique
Indispensable Rapidité de décision
Important Coordination d'équipe pluriprofessionnelle
Important Pédagogie et écoute (rassurer le patient, encadrer les internes)
Important Endurance physique et mentale (gardes, horaires longs)

Le quotidien

À quoi ressemble une journée ? Activités, rythme, cadre

Tout commence bien avant le bloc opératoire, en consultation pré-anesthésique : le MAR interroge le patient sur ses antécédents, ses allergies, ses traitements, évalue les risques et choisit la technique d'anesthésie la plus adaptée (générale, locorégionale, péridurale…). Il explique aussi comment se passera le réveil et la prise en charge de la douleur.

Au bloc opératoire, il installe le patient, l'endort, sécurise ses voies respiratoires et surveille en continu la respiration, la tension, le rythme cardiaque, la profondeur du sommeil. Il ajuste les doses en temps réel pendant que le chirurgien opère : c'est lui le garant de la sécurité vitale du patient pendant toute l'intervention. Ensuite vient la salle de réveil, où il vérifie que tout redémarre normalement et soulage les douleurs post-opératoires.

L'autre versant du métier, c'est la réanimation : prise en charge des patients en état critique (détresse respiratoire, choc septique, polytraumatisme), ventilation artificielle, gestion des défaillances d'organes. Beaucoup de MAR interviennent aussi en obstétrique (péridurales, césariennes en urgence), au SMUR, ou dans les équipes de prise en charge de la douleur. À l'hôpital, ils encadrent les internes, les infirmiers anesthésistes (IADE) et participent souvent à la recherche.

Les conditions de travail

Le métier s'exerce à l'hôpital public, en clinique privée, ou en libéral rattaché à un établissement. Les journées au bloc suivent le programme opératoire : elles se terminent quand l'intervention est finie, ce qui provoque des dépassements d'horaires fréquents. S'y ajoutent les gardes de nuit et de week-end (souvent 18h-8h), obligatoires pour assurer la continuité des soins, rémunérées et compensées par des repos de sécurité.

C'est un environnement debout, sous pression, où la moindre erreur peut être vitale — mais aussi très collectif : le MAR est le coordinateur d'une équipe (IADE, IDE, aides-soignants, chirurgiens). Le stress, la charge mentale et la permanence des soins sont les contraintes les plus souvent citées par la profession. En contrepartie, le métier offre une grande autonomie technique et une reconnaissance forte.

Télétravail Non
Horaires Variable
Effort physique Modéré
Environnement hôpital, bureau
Comment ça évolue ?

On peut se spécialiser : anesthésie pédiatrique, cardiaque, neurochirurgicale, obstétricale, médecine d'urgence préhospitalière (SMUR), médecine de la douleur, coordination de prélèvements d'organes. Une formation spécialisée transversale (FST) ou un DU permettent d'orienter la carrière.

Côté carrière hospitalière, on progresse vers chef de service, chef de pôle, ou vers l'université (maître de conférences puis professeur des universités – praticien hospitalier, avec activité d'enseignement et de recherche). D'autres bifurquent vers la direction médicale d'établissement, la santé publique, la gestion de la qualité et des risques, ou l'industrie pharmaceutique. L'installation en libéral en clinique est aussi une voie très choisie, avec des revenus nettement supérieurs.

Perspectives d'emploi

Favorable

Le métier est en forte tension : plus de 35 % des postes de praticiens hospitaliers en anesthésie-réanimation étaient vacants au 1er janvier 2024 selon le SNPHARe, et 57 % des services de médecine intensive déclarent au moins un poste non pourvu. Environ 12 000 anesthésistes-réanimateurs exercent en France, avec plus de 300 départs en retraite attendus dans les cinq ans. Résultat : un diplômé trouve un poste sans difficulté, et peut choisir sa région et son mode d'exercice — les zones rurales et les petits établissements recrutent particulièrement. La contrepartie de cette pénurie, ce sont des charges de garde lourdes et une pression forte sur les équipes en place.

Documentation

Codes ROME

Appellations alternatives

Anesthésiste-réanimateurAnesthésiste-réanimatriceMédecin anesthésisteMARInterne en anesthésie réanimationPraticien hospitalier en anesthésie-réanimationMédecin réanimateurAnesthésiste pédiatriqueAnesthésiste obstétrical

Liens utiles

Statuts professionnels

SalariéFonctionnaireContractuel de la fonction publiqueLibéralIntérimaire